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[Seth Godin] La règle simple pour le succès d’une application

Une fois n’est pas coutume, voici un très bon billet de Seth Godin.

La technologie, c’est bien, mais le secret c’est la communauté.

Lorsqu’une technologie prend, la copier n’est pas particulièrement difficile, donc une compétition centrée sur l’outil technologique fera probablement une course vers un prix nul.

Lorsqu’un contenu propriétaire prend, le copier n’est pas difficile, et continuer à produire du matériel original aussi bon est incroyablement difficile.

Par contre, une application qui est au centre d’une communauté crée deux types de valeur, et ce, pour une longue durée.

Non seulement les logiciels communautaires comme Facebook, mais aussi des outils comme Photoshop et Word – ceux qui fonctionnent mieux quand d’autres les utilisent aussi.

Les logiciels sont magiques parce qu’avoir un usager supplémentaire est gratuit. Mais un logiciel en ligne est puissant parce qu’il fonctionne mieux quand plus de gens l’utilisent.

L’Internet est une machine à connecter.

The simple rule for successful online apps

Technology is nice, but community is the secret.

Once a technology begins to catch on, copying that tech isn’t particularly difficult, so a technology-only tool competition will likely race to a price of zero.

Once proprietary content begins to catch on, copying it isn’t hard, and continuing to produce original material that’s just as good is incredibly difficult.

On the other hand, an app that is at the center of a community creates two kinds of value, and does so for a long time to come.

Not just obvious community software like Facebook, but tools like Photoshop and Word–ones that work better when others use them too.

Software is magic because one more user is free. But online software is powerful because it works better when more people use it.

The internet is a connection machine.

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2014-008 – Industrie culturelle et corruption, par Jérémie Zimmermann

Jérémie Zimmermann est un type brillant. Cette récente interview de lui vous rendra plus intelligent. Si, si !
http://journaleuse.wordpress.com/2013/12/29/culture-corruption-jeremie-zimmermann/

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113 – Pour nos gouvernants, Internet est un gadget. Diraient-ils la même chose des voitures ou de l’électricité ?

J’aurais pu faire un article sur le groupe de Rap 113, mais en fait, non.

Je parlais il y a 2 mois des révolutions technologiques en cours.

Évidences

Il vous paraît évident que n’importe quelle entreprise a besoin d’une route a proximité de ses locaux. On n’installe pas son usine ou son magasin au sommet d’une montagne accessible par hélicoptère, ou à dos de mulet.

Il vous paraît évident que n’importe quelle entreprise a besoin d’électricité pour fonctionner. Ne serait-ce que pour l’éclairage de ses locaux.

Il vous paraît évident que l’immense majorité des entreprises a besoin d’un téléphone. Même si aujourd’hui les téléphones mobiles ont tendance à rendre les téléphones fixes moins indispensables.

Et pourtant…

Et pourtant, rien n’a été fait par le gouvernement pour développer dans tout le pays un réseau Très Haut Débit digne de ce nom.

Alors qu’aujourd’hui, c’est le nouveau réseau nécessaire au développement économique. Comme l’a été le réseau routier en son temps. Comme l’a été le réseau électrique en son temps. Comme l’a été le réseau téléphonique en son temps.

Paroles, paroles, paroles

Oh, bien sûr, nous avons eu droit en 2008 à l’annonce d’un grand Plan Numérique 2012.

Le journal reflets.info a publié un bilan de ce plan. Je vous laisse le lire, c’est édifiant.

Deux points sont représentatifs de l’importance accordée au secteur numérique en France :

Et en 2012, la réalité numérique de la France, c’est qu’on vient à peine de dépasser la Roumanie en terme de pseudo très haut débit mais toujours pas en fibre optique ! La France est un quart-monde numérique.

Et surtout, sur le site du ministère de l’industrie, la partie traitant du Plan Numérique 2012 est définie comme ne devant pas apparaître dans les moteurs de recherche.

Conclusion

De la même manière que l’agriculture en son temps, suivie par l’industrie, les transports, le téléphone fixe, puis mobile, le développement d’Internet doit être la priorité du développement économique.

La question n’est pas de savoir combien ça va coûter. La question est tout simplement que ne pas mettre en place cette infrastructure, c’est exactement comme refuser de construire des routes, des chemins de fer ou des réseaux électriques durant le siècle passé. Ça paraît con. C’est pourtant ce qui est en train de se passer.

