Articles tagués fantastique

2014-074 – Nouvelles nouvelles courtes

Dans la lignée des précédentes, je continue avec les histoires de science-fiction en 6 mots.

« Au Commencement, il y eut Moi. »
(spéciale dédicace à la sortie prochaine d’une nouvelle édition de INS/MV !)

« Hardi moussaillons, port Ethernet en vue ! »

« Cher journal, je reviens de demain. »

Vends temps libre, état neuf, emballé.

Souhaite apprendre communication non-violente, propose astro-pilotage.

« Échangeons nos corps, pour surprendre Maman ! »

 

Je trouve que ça manque un peu de commentaires, ces temps-ci. Bon, comme ça manque aussi d’articles, il y a une certaine logique…

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2013-033 – Courtney Crumrin : les histoires qui font peur ont beaucoup à nous apprendre

J’ai eu la chance de croiser Ted Naifeh. Il dédicaçait ses BD lors de la sortie du tome 4 de Courtney Crumrin en 2008.

C’est toujours compliqué de parler d’une série de BD. Je pourrais vous brosser le portrait de l’héroïne. Ou introduire ses aventures. Ou vous dire que le dessin est très particulier et que je le trouve très beau. Ou que c’est un Harry Potter réaliste : la magie est dangereuse, sa découverte à l’adolescence est lourde de conséquences. Vous trouveriez cela utile ? D’autres ont déjà dû le faire, et mieux que moi.

Je vais donc me contenter de citer quelques mots tirés du dernier tome. C’est Kelly Crumrin, la compagne de l’auteur, qui les a écrit. Ils touchent très très très juste. Je me sens touché d’avoir pu bavarder avec elle lors de la dédicace. Même si je ne m’en rends compte que maintenant, c’est toujours un plaisir de rencontrer un vrai humain. Ou du moins, d’avoir la chance de voir ce qu’il y a derrière notre armure de parade quotidienne.

Allez, laissons la muse s’exprimer.

Toute histoire a un commencement, et c’est souvent un moment très exaltant. […]

Mais toutes les histoires ont une fin, et c’est toujours au moins un petit peu triste. Quand vous aimez les personnages de cette histoire, vous n’avez pas envie de tourner la dernière page. Il faut du courage pour faire face à l’idée de dire au revoir.[…]

C’est la peur qui est entrée dans ma vie en même temps que mon fils Max. On ne vous dit pas ce genre de choses dans les histoires. Dans les livres, si les gens ont un bébé, c’est juste une partie du happy end, jamais le point de départ de l’aventure.

Jusque là, j’avais surtout traversé la vie chaussée de grosses bottes coquées, plongée dans l’aventure jusqu’aux genoux. […]
J’ai appris beaucoup sur le monde est sur moi-même. L’aventure est excellente pour cela. […] Chaque décision que vous prenez forge votre caractère et votre avenir d’une manière que n’auriez pas pu imaginer alors.

Finalement, je me suis demandé s’il pouvait y avoir un autre genre d’aventure qui vaille le coup d’être vécue, et j’ai eu Max.

Et puis, soudainement, j’ai eu peur.

D’abord j’ai eu peur qu’il s’arrête de respirer au beau milieu de la nuit, que la petite étincelle de vie qui l’anime puisse juste doucement s’évanouir, sans prévenir, et que je ne puisse plus jamais revoir son joli sourire. Je ne le connaissais que depuis quelques heures, mais je savais déjà que je ne pourrais plus jamais vivre dans un monde où il ne soit pas présent, et que je l’aimerais pour le restant de mes jours.[…]

Lorsqu’il a commencé à marcher à quatre pattes et à se cogner la tête, je me suis demandé si je devais lui faire porter un casque jusqu’à ses dix ans pour être sûre de ne pas m’inquiéter.[…]

Dans la vraie vie, l’amour est la véritable clef de l’aventure, le vrai test pour notre courage. Max m’a appris ça. Tant que vous n’avez pas quelqu’un à aimer, sans qui vous ne pourriez pas imaginer de vivre, vous ne pouvez pas savoir si vous êtes courageux. L’aventure peut faire bien pire que de vous mettre en retard pour dîner.

Quand vous êtes responsable de quelqu’un, c’est là que vous comprenez qui vous êtes et de quoi vous êtes capable.
Quand vous aimez quelqu’un, c’est là que la véritable aventure commence.

Kelly Crumrin

Et deux histoires à propos de l’oncle de Courtney.

PS : Oui, Courtney Crumrin n’a pas de nez. Pourquoi ? C’est la question qui conclue l’interview à la fin du tome 6. Ted Naifeh répond qu’il ne voit pas de quoi il s’agit. En exclusivité mondiale, je vais vous révéler ce qu’il m’a dit après m’avoir dessiné un très joli Butterworm dans un bureau d’écolier. Courtney Crumrin n’a pas de nez parce que Ted n’a jamais réussi à lui en faire un qui lui convienne.

Logique, non ?

PPS : J’allais oublier. Un jeu de rôle qui cite Courtney Crumrin comme principale inspiration est sorti il y a quelques temps. Je ne l’ai pas lu, mais ça devrait mériter un coup d’œil non ? Ça s’appelle Everyday is Halloween, et, comme son nom l’indique, c’est une création française.

