Articles tagués musique

2014-062 – [ploum] Pourquoi je suis un pirate !

http://ploum.net/je-suis-un-pirate/

Un excellent article de Lionel Dricot, qui fait écho à mes réflexions sur la HADOPI, et le partage en général. Il y aborde même la question de l’exception pédagogique au droit d’auteur. Pour faire court : quand vous étiez en classe, vous avez regardé un film en entier ? C’était illégal.

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2014-032 – L’intelligence est difficile à définir. Contrairement à son absence…

Avant-hier, Le Point a commis un article d’une rare stupidité. Ce qui est plutôt comique, pour un article qui prétendait traiter d’intelligence.

Allez donc jeter un œil à « Les gens intelligents n’écoutent pas Beyoncé« .

Quelques extraits pour illustrer les points qui fâchent dans cet article.

Un jeune surdoué de l’informatique s’est amusé à compiler les résultats scolaires de milliers de lycéens en les corrélant à leur playlist musicale.

Premier écueil, le titre et le chapeau sont très affirmatifs. Si vous êtes intelligent, alors vous n’écoutez pas Beyoncé. Et en bonne application des principes de logique (si a implique b, non-b implique non-a), si vous écoutez Beyoncé, vous n’êtes pas intelligent.

C’est prouvé « scientifiquement ». Les élèves qui obtiennent les moins bonnes notes au SAT (Scholastic Assessment Test, l’examen le plus important aux États-Unis pour le passage à l’université) sont fans de Beyoncé, Lil Wayne, Jay-Z, Justin Timberlake ou autres Akon.

Deuxième écueil, que faut-il comprendre à ce « scientifiquement » ? Les guillemets indiquent-ils que les résultats mis en avant ne sont pas le fruit d’une démarche scientifique ? Ou que la démarche est valable, mais que le sujet d’étude ne mérite pas « vraiment » que la science s’y intéresse ?

Pour autant, ce paragraphe maintient encore une façade de neutralité. Il n’y est pas présenté de lien de cause à effet entre les deux événements rapprochés. Mais…

Du propre aveu du « scientifique », les résultats valent ce qu’ils valent, et ne prouvent pas qu’il existe un lien de causalité entre les deux. D’autant moins que le SAT est un test qui évalue moins l’intelligence des étudiants que leur logique et leur mémoire. Mais cela n’empêche pas le graphique (ci-dessous) de circuler massivement sur Internet depuis 2009 !

Et voilà ! L’auteur de cet article du Point reconnaît que le test utilisé n’évalue pas l’intelligence, ET qu’il n’y a pas de lien de causalité entre l’intelligence et la musique écoutée. Il y a, au mieux, une corrélation. Donc le développement de cet article explique clairement que le titre de l’article est faux !

La chasse au clic fait des ravages, chez les « journalistes » (comme je critique l’emploi douteux de guillemets, je vais préciser ma pensée. Ne devraient mériter le titre de journaliste que ceux qui s’engagent formellement à respecter les 10 devoirs du journaliste selon la Charte de Munich…)

Il aurait été si simple d’expliquer que la musique que l’on écoute est principalement une question de culture (générale). Et que ces différences culturelles influent considérablement sur l’envie d’aller à l’école, la prédisposition à y participer pleinement, et donc le fait d’être bien évalué lors des tests.

En conclusion, vous pouvez lancer ce clip de Beyoncé, votre intelligence ne variera ni dans un sens, ni dans l’autre !

Pour votre édification, voici les résultats de l’étude commentée avec brio par Le Point.

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82 – BBphone

J’ai beau chercher, je n’ai pas trouvé comment représenter la diction si particulière de Julien Lepers. J’emploierai donc la didascalie suivante :

(lire à voix haute, très rapidement, en faisant varier le ton de bas en haut, et inversement, pour artificiellement créer une tension chez les auditeurs)

Groupe français parisien composé de 4 membres, réunis à l’orée de la vingtaine, nous reprenons la formule classique des Beatles : deux guitares, une basse et une batterie.

Je suis très rapidement devenu célèbre grâce à mes compositions rock hargneuses et énergiques.

Les jeunes français sont très enthousiastes devant ce groupe qui leur ressemble, et qui sait si bien chanter leur quotidien et leurs préoccupations.

Bien sûr, un tel succès n’est pas sans attirer les critiques nombreuses, notamment celle de produire des paroles simplistes.

Je suis, je suis ?

Je suis deux groupes différents, qui ont énormément de ressemblances, malgré les 30 ans qui les séparent.