Probablement parce que la majorité des sexagénaires, des septuagénaires et des octogénaires qui occupent les plus hautes fonctions de l’État ne voient en Internet qu’un moyen un peu plus rapide d’envoyer une lettre. Alors que nous n’avons pas fini de voir ce que la communication quasi-instantanée entre plusieurs centaines de millions d’humains peut produire. Loin de là.

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98 – Internet est un réseau décentralisé. Sauf là où il ne l’est pas.

Internet, le réseau des réseaux, est né durant les années 60. L’idée de connecter des ordinateurs entre eux pour échanger des données a depuis révolutionné le monde.

Un des points fondamentaux du fonctionnement d’Internet, c’est son principe de décentralisation. Chaque nœud du réseau fonctionne indépendamment des autres. Ainsi, si un nœud est en panne, les communications sont maintenues, au prix d’un détour plus ou moins long. Cette précaution visait à rendre le réseau peu sensible aux pannes et aux attaques.

Malheureusement, le gouvernement américain a depuis mis son nez dedans. Tout d’abord, en maintenant sous tutelle du gouvernement des USA l’ICANN. C’est ni plus ni moins que l’annuaire central de toutes les adresse Web. Quand vous tapez « www.wikipedia.org » dans votre navigateur internet, c’est grâce à l’ICANN que votre ordinateur sait qu’il doit contacter l’ordinateur répondant au doux nom « 91.198.174.225 ».

C’est notamment grâce à l’ICANN américain que le FBI a pu aussi facilement couper l’accès à MegaUpload.

Mais aujourd’hui, les USA ne se satisfont plus de cette mainmise. Ils voudraient pouvoir surveiller TOUT ce qui est échangé sur Internet. Si ce n’est pas la définition même d’une violation du secret de la correspondance, je ne sais pas ce que c’est.

En conséquence, je vous invite à me rejoindre et à signer la pétition lancée par Aavaz.org contre le projet de loi CISPA. Parce que demain, ce sont tous vos échanges qui seront surveillés.

« Moi, j’m’en fous, je fais rien de mal, donc j’ai rien à cacher à la police »

Au-delà de l’expérience de toutes les dictatures passées, où ce genre de raisonnement a très vite montré ses limites, il y a un autre problème.

Une fois les outils informatiques de surveillance mis en place, combien de temps faudra-t-il pour qu’un pirate informatique trouve le moyen d’y accéder ? Et ne vende au plus offrant tout ce que vous faites sur Internet ?

Vous ne faites rien de répréhensible ? Peut-être. Mais si vous achetez sur des sites marchands, votre numéro de carte bleue sera plus facile à intercepter. Le mot de passe de votre mail aussi. Qui sait ce qui sera envoyé depuis votre adresse mail, à votre insu.

Pour protéger les voyageurs, les USA ont mis en place des scanners corporels. En gros, le contrôleur d’embarquement vous voit tout nu, pour vérifier que vous ne portez pas d’arme. Que croyez-vous qu’il advint de ces images ?

Instituer une surveillance automatique, c’est ouvrir la porte à tous les abus. Donc, signez.

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68 – La tête dans les nuages, mais les pieds dans mon disque dur

La fermeture de Megaupload l’a prouvé, utiliser un service distant pour stocker ses fichiers, c’est risqué.

Jusqu’à hier, mon coeur balançait entre deux services pour sauvegarder mes fichiers.

Dropbox

J’utilise depuis longtemps Dropbox, qui me fournit les services suivants :

