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2014-073 – [Seth Godin] Que cherchez-vous comme travail ?

Il y a bien longtemps que j’ai écrit ici. Je vais donc reprendre en douceur avec un petit Seth Godin. Petit en taille, pas en qualité, bien sûr.

Que cherchez-vous comme travail ?

Certains cherchent la sécurité et le respect. Ils veulent savoir quelles sont les règles de travail, ils veulent la garantie que l’effort demandé est à la fois prévisible et récompensé. Ils recherchent un environnement où ils ne se sentiront pas bousculés, surpris ou abusés.

D’autres veulent du défi et de l’autonomie. Ils veulent l’opportunité de croître et de ravir ou d’inspirer les gens autour d’eux. Ils veulent des défis à la fois organisationnels et personnels, et ils aiment résoudre des problèmes intéressants.

Sans aucun doute, il y a des recoupements, mais si vous trouvez que votre approche des gens ne rencontre pas d’écho, c’est peut-être que vous leur donnez précisément ce qu’ils ne veulent pas.

Seth Godin

What are you seeking at work?

Some people want safety and respect. They want to know what the work rules are, they want a guarantee that the effort required is both predictable and rewarded. They seek an environment where they won’t feel pushed around, surprised or taken advantage of.

Other people want challenge and autonomy. They want the opportunity to grow and to delight or inspire the people around them. They seek both organizational and personal challenges, and they like to solve interesting problems.

Without a doubt, there’s an overlap here, but if you find that your approach to the people around you isn’t resonating, it might because you’re giving your people precisely what they don’t want.

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2014-066 – [Seth Godin] Se préparer au choc

Il y avait bien longtemps que je ne vous avais pas parlé de Seth Godin. Il est donc temps de publier ici un de ses derniers articles, « Brace for impact« . Je pourrais aussi vous raconter notre rencontre début juillet à Paris, mais à part dire que c’était un excellent moment, je ne saurais pas quoi ajouter… Si vous avez des questions, je pourrai y répondre !

J’imagine qu’il y a certaines situations, peut-être du côté des arts martiaux, où se préparer au choc est une bonne idée.

Le reste du temps, c’est le contraire. Si votre voiture est sur le point de heurter un arbre à 50 km/h, ou si votre avion va heurter la falaise du Grand Canyon, il n’est pas évident que tendre tous vos muscles et vous préparer à être écrabouillé puisse améliorer votre situation.

Ce qui est pire, bien pire, c’est que nous nous préparons aux chocs bien plus souvent qu’il n’y a de chocs réels. Le patron nous appelle dans son bureau, et nous nous préparons au choc. Le discours doit avoir lieu vendredi prochain, et nous passons la semaine à nous préparer au choc. Toute la crispation et l’anticipation et la répétition et l’anxiété – notre culture nous a fait croire que c’est une bonne chose, que c’est une forme de préparation.

C’est faux. C’est au mieux une expérimentation de l’échec à l’avance, un échec qui arrive rarement.

Quand vous avancez prêt pour le choc, vous diminuez dramatiquement vos chances. Vos chances d’éviter l’issue que vous craignez, vos chances de faire une différence, et vos chances de respirer et de vous connecter.

I would imagine that there are certain situations, perhaps involving the martial arts, where bracing for impact is a good idea.

The rest of the time, not so much. If your car is about to hit a tree at thirty miles an hour, or the jet is about to slam into the wall of the Grand Canyon, it’s not altogether clear that tensing all your muscles and preparing to be squashed is going to do you much good at all.

Worse than this, far worse, is that we brace for impact way more often than impact actually occurs. The boss calls us into her office and we brace for impact. The speech is supposed to happen next Friday and we spend a week bracing for impact. All the clenching and imagining and playacting and anxiety—our culture has fooled us into thinking that this is a good thing, that it’s a form of preparation.

It’s not. It’s merely experiencing failure in advance, failure that rarely happens.

When you walk around braced for impact, you’re dramatically decreasing your chances. Your chances to avoid the outcome you fear, your chances to make a difference, and your chances to breathe and connect.

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2014-014 – [Seth Godin] Mais si j’échoue ? / But what if I fail ?

Traduction d’un article de Seth Godin, qui souligne une question récurrente, mais souvent mal posée.

Oui, mais si je rate ?

Vous raterez.

La réponse à la question « mais si je rate ? » est « vous raterez. »

Une meilleure question pourrait être « quand j’aurai raté, alors quoi ? »

Eh bien, si vous vous y êtes bien pris, après avoir raté, vous serez un peu plus proche du succès, vous serez plus sage et plus fort et vous serez quasi certainement plus respecté par tous ceux qui ont peur d’essayer.

