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2014-073 – [Seth Godin] Que cherchez-vous comme travail ?

Il y a bien longtemps que j’ai écrit ici. Je vais donc reprendre en douceur avec un petit Seth Godin. Petit en taille, pas en qualité, bien sûr.

Que cherchez-vous comme travail ?

Certains cherchent la sécurité et le respect. Ils veulent savoir quelles sont les règles de travail, ils veulent la garantie que l’effort demandé est à la fois prévisible et récompensé. Ils recherchent un environnement où ils ne se sentiront pas bousculés, surpris ou abusés.

D’autres veulent du défi et de l’autonomie. Ils veulent l’opportunité de croître et de ravir ou d’inspirer les gens autour d’eux. Ils veulent des défis à la fois organisationnels et personnels, et ils aiment résoudre des problèmes intéressants.

Sans aucun doute, il y a des recoupements, mais si vous trouvez que votre approche des gens ne rencontre pas d’écho, c’est peut-être que vous leur donnez précisément ce qu’ils ne veulent pas.

Seth Godin

What are you seeking at work?

Some people want safety and respect. They want to know what the work rules are, they want a guarantee that the effort required is both predictable and rewarded. They seek an environment where they won’t feel pushed around, surprised or taken advantage of.

Other people want challenge and autonomy. They want the opportunity to grow and to delight or inspire the people around them. They seek both organizational and personal challenges, and they like to solve interesting problems.

Without a doubt, there’s an overlap here, but if you find that your approach to the people around you isn’t resonating, it might because you’re giving your people precisely what they don’t want.

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2014-024 – [ploum] Creusez un trou et rebouchez-le ensuite

Et si « préserver l’emploi » revenait à lui nuire ? C’est la théorie développée par Ploum dans « Creusez un trou« .

C’est moyennement long, mais il y est énoncé un principe trop souvent oublié des responsables politiques :

Si le service fourni par une entreprise est tellement critique, il faut se poser la question de le faire administrer par l’état, au nom des citoyens.

Un autre point important de son raisonnement :

Enfin, parce que l’emploi n’est pas absolument nécessaire

À vous entendre, perdre son travail est la fin du monde. Or n’oublions pas que le travail n’est, au final, qu’une manière parmi d’autres d’obtenir un revenu et qu’avoir un revenu régulier n’est qu’une des nombreuses manières de vivre. Certains, rares, vivent parfaitement heureux sans revenu. D’autres, et ils sont nombreux, ont des revenus réguliers qui ne proviennent pas de leur travail. D’ailleurs, d’une manière générale, très peu de personnes riches tirent leurs revenus de leur travail actuel.

Cet article fait parfaitement écho à un autre brillant article : « Je serais tellement plus utile au chômage« , de JCFrog.

Le meilleur résumé est fourni par l’auteur :

[…]le constat est simple: à chaque fois que je pensais à quelque chose d’utile à la société, c’était impossible de pouvoir en vivre. Et tous les trucs qui me semblaient avoir une chance de marcher étaient au mieux inutiles, plus souvent nuisibles, donc hors de question.

Ca me donnerait presque envie de militer pour le revenu de base, tiens.

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2013/01/26 – Inutile de passer à la semaine de 20h de travail : c’est déjà fait !

Les économistes et les politiques qui prônent la réduction de la durée hebdomadaire de travail passent pour de doux rêveurs. Quel parti sérieux oserait dire que la semaine de 32h est une solution d’avenir ?

Ce qui est amusant, c’est que dans la réalité, la durée moyenne de travail hebdomadaire doit déjà être nettement inférieure à 32h. Si l’on prend en compte les contrats à temps partiel, les contrats intermittents et tous les sans-activités (chômeurs ou non), le temps moyen travaillé est forcément inférieur à 32h.
Bien sûr, cette moyenne cache une réalité où certains travaillent beaucoup (voire trop), et d’autres pas du tout. Ceux qui travaillent trop ne profitent pas de la vie. Ceux qui ne travaillent pas non plus.

Plutôt qu’une nouvelle réduction du temps de travail, c’est un nouveau partage du temps de travail qui s’impose.

Ça ne vous paraît pas évident ?

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31 – bilan mensuel

Haha, un article pour parler des articles précédents, voilà un bon moyen de trouver un sujet sans trop se fouler.

Je pourrais vous faire des stats de fréquentation, des jolis graphiques en barre ou en camembert, mais on s’en fout un peu.

Ce que je retire comme conclusion :

  • Écrire tous les jours, c’est vraiment du boulot.
  • Du coup, ce n’est pas compatible avec un travail à temps plein. J’y reviendrai.
  • Je mets des liens Amazon, mais personne n’achète. Jamais. Pas grave, au moins ça m’évite de chercher des images ailleurs.
  • Par contre, j’ai déjà eu 3 clics Flattr. Il y a donc des gens prêts à me donner de l’argent pour ce que j’écris. Je n’en espérais pas tant !
  • Trouver des sujets, ce n’est pas trop difficile. Entre mon panthéon culturel personnel, les actualités et ma vie quotidienne, je pense que je pourrais tenir mes 366 jours. Il y aurait bien un peu de remplissage, mais ça resterait une faible minorité.
  • Écrire des articles intéressants, avec un angle (un peu) décalé, ça c’est vraiment dur. Mais c’était justement l’exercice auquel je voulais me confronter.