  • Sauvegarde automatique : chaque fois que je crée ou modifie un fichier dans le dossier Dropbox de mon ordinateur, l’application la met à jour dans mon espace perso sur leur site.
  • Synchronisation : une fois la mise à jour vers leur site terminée, chacun de mes autres ordinateurs reçoit une copie locale de chaque fichier concerné. Bien sûr, il faut avoir plusieurs ordinateurs.
  • Versioning : Dropbox conserve durant un mois chaque modification apportée. Si j’ai supprimé un fichier par erreur, ou si Word a décidé de le vider de son contenu, la version-de-la-veille-qui-marchait-bien-mais-qui-aujourd’hui-ne-marche-plus-je-sais-pas-pourquoi est toujours disponible, intacte.
  • Accès sans connexion : comme Dropbox copie réellement les fichiers, ils sont disponibles même sans connexion Internet. Précision évidente : les modifications qui ont eu lieu depuis la déconnexion de l’ordinateur ne sont, elles, pas présentes.
  • Partage : je peux donner l’accès à un dossier de ma Dropbox à une autre personne, si elle dispose d’un compte.
  • Lien de téléchargement : un fichier placé dans le sous-dossier Public peut être téléchargé par n’importe qui, SI et seulement si vous lui donnez le lien qui correspond.

Dans le cadre de mon nouveau travail du moment, j’ai mis en place un partage de dossier via Dropbox. Ca marche très bien, mais il y a un problème majeur : si je fais des modifications sur un fichier, en même temps qu’un de mes collaborateurs, il y a un risque de se retrouver avec deux versions. Dropbox sait le détecter, et garde les deux versions. Mais il ne sait pas dire laquelle est la bonne – pour autant qu’il y en ait une qui ait la priorité sur l’autre. La solution attendue des utilisateurs peut être la fusion des deux documents comme la suppression de l’un ou de l’autre.

Bref, pour du travail collaboratif simultané, y a un blème.

Google Documents

J’utilise depuis longtemps Google Docs, qui me fournit les services suivants :

  • Suite bureautique en ligne : si l’on reste loin des millions de fonctionnalités de la suite Microsoft Office (Word, Excel, Powerpoint, etc.), la suite Google Docs remplit tout de même sa fonction : traitement de texte et tableur, accessibles depuis n’importe quel navigateur et simple à l’emploi (à part les formules du traitement de texte qui, si elles sont standard, doivent être saisies en anglais…)
  • Sauvegarde automatique : chaque fois que je crée ou modifie un fichier dans Google Docs, l’application la met à jour dans mon espace perso sur leur site.
  • Synchronisation : une fois un fichier modifié, il est accessible depuis n’importe quel autre navigateur.
  • Versioning : Google Docs conserve chaque modification apportée. J’ai la flemme de vérifier s’il y a une limite de quantité ou de durée.
  • Partage : je peux donner l’accès à un fichier de mon Google Docs à une autre personne. Celle-ci peut alors, selon le niveau de droits définis, lire, commenter ou modifier le contenu.
  • Lien de téléchargement : un fichier Google Docs peut être téléchargé, dans les formats classiques de Microsoft Office et OpenOffice.org

Mais… il y a deux problèmes majeurs.

  1. L’accès sans connexion Internet n’est pas possible. Ce qui est triste, c’est qu’il a existé, via le défunt Google Gears. Cette fonction est censée revenir bientôt, depuis… longtemps. Les possesseurs de smartphone sous Android sont favorisés, cette fonction est apparue il y a un mois.
  2. Comme tout est stocké dans le cloud, pardon, dans l’informatique en nuage, vous êtes totalement dépendant de Google.

Je résume : si vous n’avez pas d’accès Internet, ou si Google Docs est en panne, ou si Google décide de désactiver votre compte sans raison particulière, dites au revoir à vos documents. Bien sûr, vous pouvez télécharger chaque fichier après toute modification. Mais une sauvegarde n’est efficace que si elle est automatique.

Et Korben a encore annoncé le logiciel qui vient régler mes problèmes :

InSync

InSync a une fonction simple : il surveille votre compte Google Docs, et télécharge chaque fichier modifié. Vous voilà donc avec une copie de chacun de vos fichiers, disponible sur votre ordinateur, et toujours à jour.

Il suffit de placer le dossier d’InSync dans votre Dropbox, et vous obtenez enfin le meilleur des deux mondes : le travail collaboratif sur Google Docs, avec une sauvegarde hors ligne automatique et accessible sur n’importe lequel de vos ordinateurs, toujours à jour.

Si vous n’avez rien compris à cet article, rassurez-vous c’est probablement que vous n’en avez pas besoin. Ou que vous allez demander conseil à votre geek de service. Qui, vu l’audience (pour l’instant) réduite de ce blog, a de fortes chances d’être moi.

Arg, je viens probablement d’augmenter ma propre charge de travail, là…

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