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2014-065 – Qui paye pour ce blog ?

Petit exercice pratique.
Vous êtes en train de lire cet article. Vous pensez ne rien payer pour le lire.
Est-ce bien vrai ?
Si oui, alors qui paye ?
Si non, où est la facture que vous devrez régler ?

Commençons par regarder la réalité physique de votre lecture. Ces mots s’affichent sur un écran (je ne peux pas imaginer que vous ayez imprimé cet article pour le lire). Passons les évidences : vous avez acheté l’écran en question, ainsi que l’électricité qui l’active.

Allons plutôt voir ce qui concerne spécifiquement cet article. Votre ordinateur / tablette / smartphone a envoyé une requête à un serveur informatique pour recevoir cet article. Ce serveur (de son petit nom WordPress.com) ne fait que ça de ses journées, attendre des requêtes. Et il en reçoit plein. Qui paye pour le mettre en place, le maintenir, l’alimenter ?

L’entreprise WordPress propose deux moyens de payer. Soit l’auteur paye sa part des frais. Soit l’auteur accepte que ses articles soient encadrés par de la publicité. Et donc financés par des entreprises qui veulent que vous regardiez ces publicités. C’est encore mieux si vous cliquez dessus !
Ces entreprises n’ont qu’une seule source de revenus : vous. Et moi. Nous tous, quoi.
Même si vous n’achetez pas spécifiquement les produits qui s’affichent maintenant, la grande majorité des produits que nous achetons sont promus par des publicités. Donc nous payons.

Et ça, c’est très énervant. Parce que la publicité nous pourrit le cerveau. En nous faisant associer des chansons sublimes à des produits inutiles. En entretenant des besoins artificiels. En soutenant un modèle de société nocif et consommateur.

C’est pourquoi, à compter d’aujourd’hui, ce blog sera financé par son auteur. Si vous souhaitez contribuer, je vous rappelle l’existence des boutons FlattR. Ils vous permettent de soutenir les créateurs que vous appréciez, d’un simple clic sur le bouton en-dessous de l’article. Faites passer le mot !

PS : Précision amusante. J’ai eu l’idée de cet article avant-hier soir. Hier matin, Lionel Dricot publiait un article sur le même thème : « Quelle est la valeur de votre temps de cerveau ?« 

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2014-058 – Dis, quand reviendras-tu ?

Dis, au moins le sais-tu ?
Eh bien, eh bien, eh bien…
C’est très silencieux ici.
On peut même y constater que les mêmes causes produisent les mêmes effets.
En mai 2012, c’est la campagne électorale législative qui a pulvérisé mon rythme d’un article par jour.
Cette année, ce sont les municipales, qui ont commencé à entamer mon rythme. Étrangement, le (pseudo) remaniement ministériel m’offre une pause : l’Assemblée nationale avait suspendu ses travaux durant cinq semaines, c’est donc une sixième semaine à activité réduite qui s’annonce.
Mais les élections européennes s’annoncent intenses, et auront par ricochet une grande influence sur mon avenir professionnel. Je vais être très subtil en vous annonçant ma préférence : il nous faut un New Deal français et européen 🙂
En conclusion, sachez que je continue d’écrire, mais que je n’ai pas suffisamment de temps pour peaufiner mes articles. Ils arriveront donc au compte-gouttes jusqu’à fin mai.

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2014-053 – [Myroie] L’interview. Partie 1 : c’est qui ?

Comme je le disais en commentant un de ses derniers articles, je suis fan de Myroie. Je lui ai donc proposé de l’interviewer. Elle a accepté, après s’être remise de sa surprise. Voici la première partie, quatre autres suivront.

Tu tiens le blog ‘egalitariste.net’, tu te fais appeler Myroie, et tu dis que ta principale motivation pour écrire (et agir en général), c’est de pouvoir être fière de toi-même. Depuis combien de temps tiens-tu ce blog ? Est-ce que ta fierté envers toi-même a évolué grâce à cette écriture publique ?