Le problème, c’est que mon temps partiel de prof va bientôt se compléter d’un mi-temps (pas de prof). Il me faudra alors choisir entre ma fréquence de publication et d’autres obligations, comme par exemple ma vie de famille. D’ailleurs, c’est déjà choisi, c’est la fréquence qui va baisser. Ce qui comblera ceux qui aiment mon blog, mais trouvent qu’il y a trop souvent de nouveaux articles.

Voici donc la question du jour : préférez-vous plusieurs petits articles par semaine, ou un seul long ?

PS: je profite de cet article sans contenu pour ajouter un bonus. J’ai osé écrire à propos de Pierre Desproges, sans mettre un seul de ses traits de génie en ligne. Cette impardonnable erreur est maintenant réparée :

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15 – Tous pourris (?)

Pour beaucoup de mes concitoyens, la politique, c’est comme le ramassage d’ordures.

Comparons.

L’éboueur n’est pas très bien vu dans la société. Tout le monde le voit, mais personne ne le regarde. Il fait partie du décor. Bien sûr, tout le monde s’accorde à dire que son travail est nécessaire. Mais très peu d’entre nous ont envie de faire le même. D’ailleurs, on ne s’intéresse à lui que lorsqu’il y a un problème dans son travail.
À intervalles réguliers, on dépose nos sacs poubelles dans la rue. Mais c’est très ponctuel, et on n’a même pas besoin de le voir en face à face.

Voilà, fin de la comparaison. Remplacez « éboueur » par « élu » au début, et « sac poubelle dans la rue » par « bulletin dans l’urne » à la fin.

Mais comment en est-on arrivés là ? J’ai quelques idées sur la question (et j’attends les vôtres en commentaire) :

  • On élit le meilleur candidat. Manque de bol, l’histoire a prouvé qu’être un bon candidat ne détermine pas les performances en tant qu’élu.
  • Le mode de scrutin change complètement la façon de voter des électeurs. D’ailleurs, c’est un argument récurrent de la campagne actuelle : ne votez pas POUR un candidat ET son programme, votez pour celui qui a le plus de chances CONTRE un autre candidat. On parle de vote utile, ça revient surtout à remplacer l’élection par un concours de beauté, basé sur les sondages financés par… les candidats. Donc celui qui a le plus de sondeurs dans sa poche gagne.
  • Une fois le candidat élu, il doit rendre des comptes à… personne ! Je sais bien qu’en principe, l’élection suivante est le moment de tirer un bilan. Mais comme personne n’est chargé d’évaluer le bilan en toute indépendance, c’est parole contre parole entre le sortant et les prétendants. Et donc, durant les années du mandat, l’élu est seul. Sans contrôle, sans comptes à rendre, les tentations sont nombreuses. Ça commence par des petits détails, comme le fait de décider de l’utilisation d’un budget d’une manière plus avantageuse pour l’élu. Ensuite on rend des services à des amis. Après tout, ils ont fait partie des électeurs. Et ensuite, on se retrouve à contourner un peu la loi parce que, bon, elle est faite pour arrêter les délinquants, et là, dans mon cas à moi, elle m’empêche de faire ce que j’estime juste. Et de fil en aiguille, comme rien ne vient freiner, les pires se retrouvent devant un juge. Comme le délinquant Alain Juppé et son ami le délinquant Jacques Chirac, ou le délinquant Pierre Mauroy. Sans parler de condamnations de ministres en exercice
  • Cette absence de contrôle est associée à une absence de reconnaissance. Que l’élu travaille bien ou mal, son activité passe inaperçue. Ce qui accentue la tentation de « se payer sur la bête ».
  • Vous notez que j’ai employé le verbe « travailler » dans le point précédent. Sauf qu’un élu ne travaille pas. Son activité n’est pas encadrée par le Code du Travail. Pourtant, c’est un travail. Il existe des contraintes, et, dans certains cas, une rémunération. Dans des cas particuliers, il est même employeur, et doit donc encadrer des salariés. Tout cela ressemble beaucoup à un travail, non ? Et si c’est un travail, est-il normal que certains les cumulent ? Alors que le Code du Travail limite les cumuls pour la majorité des travailleurs, peut-on réellement être maire d’une grande ville, président de sa communauté de communes, député ET participer à plusieurs conseils d’administration d’entreprises ?

Voici les enseignements que j’en tire :

  • L’activité de chaque élu devrait être encadrée, par la création de contre-pouvoirs officiels. Tout d’abord par des citoyens, volontaires ou tirés aux sorts, qui auraient à se prononcer sur l’activité de l’élu, avec des grilles de notation objectives : présence aux réunions liées à son mandat, réalisations effectives, défense de l’intérêt général et pas de l’intérêt personnel. Bien sûr, ce contrôle pourra être une des sources de preuve lors d’éventuelles procédures judiciaires.
  • Pour limiter l’attrait des postes d’élus, un plafonnement global des revenus, basé par exemple sur le salaire médian de la population. Disons maximum deux fois ce salaire médian, ce qui doit faire 3000€ par mois. Amplement suffisant pour vivre.

Et vous ? La politique, c’est quoi (pour vous) ?

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