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2014-047 – La sobriété en pratique : l’éco-conduite

Oui, je sais, ça s’écrit plutôt écoconduite que éco-conduite. Mais je trouve ça nettement plus lisible avec un tiret. Bref. Arrêtez de m’interrompre. C’est un ensemble de techniques qui visent à adapter sa conduite pour limiter la consommation de carburant. Et donc économiser du pognon. Du pèze. Du flouze. Le tout en sauvant le monde détruisant le monde un peu moins vite.

Quelques exemples, dans le désordre :

  • Changer les rapports à bas régime moteur
  • Maintenir une vitesse stable
  • Anticiper le trafic
  • Arrêter le moteur du véhicule lorsqu’il n’est pas utile (soit dès que l’arrêt dépasse 20 secondes).

Je vous laisse tout lire. Entre wikipedia et les sites spécialisés, ce ne sont pas les idées qui manquent.

Une preuve de plus qu’écologie et finances peuvent faire bon ménage.

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136 – Article invité : « Diminuer l’usage de la voiture : pourquoi ? »

Mardi 10 avril 2012

J »ai pris la décision d’arrêter la voiture. Ou plutôt d’en réduire l’usage. Ou plutôt d’essayer d’en réduire l’usage 😉

En en faisant le récit sur ce blog, j’espère que cela permettra à d’autres de se lancer… ou pas. Mais en connaissance de cause. L’issue est incertaine, dans le pire des cas, j’abandonnerai la semaine prochaine, dans le meilleur je vends ma voiture dans 6 mois 😉

La principale raison est financière. Je sais, c’est vil. J’aurais bien voulu vous indiquer que c’était pour l’avenir de la planète, mais ce n’est pas le cas. Et pour partager ce projet avec mon entourage, le motif économique interpelle beaucoup plus que tous les autres.

En calculant le coût d’utilisation, sur la base des factures de l’année passée, j’arrive à 400 € par mois (à quelques dizaines de centimes près). En faisant une estimation sur http://www.moniteurautomobile.be, j’arrive exactement au même montant : 400 € par mois ! Aïe, ça fait cher ! Et ce coût ne peut… qu’augmenter.

Après discussion avec mon entourage, il s’avère que beaucoup de personnes :
• supportent un coût proche,
• n’en avaient pas conscience avant de faire le calcul… voire refusent de faire le calcul, estimant qu’il s’agit d’une fatalité.

Le coût de la voiture varie directement en fonction du nombre de kilomètres parcourus. C’est le cas pour le carburant bien sûr, mais aussi l’entretien, l’amortissement du prix d’achat ainsi que l’assurance (qui peut être en kilométrage limité). Je ne vais pas m’étendre sur le calcul de coût d’une voiture, je vous invite néanmoins à lire ce document, très court et instructif sur la perception du coût d’utilisation d’une voiture www.adetec-deplacements.com/cout_utilisation_voiture_4.pdf. Je retiens que moins j’utilise ma voiture, moins elle me coûte chère. Donc plus j’arrive à développer des modes de transports alternatifs, plus je fais des économies. CQFD

J’aime ma liberté, donc j’aime ma voiture

Cela tombe bien car je ne suis pas prêt émotionnellement pas à me séparer de titine. Contrairement aux antivoitures, j’aime bien ma voiture (si, si), j’aime bien conduire (si,si) et j’aime la liberté qui va avec : bouger où je veux, quand je veux. Il ne s’agit pas d’un choix militant. Je distingue deux usages de la voiture : un est utilitaire (se déplacer), l’autre plus lié à un confort. Mais un loisir à 400 € par mois, cela donne à réfléchir.

Comment diminuer l’usage de la voiture ? La suite au prochaine épisode.