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110 – Stop Stealing Dreams / Rendez-nous nos rêves, un manifeste pour l’éducation 8/X

J’apprends dans les commentaires qu’une autre personne a rejoint le bateau de la traduction, mais en partant de la fin. Je vois ça comme la construction du premier train transcontinental aux USA : où ferons-nous la jonction ? Sera-t-elle suffisamment rapide pour en expédier plus de la moitié avant moi ?

 

19. Les rêves : difficiles à construire, faciles à détruire

De par leur nature, les rêves sont évanescents. Ils scintillent longtemps avant de briller. Et quand ils scintillent, ce n’est pas particulièrement difficile pour un parent ou un enseignant ou un gang de pairs de les éteindre.

Créer des rêves est plus difficile. Ils sont souvent liés à l’endroit où nous grandissons, à qui sont nos parents, et si oui ou non la bonne personne entre dans notre vie.

Se contenter du rêve peu réjouissant d’un emploi stable et ennuyeux n’est pas d’une grande aide. Rêver d’être sélectionné – trié sur le volet pour passer à la télévision ou retenu dans une équipe ou choisi pour être chanceux – n’est pas très utile non plus. Nous perdons notre temps et le temps de nos élèves lorsque nous mettons en place des chimères qui ne leur donnent pas les moyens de s’adapter (ou, mieux encore, diriger) lorsque le monde ne fonctionne pas comme ils l’espèrent.

Les rêves dont nous avons besoin sont des rêves autonomes. Nous avons besoin de rêves se fondant non pas sur ce qui est, mais sur ce qui pourrait être. Nous avons besoin d’étudiants qui peuvent apprendre à apprendre, qui peuvent découvrir comment se motiver et qui sont assez généreux et assez honnêtes pour s’engager avec le monde extérieur pour réaliser leurs rêves.

Je pense que nous faisons un excellent travail de destruction de rêves, au moment même où les rêves auxquels nous nous accrochons ne sont pas assez audacieux.

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104 – Stop Stealing Dreams / Rendez-nous nos rêves, un manifeste pour l’éducation 7/X

La traduction continue. Même si je me sens drôlement seul sur le wiki collaboratif… Y a-t-il des volontaires dans l’assistance ?

18. Rapide, flexible et concentré

Il est clair que l’économie a changé. Ce que nous voulons et attendons de nos meilleurs citoyens a changé. Non seulement dans ce que nous faisons quand nous allons travailler, mais aussi dans les portes qui se sont ouvertes pour les personnes qui veulent avoir un impact sur notre culture.

Dans le même temps, l’acquisition de connaissances a été transformée à jamais par l’Internet. On néglige souvent, à cause du temps perdu sur Facebook et YouTube, le fait que Internet est le plus efficace et puissant moyen de transmission d’information jamais développé. Le changement de l’économie et la diffusion de l’information en ligne se combinent pour amplifier la vitesse du changement. Ces cycles rapides dépassent la capacité du système industrialisé d’éducation à s’adapter.

En conséquence, le système industrialo-éducatif, celui qui a très bien fonctionné pour créer un siècle d’ouvriers, d’avocats, d’infirmières et de soldats, est maintenant obsolète.

Nous pouvons le dépanner, ou nous pouvons y remédier.

Je ne pense pas que ce soit pratique de dire: «Nous voulons ce que nous avons déjà, mais moins cher et meilleur. » Cela n’arrivera pas, et je ne suis pas sûr que nous le voulons, de toute façon. Nous avons besoin de l’école afin de produire quelque chose de différent, et la seule façon pour que cela se produise est que nous posions de nouvelles questions et formulions de nouvelles exigences sur chaque élément du système éducatif que nous avons construit. Chaque fois que les enseignants, l’administration ou le conseil d’école répond en se référant à un monde antérieur au changement de règles, ils doivent arrêter et essayer à nouveau.

Non, nous n’avons pas besoin de créer de la conformité.

Non, nous n’avons pas besoin de provoquer la mémorisation.

Et non, nous n’avons pas besoin d’enseigner aux étudiants l’adoption du statu quo.

Toute action d’une école visant à faire progresser ces trois points n’est pas seulement un gaspillage d’argent, mais est en réalité contre-productif envers nos besoins. La véritable pénurie à laquelle nous sommes confrontés, ce sont les rêves, et les moyens et la volonté de les réaliser.

Pas de bidouilles. Une révolution.

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