En fait, pour être exacte, je ne dis pas que le but est de me rendre fière, mais plutôt que je dois mériter la fierté que je souhaite avoir de moi-même. Et pour ça, je me dois de ne pas être hypocrite et de ne pas me mentir. C’est tout un travail, mais c’est vraiment gratifiant : être honnête envers soi-même permet d’avancer dans la vie et d’être intègre. L’avantage de l’intégrité, c’est qu’elle permet des relations enrichissantes et vraies, avec n’importe qui et sous le signe de la bienveillance. Grâce à mes recherches et mon introspection, j’ai rencontré des tas de gens formidables et j’ai fait évoluer mes plus vieilles relations vers davantage de positif (même si j’ai aussi dû mettre fin à certaines parce que je me suis rendue compte qu’elles étaient toxiques).

Ceci dit, ce n’est pas pour ça que j’ai créé egalitariste.net. Enfin, disons pas principalement. Je le tiens depuis un peu plus d’un an maintenant et je l’ai créé dans le but de faire profiter à d’autres le travail de recherche et de réflexion que je fais. Je me suis rendue compte qu’il était possible de vivre dans un monde bien meilleur, pourvu qu’on s’interroge et qu’on se donne les moyens de combattre. Du coup, je tente de pousser tout un chacun à la réflexion, comme je l’ai été moi-même par d’autres gens, d’autres blogs, d’autres livres. C’est une sorte de cycle. Alors oui, écrire et recevoir des encouragement, ça aide à être fière de soi, mais je reçois aussi pas mal de messages haineux, condescendants ou insultants. C’est difficile à gérer. Mais globalement, je dirais que ce blog me permet de me sentir utile, et ça, c’est vraiment quelque chose de merveilleux.

De nombreux articles expliquent que sur Internet, il faut écrire plus court. Des fois avec une base scientifique, en mesurant le temps moyen de zapping d’un internaute. Des fois en invoquant l’air du temps et le « c’était mieux avant ». Tu as choisi d’ignorer ces conseils, ou tu veux tester l’endurance de tes lecteurs avec des articles très longs ?

Oui, c’est vrai que j’ai lu ce genre d’étude aussi. Et peut-être que je devrais en tenir compte, mais en fait, ça m’embête un peu. Je crois que c’est parce que j’écris les choses que j’ai à dire sans trop me poser de questions. De toute façon, si mon but avait été d’attirer les lecteurs, je n’aurais pas fait un blog politique. Du coup, j’écris simplement ce que j’ai à dire, et tant pis si ça doit rallonger l’article. Je donne des outils : à ceux qui le souhaitent de les prendre et de les utiliser. Si je me soucie trop de mon lectorat, ce blog ne sera plus le mien et je ne veux pas biaiser mes propos pour m’attirer des lecteurs. Parfois, ce que j’ai à dire est complexe et j’ai besoin de déconstruire beaucoup de choses. Je préfère faire un article long qui ne sera peut-être pas lu plutôt qu’un article court qui sera lu à coup sûr mais mal compris ou mal interprété. Une amie m’avait conseillé de couper certains de mes articles en plusieurs parties, mais je n’aime pas trop faire ça. Je suis peut-être un peu trop têtue, mais de toute façon, je ne saurais pas où les couper, et puis, j’aurais peur que des gens ne lisent qu’une partie et pas l’autre (et là ce serait une catastrophe pour moi, aha).

Comment expliques-tu les messages haineux, condescendants ou insultants que tu reçois ? Tes écrits dérangent ? Ou peut-être que ces âmes bien intentionnées ont raison de te montrer tes erreurs, malgré leurs manières un peu rudes ?

