Articles tagués famille

159 – Project Unbreakable. Des victimes témoignent.

Je me souviens d’un long échange avec une amie sur Facebook. Je lui rappelais que les agressions sexuelles envers les enfants avaient principalement lieu dans le cercle familial ou amical de la famille. C’est triste. Mais c’est la réalité. Et pourtant, comme je le rappelais à cette amie, il est rare que nous prévenions nos enfants contre ce risque. Oh, on s’inquiète des inconnus dans la rue, des trajets où nos enfants sont sans surveillance, de la possibilité de les tracer par leur téléphone. Mais comment protéger des risques sur place ? Des risques encourus avec nos proches ?

Je n’ai pas de réponse à ces questions. Mais le savoir, c’est déjà la première étape. Et pour ça, une victime a décidé de sensibiliser, en appelant des victimes à parler, à se montrer, à exprimer toute l’horreur de leur calvaire. Je vous invite donc à jeter un oeil à « Project Unbreakable« .

Les textes sont en anglais, mais les messages sont simples et directs.

Je salue celles et ceux qui ont eu l’immense courage de dévoiler ainsi l’agression dont ils ont été victimes, enfants ou adultes. C’est une démarche incroyable, d’oser sortir du silence et de se mettre en avant. Le slogan n’est pas sur le site, mais la manœuvre est la même : la honte doit changer de camp.

PS: Mumu, si tu lis ça, j’essaie pas de faire passer un message, hein. J’essaie juste de faire en sorte que d’autres aient la même chance d’avoir une enfance heureuse 😉

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146 – Le sens des priorités (les femmes et les enfants d’abord ? Chiche !)

Au cas où vous seriez passé à côté, le président élu en mai 2012 a promis d’ouvrir la possibilité de se marier à tous les  couples, sans condition préalable d’équipement génital de types divergents. Les élections législatives de juin dernier ont fourni à ce même président la majorité parlementaire nécessaire pour voter les lois promises.

Mais de toutes les promesses, aussi surprenant que cela puisse paraître, c’est celle du mariage pour tous qui provoque le plus de d’hostilité. Plus surprenant encore, ce n’est pas le mariage en lui-même qui pose problème. Après tout, le PACS est passé par là. La reconnaissance sociale de l’union de deux personnes du même sexe est déjà dans les mœurs. Non, la ligne d’attaque des anti-mariage homo s’est centrée sur les enfants. Au nom de la protection de l’enfant, qui doit avoir un papa et une maman (#UnPapaUneMaman). Outre le fait qu’il n’y a aucune étude sérieuse qui démontrerait qu’un couple homosexuel est moins capable d’élever un enfant qu’un couple hétérosexuel, je m’interroge sur leur sens des priorités.

Quel est le premier problème des enfants ?


Si j’en crois l’observatoire des inégalités, 2 millions de personnes en France vivent sous le seuil de pauvreté. Soit moins de 600 euros par mois. 20 euros, maximum, par jour. Deux conclusions s’imposent : tout d’abord, peut-on élever un enfant dans ces conditions ? Ensuite, est-on vraiment en situation d’élever un enfant en gagnant 25 euros par jour ? 30 ?
Chacun a le droit de s’inquiéter de l’avenir de certains enfants face aux évolutions de notre société. Mais on ne m’ôtera pas de la tête que l’accroissement des inégalités en France est incomparablement plus dommageable au bien-être de nombreux enfants que les quelques centaines de couples homosexuels qui élèveront un enfant parce qu’ils l’auront choisi.
Votre avis ?

Par exemple, je trouve qu’on aura fait un pas dans le bon sens le jour où le barème d’imposition cessera d’accorder une réduction d’impôts plus importante aux enfants de riches qu’aux enfants de pauvres. Ça paraît évident, hein ?

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35 – mon dernier mort (mais probablement pas mon dernier)

J’ai plein de raisons d’être heureux, et j’ai une patate d’enfer à 2h du mat alors que je suis sous antibiotiques (que même c’est pas automatique).

Pour autant, ma discussion marquante de la soirée, c’était à propos d’un mort. Et ce qu’il a d’unique, c’est que c’était mon premier mort à moi tout seul.

Il y a un mois et demi, je découvrais ce reportage radio, « La première fois la mort« , rediffusion d’un épisode culte de « Là-bas si j’y suis« . Allez écouter ce reportage, et revenez apprendre que « Là-bas si j’y suis », j’en suis fan. J’en reparlerai plus longuement, mais pas là, mon lit pleure sans moi – ou l’inverse.