Arthur

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105 – Article invité 1/X : Sébastien nous parle de l’énergie du futur

Mercredi 21 mars 2010, Denis Baupin, adjoint (Europe Écologie – Les Verts) au maire de Paris, chargé du développement durable, de l’environnement et du plan climat, était à Caen pour une réunion publique. Le thème était « Se libérer de notre dépendance aux énergies fossiles et au nucléaire« .
Une des phrases qu’il a prononcé a fait réagir une personne présente dans la salle, qui a souhaité réagir. Comme je trouve sa réaction très intéressante, je lui ai proposé d’en faire un article pour ce blog. Il sera suivi d’autres articles, d’au moins un autre auteur.
Une petite réflexion suite à un argument avancé par Denis BAUPIN lors de la réunion publique EELV sur l’énergie au Quartier Ste Therese : « sortir du nucléaire c’est « facile ». « Regardez les japonais ont fermé toutes leurs centrales suite au drame de Fukushima… preuve que c’est une question de volonté politique« 
C’est oublier que pour compenser le Nucléaire, et malgré des actions de maîtrise de la demande d’électricité, les japonnais ont multiplié par 4 leur consommation de pétrole pour produire de l’électricité !!!
Il est urgent d’expliquer qu’il ne suffira pas d’isoler des bâtiments, de planter des éoliennes ou d’installer quelques centrales biomasse et que tout continuera comme avant.
La fin du pétrole bon marché, c’est la fin de notre économie et de notre modèle de société tel que nous le connaissons aujourd’hui.
Bien sûr, dit comme ça, un peu brutalement ça peut sembler loufoque. Mais quand on creuse le sujet, il apparaît clairement que c’est ce qui nous attend (il suffit de lire les rapport vraiment indépendants sur le Pic Pétrolier pour s’en rendre compte).
Refuser de le dire, c’est refuser de l’anticiper, refuser de l’anticiper, c’est aller droit dans le mur… et je trouve que les écolos ne sont pas clairs sur ce point, loin de là.
Qu’on ne se trompe pas, je suis antinucléaire. Le Nucléaire n’est pas durable, point.
Mais d’une part il faut arrêter de dire n’importe quoi sur la facilité de sortie du nucléaire.
Ensuite en Basse Normandie, encore plus qu’ailleurs, le sujet du nucléaire occulte totalement la véritable question énergétique (suffit de relire les Communiqués de presse d’EELV BN). Et quand on pose le mauvais diagnostic, on ne peut pas trouver les bonnes réponses.
Pour approfondir le sujet voir le dernier article de l’excellent Blog de Matthieu Azanneau : Présidentielles : le débat sur l’énergie ne doit pas s’arrêter au nucléaire (bons baisers de Fukushima)

Dans sa réaction, Sébastien met le doigt sur un point crucial : même en utilisant des méthodes écologiquement aberrantes, comme la fracturation hydraulique ou le forage en haute-mer, le pétrole aura une fin. Et notre société actuelle, avec ses millions de kilomètres de route, n’existe que parce que le pétrole est notre principale source d’énergie. En conclusion, il faut imaginer dès maintenant les solutions pour nous sevrer de pétrole.

Oui, c’est sûr, c’est inquiétant. Et vivre sans pétrole aujourd’hui, c’est impossible. A titre individuel, on peut économiser, on peut réduire, mais on ne peut pas s’en passer. La solution sera collective, et c’est culpabiliser inutilement les citoyens de prétendre qu’ils sont individuellement responsables.

Cependant, ça n’empêche pas chacun de chercher une solution dans son coin, et ce sera l’objet d’un prochain article invité.

Et vous ? La fin du pétrole (dans quelques décennies) et la fin du pétrole pas cher (dès maintenant), ça vous inspire quoi ?

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51 – Une révolution, ça se voit quand on est dedans ?

Révolution industrielle

La révolution industrielle désigne le processus historique du XIXe siècle qui fit basculer une société à dominante agraire et artisanale vers une société commerciale et industrielle. Cette transformation affecta profondément l’agriculture, l’économie, la politique, la société et l’environnement.