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116 – Oublions notre quotidien, et plongeons dans le Whedonverse. Aujourd’hui, Buffy contre les vampires.

Joss Whedon a gagné ses galons de maître Geek avec la création de Buffy contre les vampires. Du 10 mars 1997 au 20 mai 2003, cette série mélangea habilement la comédie adolescente à l’imagerie des films d’horreur. Le succès du cocktail permit à Joss Whedon de réaliser 7 saisons. Elles sont depuis prolongées par 2 saisons en comics.


Malgré les années, Buffy n’a pas si mal vieilli. Notamment grâce à l’extraordinaire talent de dialoguiste de Joss Whedon, et à une construction très sérieuse des scénarios.

Bien sûr, les maquillages des monstres ont parfois grotesques. Je me souviens d’un loup-garou qui avait très nettement l’air empaillé.

Mais cela ne retire rien au thème central de l’histoire, à savoir la complexité de l’adolescence, et du passage à l’âge adulte.

Si ce thème ne vous parle pas, c’est que vous n’êtes pas encore passé par là.

Si vous y êtes déjà passé, mais que vous aimeriez revisiter votre propre jeunesse en y ajoutant des brouettes de monstres et quelques super-pouvoirs, jetez donc un oeil sur le jeu de rôle tiré de la série.

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8 – Anita Blake, biclassée chasseuse de vampires / nymphomane

C’est l’histoire d’une série séminale – au sens où elle a créé un vaste mouvement littéraire, dénommé « bit-lit ».
Le principe de base est extrêmement simple : les créatures fantastiques existent, et ont, au moins partiellement, fait leur coming out.

C’est ainsi qu’a débuté cette série. Les vampires ont été légalement reconnus aux USA – ce qui pose d’amusants problèmes juridiques : on doit vraiment rembourser l’héritage du tonton qui finalement n’est pas si mort?
Anita Blake, l’héroïne, exerce l’amusant métier d’animatrice de zombies. On la paye pour que tata Jacqueline dise quelle version de son testament est la bonne.
Comme ça lui laisse du temps libre, elle est aussi consultante experte auprès des tribunaux. Une expertise bien particulière, puisqu’elle est exécutrice de vampires.

Ce qui fait la force de cette série, c’est la narration à la première personne, par une héroïne assez loin des clichés habituels.

Edit: Bien bien bien. Pour une raison inconnue, les 2/3 de mon article d’hier ont disparu… Oui, parce que, ce que je dis au-dessus, c’est un peu court… bref, je reconstitue, et je reviens…

Anita est au commencement d’une chasteté forcenée, et d’un dévouement à ses missions, qui feraient rougir un paladin moyenâgeux. Elle adore les flingues, et se relève toujours pour cracher au visage de ses adversaires, même quand elle ferait mieux de se taire. Les récits sont rythmés, les vannes discrètes et précises, et les monstres crédibles et menaçants. Comptez donc 6 tomes d’enquêtes surnaturelles où l’on découvre un monde de plus en plus profond et construit.

Anita Blake, tome 1 : Plaisirs coupables
Anita Blake, tome 2 : Le Cadavre rieur
Anita Blake, tome 3 : Le Cirque des damnés
Anita Blake, tome 4 : Lunatic Café
Anita Blake, tome 5 : Le Squelette sanglant
Anita Blake, tome 6 : Mortelle Séduction

Au 7e épisode, Anita se retrouve au centre d’un triangle amoureux, avec son lot de rebondissements. Ça renouvelle la série, c’est crédible dans le développement du personnage, pourquoi pas.

Anita Blake, tome 7 : Offrande Brûlée
Anita Blake, tome 8 : Lune Bleue
Anita Blake, tome 9 : Papillon d’Obsidienne
Anita Blake, tome 10 : Narcisse Enchaîné

C’est avec Narcisse Enchaîné que les fans ont commencé à hurler. Laurell K. Hamilton s’en est d’ailleurs expliquée en 2006 dans une lettre intitulée « Dear Negative Reader« . En gros, elle revendique la paternité (maternité ?) exclusive des histoires, et ne reconnaît aux fans aucuns droits de regard sur ses futurs livres. S’ils n’aiment plus la direction de la série, qu’ils arrêtent de la lire. On peut cependant comprendre que les lecteurs fidèles râlent : la série vire au porno SM soft, où l’héroïne commence à collectionner les amants, sans intérêt particulier pour l’histoire. Toujours est-il que les tomes suivants sont principalement consacrés aux frasques sexuelles de l’héroïne et de son harem masculin. Les intrigues consistent généralement en une scène d’ouverture et une scène de clôture bâclée. Ce qui dure pendant 6 tomes…

Anita Blake, tome 11: Péchés Céruléens
Anita Blake, Tome 12 : Rêves d’Incube
Anita Blake, Tome 13 : Micah
Anita Blake, T14 : Danse Macabre
Anita Blake, T15 : Arlequin

C’est avec Arlequin que l’intrigue s’écarte un peu des sexualités alternatives pour entamer un arc narratif épique, où les grandes puissances du monde surnaturel se battront autour d’Anita, atteignant un climax durant le tome 20 paru en 2011, Hit List (non traduit).

Je continue de suivre cette série, parce que le niveau remonte, et qu’elle nous réserve encore bien des surprises.

En passant, une adaptation bd est parue (avec beaucoup de retard). A quand le tome 2 ?

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