Articles tagués science-fiction

2014-074 – Nouvelles nouvelles courtes

Dans la lignée des précédentes, je continue avec les histoires de science-fiction en 6 mots.

« Au Commencement, il y eut Moi. »
(spéciale dédicace à la sortie prochaine d’une nouvelle édition de INS/MV !)

« Hardi moussaillons, port Ethernet en vue ! »

« Cher journal, je reviens de demain. »

Vends temps libre, état neuf, emballé.

Souhaite apprendre communication non-violente, propose astro-pilotage.

« Échangeons nos corps, pour surprendre Maman ! »

 

Je trouve que ça manque un peu de commentaires, ces temps-ci. Bon, comme ça manque aussi d’articles, il y a une certaine logique…

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2014-013 – 6 mots, des milliards de possibilités

Je vous parlais hier des histoires en 6 mots, c’est vraiment une forme très intéressante. Ça me parle bien plus que les haïkus, par exemple.

Forcément, à l’unité, ça reste très court, une simple évocation. Mais en en groupant plusieurs, on peut construire rapidement un univers. J’ai bien conscience de l’évidence que je viens de proférer : en rallongeant une forme courte, on peut dire plus de choses. Formidable, belle découverte.

Mais je parle là d’étendre cette contrainte de 6 mots à d’autres contraintes. Par exemple, 6 récits de 6 mots, pour poser un univers. Je verrai si j’aboutis à quelque chose d’intéressant plus tard.

En attendant, voici quelques uns de mes essais, avec leur traduction en anglais. J’attends les vôtres en commentaires.

« Duplication ! », dit-il. « Merveilleux ! », dirent-ils. / « Duplication », he said. « Wonderful ! », they said.

Terre définitivement inhabitable. Nouvelle partie ? / Earth definitely uninhabitable. New game ?

Grippe détectée. Veuillez renouveler votre antivirus. / Flu detected. Please upgrade your antivirus.

Nom : Dieu, sur Terre. Récompense : 5 000 000 000. / Name : God, from Earth. Reward : 5 000 000 000″Vitesse lumière ! » Derniers mots célèbres. / « Reaching lightspeed ». Famous last words.

« Dieu, j’t’emmerde ! » Derniers mots célèbres. / « God, bite me! » Famous last words.

« Désintégrateur, même pas peur ! » Derniers mots. / « Desintegrators can’t work. » Famous last words.

« Zut, raté. ‘Chrono-retour cinq minutes…’ Réussi ! »

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2014-012 – Ecrire court pour plus d’effet.

Cet article de io9.com m’a bluffé. Je n’aurais jamais imaginé que 6 mots pourraient suffire à raconter une histoire. Une accroche, un développement, une fin. Ou, au moins, une évocation d’un monde bien plus large que la taille de ces phrases.
http://io9.com/these-very-very-short-scifi-stories-are-just-fantastic-1493400632

Voici des extraits du concours d’écriture de textes en 6 mots, avec leur traduction par mes soins.

Post Verbicide, only six words remained. — ManhackMan / Après le verbicide, six mots seulement.

James Clarke: Born 1985, died 1885. — Lucas McCoy / James Clarke : Naissance 1985, décès 1885.

Christmas without end; Santa must die. — Redbrick Hellpigeon / Noël infini : Père Noël doit mourir.

Time travel is bad for marriage. — bigdaddyvoodoo / Le voyage temporel nuit au mariage.

For Sale: Child’s spacesuit, never used. — ascendingnode / A vendre: spatiocombinaison taille enfant, neuve.

« Have a seat under the tree, Isaac. » — William G M Leslie / « Asseyez-vous sous l’arbre, Isaac. »

« I’ll call it ‘human’. » – robot inventor — csmason04 / « Je l’appellerai ‘humain' ». Inventeur robot.

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127 – Oublions notre quotidien, et plongeons dans le Whedonverse. Aujourd’hui, Firefly.

Après son carton avec Buffy, Joss Whedon a eu envie de sortir du quotidien de l’adolescence. Il est revenu aux racines de l’histoire américaine, le western. Mais comme il ne peut rien faire comme tout le monde, il a envoyé les cowboys dans l’espace. Le résultat s’appelle Firefly. En 12 épisodes seulement, Whedon nous emmène dans le quotidien des vétérans d’une guerre d’indépendance perdue.

Malcolm Reynolds et Zoe Washburne dirigent un équipage de bras cassés, de gagne-petit et d’inadaptés sociaux qui tentent de survivre en transportant des marchandises plus ou moins légales de planète en planète. Et à nouveau, la magie des dialogues de Whedon opère : tous ses personnages sont intéressants, et l’humour n’est jamais loin. Même le plus psychopathe de la bande, Jayne Cobb, est attachant.

Et, ce qui ne gâche rien, l’équipage est quasiment paritaire, avec des personnages féminins avec leurs forces et leurs faiblesses, mais qui ne tombent jamais dans le cliché.

Casting Firefly

Malheureusement pour nous, cette série a été stoppée en plein vol après la première saison. Mais l’enthousiasme des fans a poussé Whedon a poursuivre l’histoire. D’abord sous forme de BD, avec de nombreux volumes depuis 2008.

C’est alors que la saison 2 de la série s’est transformée en film. Un film intitulé Serenity, qui poursuit et clôt les évènements de la première saison.

Et quand une série fonctionne, les produits dérivés suivent. Je n’en mentionnerai qu’un seul, le plus important.

Ben oui, le jeu de rôle. Les caleçons brodés à l’effigie de Malcolm Reynolds sont introuvables depuis longtemps.

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53 – Moi, Asimov

Pour écrire l’article du jour, j’ai dû fouiller les méandres de ma bibliothèque, déjouer les pièges d’incunables sournois prêts à m’écraser sous leurs pages, esquiver prestement des comics chafouins aux tranchants acérés…

J’avoue, j’ai juste ouvert une porte de mon étagère Billy(tm), poussé une biographie de Desproges et une bêtise d’Antoine de Caunes,  et trouvé « Moi, Asimov », bien rangé à sa place.


Bien sûr, comme je suis vieux, mon exemplaire a une couverture différente. Mais là n’est pas la question. Au travers de cette autobiographie de 600 pages écrites petit, Isaac Asimov raconte 70 années d’une vie bien remplie. Comme les pages de ses livres, dont il a écrit une quantité invraisemblable : plus de 600. Et, pour ceux qui ne connaîtraient que ses œuvres de science-fiction, sachez que si une bibliothèque comportait l’intégralité de ses livres, il y en aurait au moins un dans chaque catégorie du système décimal Dewey.

Mais ce que cette autobiographie d’un auteur a d’exceptionnel, c’est qu’elle n’est pas organisée chronologiquement, mais selon une logique propre à ses souvenirs. Elle commence par sa naissance, mais on y croisera la mort de son beau-frère en 1989 bien avant sa propre adolescence.

Cette balade dans le parcours d’un surdoué, qui affiche clairement sa haute opinion de lui-même ET son immense capacité d’auto-dérision face à ses faiblesses humaines, est un grand moment de littérature.

Comme vous pouvez vous en douter, cette histoire ne finit pas bien. Elle finit très bien. J’allais vous dévoiler son dénouement, ainsi que son épilogue, mais ce serait contre-productif, puisque je cherche à vous donner envie de le lire.

Sachez simplement que j’ai une fois de plus fini ce livre les larmes aux yeux. Ce qui est un gage certain de qualité : pourquoi lire si vous ne ressentez rien en tournant la dernière page ?

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