Archives de la catégorie santé

Bonne année Bertrand !

Après des centaines d’articles en 2012, des dizaines en 2013, et des unités en 2014 et 2015, vous avez pu royalement lire un article en 2016 sur ce blog. On dit que ce n’est pas la quantité qui compte, je crois… Je vais quand même tenter de faire mieux en 2017. Déjà avec un article maintenant, je fais aussi bien que 2016 !

Oui, c’est de la pensée positive ! Et c’est bon pour votre cerveau, essayez, et il vous remerciera. Attention, penser positivement, ce n’est pas penser que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. C’est chercher des solutions plutôt que des coupables.

Pour ceux qui me suivent depuis longtemps, la nouvelle année a été plusieurs fois l’occasion de me lancer des défis personnels. Ce blog en 2012. 2013 sans alcool. Cette année 2017 n’y échappera pas. J’ai pris une grande résolution sportive : plus de journée sans un minimum de sport. Si je n’ai pas marché plus de 5000 pas, ou nagé, ou pédalé, je devrai achever ma journée par une séance de sport. En toute logique, 2018 sera l’année du bodybuilding… ou de mon décès prématuré.

Vous avez lu jusqu’ici, c’est bien. Vous souvenez-vous encore du titre ? J’y souhaitais une bonne année à Bertrand. Je vous entends déjà : « mais c’est qui Bertrand ? » La vraie bonne question, c’est « il revient quand Bertrand ? »

Je vous laisse en tête-à-tête avec cette excellente websérie de Ioudgine, une excellente scénariste qui vide son fiel un peu partout sur la toile, et tout simplement indispensable.

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2014-049 – Nos grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités

Les histoires de super-héros ont toujours plu. Les demi-dieux grecs et romains sont les ancêtres directs de Superman et Batman. Et tous les lecteurs de ces histoires ont rêvé un jour de posséder eux-mêmes un super-pouvoir.

La réalité tente actuellement de rattraper la fiction. Iron Man est en construction aux États-Unis d’Amérique. L’exosquelette du film Aliens est fonctionnel dans un laboratoire italien.

Aliens Ripley Power Loader exoskeleton exosquelette

Mais en fait, ces avancées technologiques à venir nous font oublier celles qui existent déjà.

Aujourd’hui, de nombreux super-pouvoirs nous sont accessibles. Nous pouvons nous déplacer à plus de 200 km/h. Nous pouvons soulever des tonnes de matériaux. Nous pouvons communiquer à des dizaines de milliers de kilomètres de distance. Nous pouvons guérir de maladies mortelles et de graves mutilations. Nous pouvons accéder à un volume de savoirs qui dépasse l’entendement.


J’avais la première partie de cet article en tête depuis longtemps. Mais je ne savais pas quoi en faire. C’est la lecture d’un album de Spiderman (Vocation, de l’excellent J. Michael Straczynski) qui a fait tilt en m’endormant hier. Comme d’habitude, le motif « De grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités » était de la partie. C’est le credo de Spiderman, sa motivation transmise par son oncle défunt, qui le pousse à mettre ses pouvoirs au service des faibles et des opprimés.

Nous avons, tous, accès à de grands pouvoirs, inimaginables il y a cent ans. Voir même il y a vingt ans. Quand je dis « nous », je pense bien sûr à ceux pour qui la survie quotidienne n’est pas une source d’inquiétude. Que faisons-nous pour assumer les grandes responsabilités qui vont avec nos super-pouvoirs ?

Sans tomber dans le cliché du patrouilleur en costume au goût discutable, je ne peux m’empêcher de penser que, sous couvert de détente, de loisirs, nous passons à côté d’une grande part de notre potentiel. Que dirions-nous devant un film de super-héros où l’un d’entre eux déciderait d’ignorer ses pouvoirs, et de passer ses journées sur Candy Crush ?

