Archives de la catégorie futur

[Eros Sana] Nous ne somme pas en guerre

Mon ami Eros a écrit un très bon résumé des dangers des dernières déclarations gouvernementales. Extrait :

 

Nous ne sommes pas en guerre. « Entrer en guerre » signifierait accepter ce que les terroristes tentent justement d’imposer à notre société et à ses institutions : la division, la suspension ou la fin de plusieurs de nos libertés fondamentales, la fin de notre Etat de droit, la fin de notre démocratie. Entrer en guerre, adopter un état d’esprit guerrier – une « union sacrée » –, ne pas seulement répondre avec le déjà très étoffé arsenal répressif juridique et administratif, y ajouter des mesures « exceptionnelles », c’est abandonner ce qui fait de la France ce qu’elle est, un Etat de droit. On ne peut répondre à ces actes terroristes par l’instauration d’un régime d’exception. Pour chacun d’entre nous, ce serait sacrifier, consciemment ou non, une grande partie de nos libertés individuelles et de nos droits collectifs, sur l’autel d’une illusion sécuritaire. On combat les terroristes. On ne peut malheureusement pas éradiquer le terrorisme.

Pour le texte entier, je vous renvoie vers Basta!

Merci, Eros.

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Le jour d’après, par Kitetoa.

Le jour d’après… Changez-vous durablement si vous voulez changer le monde

http://reflets.info/le-jour-dapres-changez-vous-durablement-si-vous-voulez-changer-le-monde/

J’ai eu le plaisir de discuter quelques fois avec Kitetoa. Je suis 100% d’accord avec son diagnostic et ses conclusions. Et vous ? Qu’êtes-vous prêt à changer en vous pour changer le monde ?
Moi j’essaie. Je donne 2€ tous les mois à reflets.info pour qu’ils continuent d’exister, par exemple.
Je compte sur vous pour essayer aussi

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Les pistes de Ploum pour agir après… tout ça.

Éradiquons la source du terrorisme ! https://ploum.net/eradiquons-la-source-du-terrorisme/

Nous sommes tous coupables d’oublier d’offrir de l’humanité à toute une couche de la population. Nous l’endoctrinons à la consommation, nous lui offrons une fausse image de luxe obscène. À la première incartade, nous la brimons et nous l’accusons de tous nos maux. Nous qui avons une vie confortable et luxueuse, nous accusons ceux qui peinent pour survivre de ne pas faire d’efforts et d’être coupables du fait que nous ayons un peu moins de luxe ce mois-ci.

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La liberté d’expression s’use parce que tu ne t’en sers pas. Oui, toi.

Je ne suis pas un dessinateur. Encore moins un caricaturiste. Je ne me lancerai donc pas dans un gribouillage pour illustrer mon propos.

Pourtant, j’ai peur. Peur que d’ici une semaine le slogan #JeSuisCharlie ne soit plus qu’un vague souvenir. Que puis-je faire pour que ce ne soit pas le cas ?

Écrire. Écrire pour alléger ce poids dans ma poitrine. Écrire pour vous dire mes larmes. Écrire pour expliquer. Écrire pour partager.

Benjamin Bayart a dit : L’imprimerie a permis à l’humanité de lire. Interner lui permettra d’écrire.

Vous qui me lisez, vous êtes capable d’écrire. Maladroitement, peut-être. Mais le plus bel hommage que vous puissiez rendre à ces créateurs morts de leur liberté d’expression, c’est de trouver un petit coin du net, un blog, une zone de commentaires, et que vous fassiez entendre votre voix. Un paragraphe au moins. Ou si c’est trop, une ligne. Un mot. Mais exprimez quelque chose en public.

Parce qu’il y aura au moins un lecteur de vos mots. Et qu’avec un peu de chance il vous répondra.

Il vous félicitera, et vous aurez gagné beaucoup grâce à cette connexion avec un autre humain.

Ou il vous dira son désaccord, et vous penserez qu’il aura tort, et vous aurez appris à mieux exprimer vos pensées.

Ou il vous dira son désaccord, et vous penserez qu’il a raison, et vous aurez eu la chance immense d’avoir appris une nouvelle chose.

Sérieusement, vous attendez quoi pour vous exprimer ? La permission ? Si vraiment il vous en faut une, je vous la donne. C’est même une permission écrite. Elle est donc chargée d’autorité !

Allez écrire pour Bernard Maris. Pour Cabu. Allez écrire en souvenir de Charb. En mémoire de Wolinski. Ils ont tant fait pour nous, maintenant c’est votre tour.

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Aimons les tueurs comme nous aimions leurs victimes. #JeSuisCharlie

Oui, je sais, ce titre va probablement choquer mes lecteurs. Et pourtant, pourtant, il ne s’agit pas d’un appât à clics, et pas plus d’une provocation facile. Encore moins d’un message religieux pas subtil.

Nous avons vu aujourd’hui des humains décider froidement, méthodiquement, d’éliminer d’autres humains, parce que leurs idées leur déplaisaient. C’est d’une rare inefficacité : les unes de Charlie Hebdo ont connu aujourd’hui un retentissement inégalable. Le monde entier les a vues.
Est-ce que les caricaturistes vont trembler et s’autocensurer à l’avenir ? J’en doute, les martyrs de Charlie Hebdo devraient plutôt provoquer une renaissance de la satire, et de nombreuses vocations.

Aveuglés par leurs croyances, ces assassins ont donc provoqué le résultat inverse de celui recherché. Pour leur action en faveur de la liberté d’expression future, nous pouvons déjà leur être reconnaissants.

Mais pour leur action contre la liberté d’expression passée, j’ai, comme vous peut-être, pensé un instant que ces meurtriers méritaient une exception à ma propre croyance en la non-violence, sous la forme de tortures longues et raffinées. Et puis, je me suis rappelé un proverbe de dresseur lu je ne sais où.

Si tu es gentil avec un chien, il sera gentil.
Si tu maltraites un chien, il deviendra agressif.
Si tu alternes sans raison apparente les bons et les mauvais traitements, il deviendra fou.

Je ne souhaite ni la mort, ni la souffrance de ces humains terroristes. Je souhaite qu’ils réalisent leurs erreurs, et qu’ils passent le reste de leurs jours à tenter de les réparer.
C’est pourquoi plutôt que de les haïr, je choisis de les aimer.

J’ai bien conscience qu’il est peu probable qu’ils me lisent, ou que la lecture de mes mots provoque une soudaine prise de conscience les menant à la rédemption.

Mais je sais qu’ils s’attendent à être punis un jour, et qu’ils espèrent probablement devenir des martyrs de leur cause. Ne leur laissons pas cette victoire.
Leur donner notre amour est le meilleur moyen de les perturber dans leur obstination.
Leur donner notre amour est le seul moyen qu’ils puissent redevenir bons un jour.

Qu’avons-nous à perdre à essayer ?

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