Archives de la catégorie politique

Mon pays

– Tu fais quoi ?

– Je crée mon propre pays.

– T’as le droit ?

– Comme tout le monde, non ?

– Ben non, un pays, ça se fait pas comme ça, y a des règles…

– Ah ouais ? Marrant, je suis pas historien, mais pour moi, la règle la plus utilisée pour créer un pays, c’est la loi des plus forts.

– Nan, mais, doit y avoir autre chose.

– Comme quoi ? La reconnaissance par d’autres pays ? Quand d’autres dominants te reconnaissent comme un des leurs, donc ?

– Euh… Je peux venir dans ton pays ?

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Comment ils vous incitent à l’abstention [Seth Godin]

Deux jours avant les élections présidentielles américaines de 2016, Seth Godin a tenté de convaincre les abstentionnistes d’aller voter. Son article parle des spots télévisés de dénigrement des autres candidats, qui n’existent pas en France. Mais le principe est bien présent chez nous : les réseaux sociaux fourmillent de critiques des candidats, qui pointent parfois des failles bien réelles. Il est cependant intéressant de savoir que des équipes de campagne se lancent activement, mais secrètement, dans ces opérations  de dénigrement. Comme le fait l’équipe Fillon contre Macron via RidiculeTV ! Au moins, aux USA, les spots télévisés doivent être signés par leurs auteurs…

Voici ma traduction de l’article de Seth Godin, les critiques et réactions sur la traduction ET sur le fond de l’article sont les bienvenues, comme d’habitude.


Comment ils vous incitent à l’abstention.

La façon la plus simple de gagner une élection est d’inciter ceux qui pourraient voter pour votre adversaire à ne pas voter.

La télévision a été un outil efficace de cette stratégie, et la croissance du taux de participation des électeurs a ralenti depuis que les candidats ont commencé à utiliser des campagnes TV massives il y a 50 ans. [Le taux de participation à l’élection présidentielle américaine de 2016 était le plus bas depuis 2000].

Cela fonctionne parce que ce n’est pas difficile d’inciter quelqu’un à l’abstention.

Les deux raisons les plus couramment inexprimés pour ne pas voter sont:

« Je ne veux pas voter pour la personne qui perdra, parce que je me sentirais mal d’avoir gaspillé mon vote et d’être associé au résultat le moins populaire. »

« Je ne veux pas voter pour le gagnant, parce que je serais alors en partie responsable de ce qui se passera. »

Une justification très populaire à ces comportements est la suivante :

« Je n’aime aucun des candidats, ils sont tous nazes. »

Le truc, c’est que le leader parfait n’a jamais existé. Il n’y a jamais eu de président sans défaut. Il y a toujours des faiblesses, des fragilités et des scandales. Il faut plus d’une centaine d’années avant que la patine du temps n’apparaisse, et même alors, les plus grands dirigeants à travers l’histoire présentaient des défauts qui les disqualifieraient à notre époque de médias prédateurs.

Même chose pour les organismes de bienfaisance auxquels nous donnons (ou pas), les héros et les mentors que nous vénérons, les organisations dont nous sommes fiers d’être membres.

Le changement est toujours inconfortable. Il n’y a pas de bonnes réponses, pas de clés idéales qui déverrouillent l’avenir. Les projets risqués seront toujours risqués.

Les médias, avec notre complicité, ont créé un jeu qui nous rend désabusés et dégoûtés. Mais seuls les électeurs désabusés et dégoûtés sont capables de relever le niveau à long terme.

Votez comme si vous étiez responsable des conséquences, parce que vous l’êtes, surtout si vous ne votez pas.

Votez comme si ce n’était pas anonyme, en sachant que vous aurez à l’expliquer à vos petits-enfants.

Travaillez pour la justice. Le progrès est possible. C’est important.

