Articles tagués Star Wars

[JdR] On joue des actions ou on joue des histoires ?

La plupart des jeux de rôles comportent cette règle : pas la peine d’utiliser les règles pour un évènement trivial. Chaque personnage est censé se lever de son lit le matin sans qu’un test de compétence n’ait lieu. Et pourtant, une fois cet exemple posé, aucune définition d’un événement trivial ou non-trivial n’est donnée.
Prenons une action typique : mon personnage donne un coup d’épée. Trivial ou pas ? Ça dépend du contexte.
Si c’est le neuf cent quatre-vingt-quinzième coup d’épée en bois contre un mannequin d’entraînement, ça paraît trivial.
Si c’est le même, mais pour impressionner son maître d’arme et obtenir un titre officiel, ça se discute.
Si c’est un coup d’épée contre un sorcier qui s’apprête à invoquer Dazog, le Démon Destructeur De Dimension, ça paraît suffisamment important.

En fait, c’est bien plus l’enjeu de l’action que l’action elle-même qui détermine si elle est importante. Pourtant, les règles sont en très grande majorité faites pour résoudre l’action, sans se préoccuper de l’enjeu. Le joueur utilisera dans tous les cas la compétence Escrime du personnage pour déterminer l’issue. Je crois que cette façon de faire provient de l’origine historique des jeux de rôle, à savoir les wargames tactiques.

Le jeu de rôle vise à raconter et vivre des histoires intéressantes. Pourquoi les joueurs et les maîtres de jeu n’ont-ils pas des règles qui les y aident explicitement ?
Certains jeux vont dans cette direction.

J’ai testé les règles de Tauntaun & Tie-Fighters. C’est une adaptation de Tranchons & Traquons à l’univers de Star Wars. Le scénario était tiré de la boîte d’initiation de Age of the Rebellion. Les personnages doivent conquérir une base secrète de l’Empire, en empêchant ses occupants de prévenir leurs supérieurs.
Les règles prévoient que les joueurs tirent trois cartes en début de partie. Chaque carte propose un évènement : le personnage échappe à la mort ; un ennemi répond honnêtement à ses questions, etc.
Alors que les personnages tendaient une embuscade à deux stormtroopers, un joueur me tendit une carte qui disait : un ennemi se rallie à votre personnage.
Conformément aux règles, j’ai improvisé une raison pour qu’un stormtrooper rejoigne la Rébellion. Au final, cette carte a permis le meilleur rebondissement du scénario.

Oltréé! est un autre exemple de règles avec rebondissement intégrés. Les joueurs ont des cartes de persécution qui leur nuisent. Ils s’en servent pour être bruyants au mauvais moment, grossiers ou fourvoyés. L’utilisation de ces cartes est récompensée par des cartes positives, les cartes d’exaltation.

Ces deux systèmes restent des annexes au système de résolution principal. Je me demande ce que donnerait un système de résolution principalement basé sur des cartes de rebondissements.
Connaissez-vous d’autres exemples de tels systèmes de rebondissements, que ce soit en annexe ou en principal ?

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2013-027 – [JdR] Mes envies de bricolage

Il y a plusieurs jeux de rôles dont j’apprécie l’univers et pas les règles.
Il y a plusieurs jeux de rôles dont j’apprécie les règles et pas l’univers.
C’est pourquoi il est tentant de mixer des morceaux, comme le premier Docteur Frankenstein venu.

Les déjà faits

Les presque faits

Les envies futures

Et vous ?

Je sais que je ne suis pas le seul adepte. Les éditions du concours Vieux pots Nouvelles soupes contiennent de nombreuses bonnes idées.

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155 – [JdR] J’ai le Star Wars, qui me démange, alors…

Star Wars est un de mes premiers amours de rôliste. Bien avant ma première (vraie) partie, je suis tombé sur ce bouquin chez un copain du lycée.

La vue de ce bouquin suffit à éveiller beaucoup d’images, non ? Et sa lecture fait encore mieux.

C’est pourquoi l’annonce récente des projets de nouveaux films a (r)éveillé en moi l’envie de rejouer dans cet univers. Mais pas pour y faire n’importe quoi. De nombreux récits de l’Univers Étendu se contentent de rejouer des histoires similaires à la trilogie originale.

Mais je me souviens avoir lu une théorie très intéressante sur les motivations de l’Empereur Palpatine (mais je ne me souviens pas où je l’ai lue…)

Et si… Palpatine avait reçu des signes avant-coureurs de l’invasion de la galaxie par les Yuzzhan Vong ? Et s’il avait créé l’Empire dans le seul but de doter la Galaxie, alors en paix, d’une armée capable de vaincre une armée d’envahisseurs impitoyables ?

Bien sûr, le Côté Obscur l’a corrompu, et quelque peu éloigné de son objectif initial. Mais ce n’est pas forcément le cas de tous ses sbires.