A ceux qui seraient tentés de me répondre qu’une seule personne ne peut pas changer le monde… relisez le conte du colibri 🙂

Ces super-pouvoirs sont relativement récents. Nos grands-parents ont connu une époque où tous ces outils technologiques n’existaient pas. J’ai encore vu ce décalage récemment, quand ma grand-mère s’est émerveillée à propos d’un GPS. Peut-être faudra-t-il quelques décennies avant que nos sociétés ne réalisent à quel point nos capacités ont évolué. Je préfère me dire ça que d’imaginer un futur où tout aura empiré.

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2014-005 – La bonne résolution oubliée

Eh oui, j’ai réussi à en oublier une. Je vous ai déjà parlé, en mars 2012, du fait de voter avec vos pieds. Version courte : vos choix économiques ont des conséquences.

C’est pourquoi j’ai quitté EDF pour rejoindre Enercoop. Je vous laisse consulter leur site pour les détails. Sachez juste que :

  • Au niveau technique, ça ne change rien à votre installation électrique à la maison.
  • C’est plus cher qu’EDF. Ben oui, les énergies renouvelables ne sont pas autant subventionnées que le nucléaire. Peut-être que la commission d’enquête parlementaire sur les coûts de la filière nucléaire aboutira à rectifier le tir. C’est pas pour demain…
  • Le vrai changement est en amont. Votre argent ne tombe plus dans les caisses d’EDF, mais dans des investissements dans les énergies renouvelables.

Fukushima a démontré que même dans un pays dit développé, la sécurité n’est jamais absolue.

Si vous l’ignoriez, sachez que nous n’avons pas de mine d’uranium en France. Il faut donc importer le combustible. La guerre au Mali a montré qu’il est très coûteux d’assurer ces approvisionnements.

Et enfin, le coût de l’énergie nucléaire ne cesse de grimper. Le chantier de l’EPR de Flamanville est de ce point de vue une vraie leçon de choses

Les représentants d’Enercoop que j’ai rencontrés cet été m’ont convaincu : plus nous serons nombreux à quitter EDF, plus il sera facile de créer un rapport de force avec le gouvernement pour enclencher une vraie transition énergétique.

Alors ? Vous signez ? Faites au moins le devis en ligne, c’est rapide si vous avez une facture EDF sous la main.

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2014-01 – It’s a new dawn, it’s new day, it’s a new life… and I’m feeling good.

D’abord, un peu de musique pour commencer l’année. Parce que bon, Muse, quoi.

Ensuite, un petit bilan de l’année 2013. A nouveau une année pleine de surprises, une année que je n’aurais pas cru si on me l’avait raconté… 2 ans plus tôt ? Au compteur, 1 an de plus, 20 kilos de moins, beaucoup de lecture, beaucoup d’écriture (mais pas ici), beaucoup de rencontres, de rebondissements, et d’enfants qui grandissent.

Enfin, les résolutions pour l’année. En 2012, j’avais lancé ce blog (ma 3e tentative) sous forme de défi à moi-même, pour me forcer à l’écriture. Exercice réussi pendant 4 mois, avec un article par jour. Sur l’année, 50% de réussite avec 183 articles.
En 2013, ma première résolution était 0 alcool (tenu). Le 1er janvier, je l’ai complétée avec 0 Coca (tenu). J’ai alors remplacé mes voyages au distributeur pour du Coca par des voyages sucreries. Bilan, +4 kilos en 2 mois et demi. Je me suis repris en main grâce à Fitbit, pour un total de -20 kilos en 7 mois. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup.

J’en conclus surtout que, contrairement à toutes mes précédentes résolutions vagues et rapidement oubliées, celles des deux dernières années ont plutôt bien fonctionné. Elles avaient en commun d’avoir des objectifs quantifiables, et d’être plutôt contraignantes. Donc… je continue ?