Mon premier mort à moi tout seul, disais-je, avant que Daniel Mermet ne vienne troubler le flot de mes pensées. En même  temps, quelle voix…

Mon premier mort à moi tout seul, disais-je, avant que, pour faire le lien entre le nom « Daniel Mermet » et sa page wikipedia, je me mette à lire ladite page, qui m’apprend que « Là-bas-si j’y suis » dure depuis 1989. 1989 !?! 22 ans d’émissions radio quotidiennes !?! Il faudra vraiment que j’en reparle.

Mon premier mort à moi tout seul, disais-je, et là plus de lien pour m’interrompre, juste l’angoisse, la gêne, sourde, à l’idée de parler de la mort. Mais c’est la fin de la vie, l’une ne va pas sans l’autre. Ce qui ne retire rien au tabou de notre société à ce sujet.

J’ai déjà vu des morts, principalement des ancêtres plus ou moins directs. Mais jamais seul, toujours accompagné, dans des lieux dédiés, avec l’ambiance adaptée.

J’ai déjà vu, ce qui est probablement moins courant de nos jours, une mort violente, sous mes yeux, et volontaire qui plus est. Un souvenir qui me marquera longtemps – toujours ?

Mais là, samedi dernier, je me suis retrouvé, seul, en tête à tête, avec un macchabée au moins bien de sa forme. Eh bien…  eh bien. Je ne sais pas. Je manque de mots pour décrire tout ce qui m’a traversé la tête durant ce tête à tête. Pas de la peur (quoique, quelques souvenirs d’histoires de zombies sont bien revenus), pas de la gêne, un peu de tristesse, de la surprise, et surtout, surtout, cette croyance qui me réconforte : même quand on connaît la fin d’une histoire (comme Titanic, que je n’ai pas vu), il y a toujours un intérêt à découvrir ce qui se passe avant la fin.

Je vis ma vie de la même manière : je sais, de façon abstraite, que je mourrai un jour. Pour autant, je suis totalement incapable de savoir ce qui se passera d’ici-là. C’est ce qui rend la vie passionnante, et ça tombe bien. Parce que mes chances d’aller où je le souhaite sont assez minces, et surtout impossibles à mesurer…

Et vous ? Votre dernier mort, c’était qui ? C’était comment ?

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31 – bilan mensuel

Haha, un article pour parler des articles précédents, voilà un bon moyen de trouver un sujet sans trop se fouler.

Je pourrais vous faire des stats de fréquentation, des jolis graphiques en barre ou en camembert, mais on s’en fout un peu.

Ce que je retire comme conclusion :

  • Écrire tous les jours, c’est vraiment du boulot.
  • Du coup, ce n’est pas compatible avec un travail à temps plein. J’y reviendrai.
  • Je mets des liens Amazon, mais personne n’achète. Jamais. Pas grave, au moins ça m’évite de chercher des images ailleurs.
  • Par contre, j’ai déjà eu 3 clics Flattr. Il y a donc des gens prêts à me donner de l’argent pour ce que j’écris. Je n’en espérais pas tant !
  • Trouver des sujets, ce n’est pas trop difficile. Entre mon panthéon culturel personnel, les actualités et ma vie quotidienne, je pense que je pourrais tenir mes 366 jours. Il y aurait bien un peu de remplissage, mais ça resterait une faible minorité.
  • Écrire des articles intéressants, avec un angle (un peu) décalé, ça c’est vraiment dur. Mais c’était justement l’exercice auquel je voulais me confronter.

Le problème, c’est que mon temps partiel de prof va bientôt se compléter d’un mi-temps (pas de prof). Il me faudra alors choisir entre ma fréquence de publication et d’autres obligations, comme par exemple ma vie de famille. D’ailleurs, c’est déjà choisi, c’est la fréquence qui va baisser. Ce qui comblera ceux qui aiment mon blog, mais trouvent qu’il y a trop souvent de nouveaux articles.

Voici donc la question du jour : préférez-vous plusieurs petits articles par semaine, ou un seul long ?

PS: je profite de cet article sans contenu pour ajouter un bonus. J’ai osé écrire à propos de Pierre Desproges, sans mettre un seul de ses traits de génie en ligne. Cette impardonnable erreur est maintenant réparée :

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