Ça dépend des commentaires. Il y a ceux qui sont vraiment haineux et auxquels j’apprends à ne plus faire attention, et puis il y a ce qu’on va appeler le splaining (explication condescendante d’une personne mal renseignée) ou les tears (accusation de faire des généralités sur les privilégiés même que non je suis pas privilégié, j’ai souffert dans ma vie d’abord). En gros, j’ai très souvent des commentaires de personnes possédant des privilèges (blancs, hommes, hétéros etc) qui vont recentrer le débat sur eux, m’expliquer que eux ils sont gentils et que je suis terriblement méchante de pas en tenir compte… En fait, ils vont me rendre des comptes alors que je n’ai rien demandé tout en m’expliquant en quoi je me trompe lourdement et que le monde n’est pas ainsi fait. Ça va du carniste (personne mangeant de la viande) qui m’explique les terribles problèmes qu’il a et qui le poussent à manger de la viande bien contre son gré, au mec qui fait du sexisme ordinaire et qui m’explique qu’il est pas sexiste parce qu’il fait la vaisselle. Souvent on m’explique que d’abord l’humain est fait pour manger de la viande (ce qui est un non-sens puisque tous les végés sont la preuve vivante que c’est faux) ou qu’il y a des différences naturelles entre les hommes et les femmes qui justifient le sexisme. Le problème c’est que je sais que toutes ces explications sont fausses, puisque ça fait maintenant deux ans que je me renseigne chaque jour sur le sujet. Seulement, pour ces personnes-là, les sciences humaines sont accessibles à tout un chacun et peu importe qu’ils n’aient jamais mis le nez dans un bouquin de socio, leur vision des choses est aussi renseignée que la mienne, comme par magie.

Alors comment j’explique ça, et bien, je pense que c’est assez simple, toute critique n’est jamais facile à vivre et s’entendre dire qu’on est pas une personne parfaite, même indirectement, c’est désagréable. Quand je dis « tu manges de la viande, donc tu encourages les traitements horribles fait sur les animaux », la personne qui lit ça à deux choix : arrêter de manger de la viande et donc remettre en question toute son éducation et la société qui lui a inculqué de telles habitudes, soit nier en bloc et me traiter d’extrémiste sectaire qui ne respecte pas le choix de chacun. Je l’ai fait aussi, avant d’être végé, hein. Je sais exactement par quoi passent les carnistes qui se heurtent au discours des militants pour le droit des animaux. Et c’est vrai pour toutes les luttes. C’est plus confortable d’aller expliquer à une personne qu’elle se trompe sur toute la ligne plutôt que de se remettre en question. Et le problème c’est que notre société n’est pas propice à la remise en question étant donné que ce n’est jamais amené avec bienveillance (et que dire « ah oui j’ai eu tort » est vu comme une faiblesse). C’est la raison pour laquelle j’essaye autant que possible d’être pédagogique, mais parfois je craque un peu, parce que c’est usant de toujours répéter la même chose.

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2014-006 – Pourquoi écrire (un blog) ?

J’ai conseillé à une amie d’écrire un blog à propos de ses expériences professionnelles. Elle m’a répondu qu’elle ne voyait pas l’intérêt.
J’ai quelques réflexions à ce sujet, après deux années d’écriture ici. Il y a probablement des centaines d’articles similaires, mais voici ma réponse.

1. Réfléchir à ce que l’on fait.

Pour écrire, il faut réfléchir à ce qu’on a fait (ou ce qu’on va faire). Ça s’appelle de la meta-réflexion, et c’est indispensable pour progresser.

2. Mieux écrire.

Le système scolaire français apprend à écrire, mais n’apprend pas l’envie d’écrire. Et sans envie, pas de progression. C’est Franck Lepage qui le dit, et il le dit avec beaucoup d’humour. Pire, l’écriture est un moyen courant de punition (« tu copieras 100 fois… »).
Mieux écrire, c’est améliorer sa communication. Ça s’apprend, j’en ai parlé ici.

3. Progresser professionnellement.

Depuis deux ans, j’ai eu plusieurs fois l’occasion de reparler de sujets abordés sur ce blog. Avoir écrit mes idées m’a aidé à clarifier mon raisonnement.