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Manifeste agile : tentative de réécriture généraliste

Le manifeste agile est une déclaration de principe de plusieurs experts de développement logiciel. Il est donc centré sur les problématiques de programmation informatique, au sens large. La programmation informatique concerne des projets de plus en plus vaste. La complexité qui en découle nécessite beaucoup d’efforts de gestion de projet.

Toute organisation, même votre association de parents d’élèves, rencontre des difficultés d’organisation. Je déplore notamment que ce sujet ne soit absolument jamais abordé tout au long de la scolarité en France. Je crois avoir abordé ces sujets uniquement durant mes études supérieures. Pourtant, tout le monde est concerné.

Afin de vérifier ma bonne compréhension de ce texte, je vais tenter de modifier ce texte. Je vise à produire une version du manifeste compréhensible, et applicable, par des non-informaticiens. Vous trouverez donc ci-dessous le texte original, où j’ai grasseyé les termes qui me paraissent viser spécifiquement le secteur informatique. Ou, plus largement, les termes qui ne peuvent pas s’appliquer à n’importe quel projet.

Quatre valeurs.

  1. Les individus et leurs interactions plus que les processus et les outils.
  2. Un produit qui fonctionne plus qu’une documentation exhaustive.
  3. La collaboration avec les clients plus que la négociation contractuelle.
  4. L’adaptation au changement plus que le suivi d’un plan.

Douze principes.

  1. Notre plus haute priorité est de satisfaire le client en livrant rapidement et régulièrement des fonctionnalités à grande valeur ajoutée.
  2. Accueillez positivement les changements de besoins, même tard dans le projet. Les processus agiles exploitent le changement pour donner un avantage compétitif au client.
  3. Livrez fréquemment un produit opérationnel avec des cycles de quelques semaines à quelques mois et une préférence pour les plus courts.
  4. Les utilisateurs ou leurs représentants et les développeurs doivent travailler ensemble quotidiennement tout au long du projet.
  5. Réalisez les projets avec des personnes motivées. Fournissez-leur l’environnement et le soutien dont ils ont besoin et faites-leur confiance pour atteindre les objectifs fixés.
  6. La méthode la plus simple et la plus efficace pour transmettre de l’information à l’équipe de développement et à l’intérieur de celle-ci est le dialogue en face à face.
  7. Un logiciel opérationnel est la principale mesure d’avancement.
  8. Les processus agiles encouragent un rythme de développement soutenable. Ensemble, les commanditaires, les développeurs et les utilisateurs devraient être capables de maintenir indéfiniment un rythme constant.
  9. Une attention continue à l’excellence technique et à une bonne conception renforce l’agilité.
  10. La simplicité – c’est-à-dire l’art de minimiser la quantité de travail inutile – est essentielle.
  11. Les meilleures architectures, spécifications et conceptions émergent d’équipes auto-organisées.
  12. À intervalles réguliers, l’équipe réfléchit aux moyens de devenir plus efficace, puis règle et modifie son comportement en conséquence.

Comme vous avez pu le constater, je n’ai relevé que quatre mots, utilisés à plusieurs reprises ou en variantes. Produit, logiciel, client et développeur.
Développeur est le plus simple à traiter. Sans changer le sens dans le manifeste, il est possible de le remplacer par « réalisateur », ou « agent », ou tout simplement « membre ».
« Client » désigne les commanditaires de l’action entreprise. Ce mot a une connotation très commerciale. Attention, les utilisateurs ne sont pas toujours les clients, et inversement. Si par exemple votre projet change l’organisation d’un service, votre bénéficiaire peut être le chef du service. Alors que les utilisateurs finaux sont les usagers du-dit service. Le mot « commanditaire » étant déjà employé dans le manifeste, je l’utiliserai à la place de « client ».
« Produit » et « logiciel » sont employés dans le même sens. Il est possible de les remplacer par « réalisation », qui peut aussi s’appliquer à des événements.

En toute modestie, voici donc ma réécriture généraliste du Manifeste Agile :

Quatre valeurs.