Ce qui est rigolo, c’est que ceux qui ont été fans absolus des premiers, qui ont emballé sévère sur cette musique, trouvent souvent insupportable la musique des seconds.

Il ne faudrait pas vieillir, ma brave dame.

Et vous ? Plutôt Téléphone ou plutôt BB Brunes ?

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79 – Thomas Fersen, la ménagerie rêveuse

Quittons un peu les coups de gueule (contre les sondages, contre les injonctions sociales, contre le nucléaire, contre HADOPI, contre l’enseignement industriel, etc.), et revenons aux fondamentaux de ce blog : les coups de cœur.

J’ai découvert Thomas Fersen au siècle dernier. Comme beaucoup de gens, j’ai eu tendance à prononcer Thomasse Fersène, à la nordique, en supposant au bonhomme une quelconque ascendance viking. Grand bien m’en a pris, puisque le Thomas est bien anglo-saxon, c’est le prénom du joueur de foot Thomas Boyd. Mwerf. Le Fersen est bien plus classe : c’est le nom d’Axel de Fersen, amant supposé de Marie-Antoinette.

Bien, maintenant que j’ai fini de recopier Wikipedia, on peut rentrer dans le vif du sujet. Comme je le disais il y a longtemps déjà, je ne suis pas fan de poésie. Mais bien plus encore que Damien Saez, Thomas Fersen est un poète. Un vrai. Un qui joue avec les mots juste pour le plaisir de le faire. Pas de message caché, si ce n’est une ode à la paresse, vice volontaire, avoué et victorieux. Ou pas…

Mais sur scène, où j’ai eu le plaisir de le voir, c’est tout sauf une feignasse. On peut même dire qu’il mouille sa chemise.

Mouais. En fait, après avoir revu la vidéo précédente, j’en conclus que notre poète doit avoir un problème de thyroïde. C’est pas normal de transpirer autant en ne remuant qu’une seule jambe de temps en temps. Bah, on dira que c’est la faute aux coups de cymbale à la fin…

Non, ce qui m’attire le plus dans les compositions de Thomas Fersen, c’est sa propension à créer des univers. En quelques phrases, nous rencontrons un personnage, il vit une histoire, et la projection se fait extrêmement rapidement. D’autant que ce personnage peut être un jeune puceau qui tente sa chance avec une simplette…

… ou un serial-killer bourgeois…

… voire un chausseur éperdu d’amour pour une cliente trop vite partie.

Cette dernière vidéo a un son crado, mais elle montre le maître avec son instrument. Oui, Thomas Fersen est fan du ukulélé. Pour ceux qui ne verraient pas de quoi il s’agit, voici un groupe qui ne joue que du ukulélé (à part un tricheur avec une basse).

Certes Thomas Fersen n’a qu’un seul ukulélé sur scène. Mais il a poussé le bouchon plus loin d’une autre manière. En réorchestrant toutes les chansons de son best of au ukulélé. D’où le titre : best of de poche.

Bref, j’espère vous avoir fait découvrir ou redécouvrir cet artiste unique. Souvent imité, jamais égalé, l’essayer c’est l’adopter, deux pour le prix d’un, et advienne que pourra !

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41 – Les jeunes, ça devrait être interdit (La rage du peuple)

Je sais pas vous, mais mon premier coup de vieux, c’est quand j’ai découvert que des gens nés plusieurs années après moi étaient non seulement majeurs, mais aussi capables de faire des trucs qui me surpassaient largement.

Bref, que mes aînés soient forts et doués, c’était logique. Que des gamins que j’aurais pu piétiner quand j’étais au lycée aient quoi que ce soit de remarquable, c’est contre l’ordre des choses.

Prenez, par exemple, Keny Arkana. A 24 ans, cette gamine a pondu « Entre Ciment et Belle Étoile« , un album confondant d’énergie et d’écriture incisive.
 

 
Jugez par vous-même :
 

 
Je sais, vous allez me dire, encore du rap. Certes. Mais si j’écris, ce n’est pas pour vous faire la pub du dernier Mika ou n’importe quelle pop star que vous connaissez déjà. Et, au-delà du flot (flow) de paroles qui peut déplaire, il y a une vraie qualité d’écriture. Sortons un peu des boum boum pour une petite ballade…
 

 
Bref, une jeunette qui a des idées, du talent, et de l’énergie à revendre. Que demander de plus ?
Qu’elle serve d’exemple en tant que survivante de notre système éducatif. Si l’on peut encore lui donner ce nom….
 

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