Que faire de 2014 ? Je compte reboire de l’alcool, mais en quantité très très modérées. Et jamais en semaine, ce qui m’évitera le risque professionnel de l’alcoolisme mondain. J’ai arrêté le Coca, pas de raison de reprendre. Contrairement à l’alcool, personne ne s’est jamais offusqué de ma sobriété en Coca. Je verrai si mon poids est stable. Sinon, Fitbit reprendra du service.

Mais j’ai aussi besoin d’un petit défi, quelque chose qui me pousse à agir, dans le bon sens. Or donc, voici la liste de mes résolutions !

  1. Plus de jeux vidéos pendant un an. Ni sur smartphone, ni sur PC, ni sur console, rien, nibs, nada. Et ça commencera par la désinstallation des jeux actuels.
  2. Plus de série américaine regardée seul.

    L’objectif de ces trois premiers points est de me libérer du temps de cerveau.
    Je ne regarde quasiment jamais la télé, pas moyen de gratter à ce niveau-là. Libérer du temps de cerveau, c’est bien, mais pour quoi faire ? Je vous remercie de me poser la question.

  3. Revenir aux fondamentaux de ce blog, mais avec les idées des autres. Chaque jour, un lien vers un article ou une vidéo intéressante sera posté. J’ai hésité à me fixer une date limite de fraîcheur de l’article (moins d’une semaine, moins d’un mois…). A la réflexion, ce n’est pas utile. Il vaut mieux faire pertinent que récent. Si j’ai le temps, j’ajouterai un petit mot, ou un extrait. Sinon, un article, hop, à vous de voir si vous cliquez ou pas. Ah, si, une condition, l’article doit être en accès libre au moment où j’écris.
  4. Si les trois premiers points me libèrent vraiment du temps de cerveau, je veux écrire un roman. La trame existe, elle est dans ma tête depuis le 21 juillet 2013. Avec les personnages, les rebondissements, et beaucoup d’autre chose. Je me torturais pas mal avec les « bons outils » à utiliser pour écrire. Scrivener, Evernote, Framapad, etc. Et puis Seth Godin m’a une fois de plus ramené à la raison. J’écrirai donc ce bouquin sur tout ce qui me tombera sous la main, du moment que je peux y accéder à tout moment, et avec une sérieuse sécurité pour ne rien perdre en route.

En cadeau de bonne année, la traduction du court article « Productivity gap » de Seth Godin.

On pourrait croire qu’avec toutes les applications de productivité pour iPad et smartphones, les blogs et les techniques et les discussions sur la productivité… nous serions bien plus productifs au final.

Êtes-vous plus productif ? Combien plus ?

Je me demande combien de productivité vient de nouvelles techniques, et combien vient de simplement être dégouté de la non-productivité et de la décision de faire quelque chose qui compte, dès maintenant.

Isaac Asimov a écrit plus de 400 livres, sur une machine à écrire, sans accès aux outils modernes de productivité. J’ai du mal à imaginer qu’ils auraient pu l’aider à en écrire 400 de plus.

Bien sûr, les habitudes comptent. Comme le fait de sortir du sentier tracé. Mais si vous voulez vraiment, vraiment vous cacher, vous trouverez un moyen.

L’instinct de produire un bon travail ne nécessite pas un portable à la mode.

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2013-026 – La série « Revolution » a tout faux. Je vous la recommande.

Je vous ai parlé il y a quelques temps de la série Revolution.

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Le pitch est court – ce sont les plus efficaces : nous sommes en 2028, tous les appareils électriques se sont arrêtés depuis 15 ans.
Il s’agit donc d’un univers post-apocalyptique assez classique. Après la catastrophe, les humains ont dû se réorganiser considérablement. Le niveau technologique est revenu à l’ère industrielle, à base de puissance animale et de vapeur.