5 ans après le Retour du Jedi, le dernier des Grands Amiraux de l’Empire, Thrawn, est de retour. Il était porté disparu. En réalité, il dirigeait les missions de reconnaissance contre les Yuzzhan Vong. Et il sait que si la Nouvelle République réussit à répandre la paix dans la Galaxie, les Yuzzhan Vong pourront la conquérir sans coup férir.

Après le cadre, les personnages-joueurs

Les personnages font partie de l’Empire. Soit des forces vaincues par l’Alliance rebelle, et qui tentent de survivre depuis 5 ans, alors que la Nouvelle République réduit l’Empire moribond planète après planète. Soit des membres des forces de Thrawn, qui découvrent un Empire en déliquescence. Si l’on rajoute les inévitables personnages ambigus, tels que des mercenaires ou des contrebandiers, l’éventail est assez large.

Pour les fanas de Jedis, il est tout à fait possible de jouer un soldat de l’Empire sensible à la Force. Et qui sait quels vieux Jedis rabougris ont pu aller se cacher dans le secteur reculé où évoluait le Grand Amiral Thrawn ?

L’autre côté du miroir

Mais on joue des méchants ? Pas forcément. Tout d’abord, les personnages, au service de Thrawn, savent qu’une armée d’invasion est en route. Ils comptent s’y opposer, ils sont donc forcément les gentils.

Mais l’Empire est rempli de pourris ? Oui. Mais est-ce vraiment mieux en face ? L’ambiance de libération doit donner lieu à de nombreuses exactions des peuples libérés. Exactions contre les anciennes forces d’occupation, c’est sûr. Mais il ne faut pas chercher loin dans nos livres d’histoire pour réaliser que ces périodes de guerre sont aussi l’occasion de régler de vieux comptes.

Il est donc tout à fait possible de faire passer les aventures d’un bord de la moralité à l’autre, en n’oubliant pas tout l’éventail de nuances entre les deux.

Cela dit, si vous voulez jouer les bad boys de l’Empire, c’est aussi une option.

Voilà, j’ai écrit tout ça pour que ça sorte de ma tête, je ne sais pas si ça servira un jour ou non. Mais bon, ça pourrait être l’occasion de tester la prochaine édition du jeu de rôle (la 7e, si je compte bien).

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148 – Star Wars épisode VII, 2015. Hypothèses

« Il vaut mieux mobiliser son intelligence sur des conneries que mobiliser sa connerie sur des choses intelligentes. »
Principe Shadok

En vertu de ce principe, en route pour une analyse des possibilités de Lucas Film pour tourner la 3e trilogie de la saga filmique Star Wars.

Pour ceux qui auraient raté LA news de la semaine, The Walt Disney Company vient de racheter LucasFilm, et d’annoncer dans la foulée la production d’une nouvelle trilogie, dont le premier épisode sortira en 2015. La question centrale est maintenant : de quoi parlera cette trilogie, placée après tous les autres films ? Disney ne part pas dans le vide, puisque depuis les années 70, Lucasfilm a produit de nombreuses histoires dans l’univers des films. Pour ces romans, ces BDs, ces dessins animés, ces jeux de rôle, on parle d’Univers Étendu (Extended Universe). Il existe donc déjà des trilogies qui se déroulent dans le futur des films que nous connaissons.

Problème de timing

Ce que toute la planète attend, c’est la suite des aventures de Luke, Han et Leia. Coup de bol, les acteurs sont toujours vivants. Par contre, ils ont un peu changé.

Han Solo dans la Cantina de Mos Esley

Vous voyez le problème ? Je vous passe Skywalker et la princesse Leia, notamment parce que j’ai la flemme de mettre les images. Et ça a l’air d’être le merdier pour aligner les images sous WordPress. Je ne sais pas comment ça rend en réalité.

Il y a trois solutions :

  • Faire jouer leurs rôles par d’autres acteurs. Compliqué.
  • Utiliser des images de synthèse. Beurk.
  • Placer l’histoire à une date cohérente avec l’âge des acteurs.

Étudions cette dernière possibilité.

Luke Skylwalker et la princesse Leia sont nés en 19 BBY (Before Battle of Yavin, avant la Bataille de Yavin, qui a lieu à la fin de l’épisode IV). Ils ont donc 19 ans durant l’épisode IV. Mark Hamill avait 26 ans, Carrie Fisher en avait 21.

Han Solo est censé avoir 29 ans durant l’épisode IV, alors que Harrison Ford en avait 35.

L’épisode VI, sorti en 1983, se déroule 6 ans plus tard, la chronologie interne est donc raccord avec la chronologie interne.

Notre épisode VII sortira en 2015. Soit 32 ans plus tard, 32 ABY. Luke et Leia devront avoir 51 ans, alors que leurs acteurs en auront 58 et 53. Han devra avoir 61 alors que Ford en aura 67. Rien d’insurmontable avec un bon maquillage.