4. Participer au bien commun.

Publier un article, c’est ajouter sa petite pierre au savoir de l’humanité. Une toute petite pierre, mais elles le sont quasiment toutes
Qui que vous soyez, l’humanité a dépensé des ressources considérables pour votre éducation. Et si vous commenciez à rembourser ?
J’entends déjà les râleurs : « Ouais, genre, tous les écrits auraient la même valeur, le monde se porterait mieux si XXX s’était abstenu de dire ses âneries, on ne peut pas être tous créatifs. »
Ben si, on peut tous être créatifs. Relisez « Même pas une fois« , pour votre peine.

5. Se confronter au monde.

Publier sur Internet, c’est l’assurance d’être lu. Et commenté. Et critiqué. Ce qui est bien. C’est ainsi que vous pourrez apprendre de vos erreurs. Soit parce que vous aviez tort, soit parce que votre expression n’était pas assez claire. Dans les deux cas, vous aurez appris quelque chose d’utile.
Si vous tombez sur un troll, vous apprendrez que la seule façon de s’en débarrasser, c’est de l’ignorer. Ce qui utile aussi !

6. Entrer en relation.

Avoir un blog, c’est entrer en contact avec des inconnus (et parfois même se montrer sous un autre jour à des connaissances).  Des gens tireront parti de vos écrits, et vous en seront reconnaissants (avec Flattr, ils peuvent même vous donner de l’argent. C’est un concept qui surprend souvent quand je l’explique. « Mais, ils ont lu ton blog gratuitement, et ensuite ils ont choisi de te donner de l’argent ? Pourquoi ? » Bon, Flattr n’est pas sans défauts, mais il est le meilleur outil dans sa catégorie.) Un blog est aussi une carte de visite et une vitrine envers d’éventuels recruteurs. Oui, ça dépend beaucoup de la chance. Mais ne pas en ouvrir un, c’est s’assurer de ne jamais être contacté. Toutes les histoires de réussite commencent avec un premier pas.

7. Make good art / Créez de bonnes œuvres.

Quoi qu’il arrive dans votre vie, vos écrits vous resteront. Ce sera votre création. Écrire est de l’art. Même sur des sujets techniques. C’est pour ça que c’est si dur. Même sur des sujets techniques. Et l’art change le créateur. En bien plus de façons qu’on ne peut l’imaginer.

Ce 7e point est une référence au somptueux discours « Make Good Art » prononcé par Neil Gaiman. Dont je vous parlerai plus longuement demain, cet article est déjà bien assez long !

En conclusion…

… Vous attendez quoi pour ouvrir votre blog ?

PS: chers lecteurs écrivaillons, n’hésitez pas à ajouter vos raisons en commentaire !

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152 – Partager, c’est sexy

Une petite image vaut mieux qu’un long discours.

Comme vous pouvez le voir, la reprise de l’écriture fait passer la fréquentation du blog de moins de 50 visiteurs par jour à plus de 50 visiteurs. Mais le seul jour qui approche les 150 visiteurs est celui où Stéphane « Alias » Gallay a partagé un article sur Facebook.

Donc, si vous trouvez que sur un blog, un contenu est intéressant/utile/pertinent/à diffuser, vous pouvez :

  • le commenter.
  • le j’aime-er, le +1-er
  • le partager, le tweeter, le plus-er

Parce que c’est le meilleur moyen de lui donner de la visibilité. Et la visibilité, aujourd’hui, c’est la principale matière première de notre société. Ce n’est pas pour rien que Google encaisse des milliards de dollars en étant notre principal filtre vers l’information.

En passant, puisque Facebook a (encore) décidé de changer les règles du jeu, je vous invite à suivre les (intermittentes) publications de ce blog en utilisant le flux RSS (mode d’emploi). Avec cette technologie, il est impossible de vous cacher ce que vous voulez voir.
PS: je réfléchis encore au meilleur moyen de quitter Facebook. J’ai voulu le faire en utilisant Diaspora, mais le projet a capoté. Aujourd’hui, je ne vois que Google+ comme concurrent sérieux, mais je doute d’y faire basculer une majorité de mes « amis » facebook. Si vous avez une suggestion, je suis preneur (et le premier qui dit Copains d’Avant se prend une tarte à la crème).

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