Une série pleine de qualités…

Sachez que le créateur J. J. Abrams a aussi pondu Lost et de Fringe. Si comme moi vous pensez avoir perdu bêtement plus de 100h de votre vie à regarder Lost, attendez un peu avant de partir en courant. Il a appris de ses erreurs.
Vous retrouverez donc des personnages attachants et complexes, des mystères, des flashbacks, des mystères, la musique d’ambiance, des mystères, des traîtrises inattendues, et des mystères.

Mais.

Un gros Mais.

Vous n’aurez pas, du moins durant la seule saison à ce jour, de mystère sans réponse. Et ça, c’est énorme ! Enfin, pas en tant que tel. C’est surtout un soulagement après Lost.

…mais où la science n’est souvent qu’un prétexte.

La grande différence entre le genre science-fiction et le genre fantastique, c’est que le premier est censé justifier tous les événements de manière scientifique. Par exemple, les vampires peuvent exister dans les deux genres. Dans le premier, ils seront expliqués par une maladie ou une mutation. Dans le second, ils seront expliqués par une malédiction divine ou un sortilège.

Revolution fait partie de la première catégorie. Les événements devraient donc respecter les théories scientifiques les plus récentes, ou une nouvelle théorie si nécessaire. C’est bien le cas.

Mais derrière cette réflexion globale réussie se cache un échec dans les détails. Tout d’abord, de nombreux objets antérieurs au black-out sont retrouvés par les personnages. Ils sont tous parfaitement fonctionnels. Dans notre société du tout-jetable, il y a bien peu d’objets manufacturés dotés d’une aussi longue conservation sans entretien (obsolescence programmée ou pas).

Plus largement, le niveau de vie est ramené, en Amérique du Nord, au XIXe siècle. Les déplacements se font à cheval. La vie est organisée autour des cultures. Je trouve cela peu crédible.

L’épistémologie, ce n’est pas un gros mot.

L’évolution des sciences se fait par progrès successifs dans toutes les disciplines. Personne n’a inventé l’automobile. Il y a d’abord eu des chariots, avec de nombreux modèles de roues et de fixations. Puis l’installation d’une propulsion. Chaque étape, chaque petit progrès, a nécessité des centaines d’innovations.

Si toute la planète perdait l’électricité demain, qui connaîtrait, pratiquement, les techniques pré-électricité du XIXe siècle ? Une infime partie doit être connue de quelques rares historiens, répartis sur toute la planète.

Pas convaincu ? Demandez aujourd’hui à un concepteur d’automobile de concevoir intégralement une voiture des années 70. Il lui manquera la connaissance de dizaines de contraintes.

Idem avec un médecin que vous priveriez de toute la pharmacopée moderne. Il connaît les médicaments, peut-être même leur composition chimique. Bon courage pour reproduire un antihistaminique, sans aucune machine électrique.

L’ingénieur Thomas Thwaites a essayé de réaliser seul un grille-pain. Il en a démonté un. Il a ensuite tenté de reproduire toutes les pièces en extrayant lui-même les matières premières. « The Toaster Project« , le récit de son échec est très amusant et instructif à lire. Tonton Alias en parle ici.

En conclusion, je pense que si les appareils électriques s’arrêtaient demain, notre niveau technologique régresserait bien plus loin que le XIXe siècle, du fait de la perte de savoirs et de savoir-faire. Il faudrait redécouvrir tout le processus agricole local, puisque les transports que nous connaissons disparaitraient.

On peut imaginer que nous finirions par revenir à l’ère de la vapeur. Mais en quinze ans seulement ? Rien que le nombre d’animaux nécessaire poserait un énorme problème. Il faudrait comparer le ratio chevaux/humains de l’époque et maintenant. J’ai trouvé 2 420 000 chevaux en France en 1950. Revenir à une telle quantité demanderait bien plus que quinze ans…

Le progrès technologique est comme un déplacement en monocycle. Dès qu’on s’arrête, on tombe et on se fait mal !

Post scriptum : oui, le personnage principal du premier épisode de Revolution se savait ardemment recherché. Il n’a cependant pas cru utile de changer de nom après avoir déménagé…

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