Ca, nous l’avons appris à l’école. Il est – relativement – facile d’étudier une révolution longtemps après son avènement. La suivante est plus récente, nos grands-parents l’ont vécu (changez en parents si vous faites partie des baby-boomers ou arrière-grands-parents si vous êtes de la Génération Y).

Révolution des déplacements voitures

Tout au long du XXe siècle, l’explosion du nombre de voitures a fait rétrécir le monde. Les populations qui, depuis des siècles, avaient pour seul horizon leur village, ont pu le quitter. Pour ce faire, il a fallu que, face à des véhicules parfois capricieux et sensibles, de nombreux bricolos mettent les mains dans le cambouis. Après ces pionniers qui ont défriché le terrain, le grand public a voulu profiter des mêmes avantages. Pour éviter des plaintes à répétition, les constructeurs ont choisi de verrouiller, de plus en plus, leurs produits. Il devient de plus en plus compliqué de faire soi-même sa vidange, par exemple. C’est à ce prix que les neuneus de la mécanique – comme moi – peuvent conduire une voiture.

Révolution ordinateurs

Les mécanos des années 60-70 ont vu leurs enfants passer leurs journées enfermés, le nez dans de drôles de boîtes. Certains pensaient même que ce n’était pas très sérieux, et qu’il n’y aurait jamais de travail pour ces bricolos-là. Ce qui montre bien l’aveuglement d’une génération pour la révolution à venir, voire en cours.

Que constatons-nous aujourd’hui ? L’évolution des ordinateurs est exactement la même que celle des voitures. Les fabricants s’orientent vers des boîtes noires, où l’utilisateur ne peut rien modifier. Un indice : les supermarchés ne vendent plus de disques durs internes, du moins dans mon département.

Révolution Internet

La dernière révolution reconnue comme telle, c’est le déploiement d’Internet. J’en arrive même à me demander ce que je faisais avec mon ordinateur avant d’être connecté, au siècle dernier.

Malheureusement (mais logiquement), cette révolution s’accompagne d’une contre-révolution, celle de la surveillance et du filtrage.

Mais celle-ci date déjà de plus de dix ans. Il doit bien y en avoir une autre en cours. Peut-être que nous avons tellement le nez dedans que nous ne la voyons pas.

Révolution smartphones

Les smartphones ne sont que de petits ordinateurs portables, connectés en permanence à Internet. Dit comme cela, ça n’a rien de transcendant. Pourtant, c’est bien la révolution en cours. A tel point que certains pourraient vouloir se cryogéniser pour voir la suite…

Nous ne sommes qu’aux balbutiements de l’expression du potentiel des smartphones. J’ai déjà parlé de quelques applications actuelles, mais les prochaines nous donneront probablement l’impression d’avoir été des dinosaures.

Révolution suivante ? Imprimante 3D ? Connexion neurale ?

Pas la peine d’aller si loin : il y en a une autre en cours. Si Internet est un formidable moyen de communication, il ne sert pas qu’à ça.

Dans Nous sommes tous singuliers : exit le marketing de masse!, Seth Godin énonce quatre forces qui sont les principaux moteurs de changement de nos civilisations. La première force nouvelle est la facilité de création.

Ce que j’écris ici, une part conséquente de la population mondiale pourra venir le lire dès que j’aurai cliqué sur « publier ». Et pourtant, le principe des blogs date à peine de 15 ans. Lorsque quelqu’un peint un tableau, il est facile de le mettre en ligne, visible par tous les connectés. Vous avez écrit un livre ? Oubliez les vieilles maisons d’édition, il existe d’autres solutions pour trouver des clients. Et encore, je ne parle que des éléments que je connais bien. Je suis sûr qu’il y a des milliers d’activités créatives que nous n’imaginons pas.

Nous avons, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, des possibilités de création inimaginables par tous les humains nous ayant précédé.

Et vous ? Que faites-vous de ces révolutions ?

Vous les ignorez ?

Vous les subissez ?

Vous en profitez ?

Vous les créez ?

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