  1. Les individus et leurs interactions plus que les processus et les outils.
  2. Une réalisation qui fonctionne plus qu’une documentation exhaustive.
  3. La collaboration avec les clients plus que la négociation contractuelle.
  4. L’adaptation au changement plus que le suivi d’un plan.

Douze principes.

  1. Notre plus haute priorité est de satisfaire le commanditaire en livrant rapidement et régulièrement des fonctionnalités à grande valeur ajoutée.
  2. Accueillez positivement les changements de besoins, même tard dans le projet. Les processus agiles exploitent le changement pour donner un avantage compétitif au client.
  3. Livrez fréquemment une réalisation opérationnelle avec des cycles de quelques semaines à quelques mois et une préférence pour les plus courts.
  4. Les utilisateurs ou leurs représentants et les membres de l’équipe projet doivent travailler ensemble quotidiennement tout au long du projet.
  5. Réalisez les projets avec des personnes motivées. Fournissez-leur l’environnement et le soutien dont ils ont besoin et faites-leur confiance pour atteindre les objectifs fixés.
  6. La méthode la plus simple et la plus efficace pour transmettre de l’information à l’équipe de projet et à l’intérieur de celle-ci est le dialogue en face à face.
  7. Une réalisation opérationnelle est la principale mesure d’avancement.
  8. Les processus agiles encouragent un rythme de développement soutenable. Ensemble, les commanditaires, les membres de l’équipe et les utilisateurs devraient être capables de maintenir indéfiniment un rythme constant.
  9. Une attention continue à l’excellence technique et à une bonne conception renforce l’agilité.
  10. La simplicité – c’est-à-dire l’art de minimiser la quantité de travail inutile – est essentielle.
  11. Les meilleures architectures, spécifications et conceptions émergent d’équipes auto-organisées.
  12. À intervalles réguliers, l’équipe réfléchit aux moyens de devenir plus efficace, puis règle et modifie son comportement en conséquence.

J’attends avec impatience vos commentaires. Je sais notamment qu’il y a un expert parmi mes lecteurs…

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[Eros Sana] Nous ne somme pas en guerre

Mon ami Eros a écrit un très bon résumé des dangers des dernières déclarations gouvernementales. Extrait :

 

Nous ne sommes pas en guerre. « Entrer en guerre » signifierait accepter ce que les terroristes tentent justement d’imposer à notre société et à ses institutions : la division, la suspension ou la fin de plusieurs de nos libertés fondamentales, la fin de notre Etat de droit, la fin de notre démocratie. Entrer en guerre, adopter un état d’esprit guerrier – une « union sacrée » –, ne pas seulement répondre avec le déjà très étoffé arsenal répressif juridique et administratif, y ajouter des mesures « exceptionnelles », c’est abandonner ce qui fait de la France ce qu’elle est, un Etat de droit. On ne peut répondre à ces actes terroristes par l’instauration d’un régime d’exception. Pour chacun d’entre nous, ce serait sacrifier, consciemment ou non, une grande partie de nos libertés individuelles et de nos droits collectifs, sur l’autel d’une illusion sécuritaire. On combat les terroristes. On ne peut malheureusement pas éradiquer le terrorisme.

Pour le texte entier, je vous renvoie vers Basta!

Merci, Eros.

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4 Commentaires

Les pistes de Ploum pour agir après… tout ça.

Éradiquons la source du terrorisme ! https://ploum.net/eradiquons-la-source-du-terrorisme/

Nous sommes tous coupables d’oublier d’offrir de l’humanité à toute une couche de la population. Nous l’endoctrinons à la consommation, nous lui offrons une fausse image de luxe obscène. À la première incartade, nous la brimons et nous l’accusons de tous nos maux. Nous qui avons une vie confortable et luxueuse, nous accusons ceux qui peinent pour survivre de ne pas faire d’efforts et d’être coupables du fait que nous ayons un peu moins de luxe ce mois-ci.

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