Sauf qu’à la date 32 ABY, on tombe en pleine période du Nouvel Ordre Jedi, où des créatures venues d’une autre galaxie, les Yuzhaan Vong, envahissent celle de nos héros. Cette période est tout sauf intéressante.

Conclusion

Y a plus qu’à espérer que Disney décide de choisir une autre période. Comme celle de la trilogie de Timothy Zahn, située seulement en 9 ABY. Soit 3 ans après l’épisode VI. Cher M. Disney, voici ma liste pour Noël : oubliez les vieux acteurs, de toute façon ils seront peut-être morts avant le tournage de l’épisode IX. Et trouvez des nouveaux qui tiendront la route.

Chers lecteurs, j’attends vos propositions en commentaire.

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122 – Grâce à Lego, les geeks vont recouvrir le monde.

Leçon du jour : démographie

J’vais pas vous faire un cours de démographie. Comme cet article a une base scientifique (avant de dériver vers le grand n’importe quoi), il vous faut une minimum de connaissances avant de poursuivre. Allez donc lire la page de la transition démographique, et revenez.

Pour faire court : maintenant qu’on ne perd plus la moitié de nos gosses avant leurs 5 ans, et qu’on sait éviter les grossesses, on fait beaucoup moins d’enfants. Au point que dans les pays les plus industrialisés, le renouvellement des générations n’est plus assuré – les femmes qui atteignent la ménopause ont eu moins de deux enfants. La France a un taux de natalité plutôt élevé. Alors que l’Allemagne plonge : leur INSEE locale prévoit qu’en 2060, la population sera passée de 82 millions à 70. Ce serait dû, entre autre, à la difficulté de draguer entre allemands.

Je ne discuterai pas du fait que ce soit une bonne ou une mauvaise chose. Mais c’est clair que quand on a le choix entre se lancer pour 25 ans (30 ?) dans l’élevage de gnome ou partir en vacances/refaire une partie de Playstation/redécorer la maison, il peut être tentant de préférer les alternatives.

Mais nous n’héritons pas que des gènes de nos parents. Ils nous transmettent aussi une éducation, et, ce qui nous intéresse aujourd’hui, des hobbies.

To geek or not to geek

Les geeks – faisons un aparté définition. Être un geek, ce n’est pas avoir un iPhone. Ni avoir un compte Facebook. Être un geek, c’est avoir eu le premier iPhone. Et un compte Facebook en 2005. Je ne sais plus où j’ai entendu cette définition, mais le geek est avant tout un pionnier. Pionnier culturel, pionnier technologique, les deux sont souvent liés. C’est quelqu’un qui salive devant les lunettes Google, mais qui a aussi conscience des limites de cet outil. Et qui se demande déjà comment le détourner.

Les geeks, donc, n’ont pas des hobbies qui rendent sociables. On rencontre plus de conjoints potentiels en boîte de nuit qu’en passant sa nuit devant un écran, ou dans un club de jeu de rôles. Les geeks étant des passionnés, ils pourraient être tentés de se détourner de la parentalité, pour garder du temps libre pour leur passion. Sauf que.

Le plan machiavélique des génies de chez Lego

Sauf que Lego, marque geek par excellence, a eu l’idée assez bienvenue de lancer des gammes portant sur des licences geek célèbres. Star Wars. Harry Potter.

Et ça, c’est la garantie que les geeks vont repeupler le monde. Parce que, malgré ses capacités sociales limitées, le geek sait instinctivement que, arrivé à l’âge adulte, il est impensable de continuer à jouer aux Legos. La seule raison socialement acceptable de jouer aux Legos, c’est de le faire avec ses propres enfants. Et pour motiver le geek à procréer, Lego vient de lancer l’arme ultime. Les licences auxquelles les geeks sont forcément sensibles, les frères ennemis que rien ne réconcilie jamais. J’ai nommé DC Comics et Marvel. D’un côté Superman, de l’autre le professeur Xavier. D’un côté Lex Luthor, de l’autre Magneto.

Il ne faut pas être un devin pour prédire un grand avenir à ces gammes…


Wolverine, Magneto ET Deadpool ? Check.


Batman et le Joker ? Check.


Iron Man, Hawkeye ET Loki ? Check.


Superman et Lex Luthor en exosquelette de combat ? Check.

Si avec ça, les geeks ne pondent pas des marmots par dizaine, c’est à n’y rien comprendre. Et tous ceux qui pensent que les Legos sont réservés aux garçons viennent de gagner le droit de (re)lire cet article.

Revenons au titre de cet article. Les geeks vont recouvrir le monde. Mais rassurez-vous, ils ne le domineront pas. Ils passent bien trop de temps avec leurs séries/jeux vidéos/jeux de rôles pour avoir du temps à perdre à devenir maîtres du monde. Un seul monde, c’est bien trop petit, pour un geek…

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