Archives de la catégorie futur

2014-058 – Dis, quand reviendras-tu ?

Dis, au moins le sais-tu ?
Eh bien, eh bien, eh bien…
C’est très silencieux ici.
On peut même y constater que les mêmes causes produisent les mêmes effets.
En mai 2012, c’est la campagne électorale législative qui a pulvérisé mon rythme d’un article par jour.
Cette année, ce sont les municipales, qui ont commencé à entamer mon rythme. Étrangement, le (pseudo) remaniement ministériel m’offre une pause : l’Assemblée nationale avait suspendu ses travaux durant cinq semaines, c’est donc une sixième semaine à activité réduite qui s’annonce.
Mais les élections européennes s’annoncent intenses, et auront par ricochet une grande influence sur mon avenir professionnel. Je vais être très subtil en vous annonçant ma préférence : il nous faut un New Deal français et européen :-)
En conclusion, sachez que je continue d’écrire, mais que je n’ai pas suffisamment de temps pour peaufiner mes articles. Ils arriveront donc au compte-gouttes jusqu’à fin mai.

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2014-057 – [Myroie] L’interview. Partie 5/5 : voyages dans le temps

Cet article prolonge l’interview débutée ici, et poursuivie , et .

Let’s do the time warp again : Quels ont été les éléments marquants qui t’ont amenés à être illustratrice ? (si c’est bien ton activité principale !)

C’est bien mon activité principale. Y a pas vraiment d’événement marquants, en fait. Boulet l’a dit, tous les enfants dessinent : il y a simplement ceux qui ne s’arrêtent pas. Là où j’ai commencé à envisager ça comme une potentielle carrière, c’est quand j’ai commencé à lire et à recopier des mangas. J’ai un nombre incalculable de reproductions des dessins de Dragon Ball Z, manga dont j’étais complètement fan. Mon but c’était de dessiner assez bien pour faire mon propre manga, avec mes copines dedans. Comme j’adorais faire des histoires me mettant en scène moi et mes amis, je n’ai jamais arrêté de dessiner, et à la fin du lycée, j’ai orienté mes études vers le dessin.

Après le flash-back, passons au futur antérieur. Il y a 10 ans, aurais-tu imaginé ta vie aujourd’hui telle qu’elle est ?

Voyons voir, il y a dix ans, j’avais quatorze ans et je m’apprêtais à entrer au lycée, en section Littéraire Art Plastique dans le but de devenir styliste ou mangaka. Et la politique, j’en avais rien à faire. Donc non, je ne crois pas que j’aurais pu l’imaginer. De toute façon, j’appréhendais le futur de manière très abstraite, pour moi la simple idée que je puisse devenir adulte c’était quelque chose de super lointain. Je m’imaginais grosso-modo devenir une sorte de réplique de mes parents avec la fibre artistique en plus. Le schéma classique, donc : boulot (artistique), mariage, famille, maison, voiture, dettes. Et aujourd’hui rien ne saurait être plus éloigné de ce à quoi j’aspire.

Il te reste le boulot artistique, quand même. Et dans 10 ans ? Mordue par la politique ? Caricaturiste pour un quotidien national ? Ou élue en charge des affaires culturelles ?

Je n’en sais rien. Je n’y pense pas, en fait. Je fais ce qui me semble important et enrichissant pour moi et les autres au jour le jour. Dans dix ans, je serai peut-être sur un bateau de Sea Shepherd, j’aurais peut-être déménagé en Californie, je ferai peut-être partie d’une troupe de cirque… Je n’en sais rien. Ce que j’espère c’est que je serai à un endroit où je rêve d’aller et pas clouée à un endroit qui me déplaît à me demander ce que j’ai bien pu faire ces dix dernières années.

Pourquoi choisir ? Tu pourrais monter une troupe de cirque californien à bord du Sea Shepherd ! Bref, un dernier mot, avant de clôturer cette interview ?

Faire les trois en même temps, je doute que ce soit possible. Mais faire les trois alternativement dans ma vie, j’aimerais beaucoup. L’avenir me le dira.
Et sinon, comme dernier mot, euh… Comment on conclut une interview normalement ? On va faire dans la valeur sûre : paix, licornes et paillettes sur vous tous.

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2014-055 – [Myroie] L’interview. Partie 3 : Une rôliste débutante et enthousiaste

Cet article prolonge l’interview débutée ici, et poursuivie .

Tes tweets font parfois référence aux jeux de rôle. Depuis quand joues-tu ? Pourquoi ? Comment ?

J’ai toujours été intéressée par le Jeu de Rôle (enfin, à partir du moment où j’en ai entendu parler), mais les occasions m’ont souvent manquées parce que je fréquentais pas des cercles d’amis qui étaient vraiment passionnés par ce type de divertissement. J’avais tenté d’en faire une fois quand j’étais étudiante, mais c’était avec des gens que je connaissais pas très bien et finalement ça a vite capoté. Mais comme je l’ai dit, dernièrement, j’ai rencontré des tas de gens formidables, dont une rôliste (Keela Ciel d’Orage, sur twitter) qui a une imagination débordante et qui fait une excellente Maître du Jeu. Du coup, je joue à peu près une fois par mois avec elle et des amies qu’elle m’a présentées. C’est amusant parce qu’on est toutes sensibilisées au féminisme intersectionnel, du coup notre manière de jouer s’en ressent. Par exemple dans l’un de nos univers, je joue un "Nice Guy" parfaitement insupportable et ça créé pas mal de situations cocasses.

Pourquoi j’y joue, donc, ben parce que ça me plaît. En plus, je trouve que c’est un excellent moyen de développer son imagination et d’apprendre à improviser. Un peu comme au théâtre, avec les matchs d’impro. Plus ça va, plus je rentre dans mon personnage, plus je l’enrichis et plus je tente de jouer en fonction de son caractère. Des fois j’ai presque l’impression d’avoir un dédoublement de personnalité et c’est parfaitement jouissif.

Tu joues… uniquement avec des filles ? Ça existe, ça ? Blague sexiste à part, mon expérience de plusieurs clubs de jdr et de conventions est très majoritairement masculine. Vous faites le choix de jouer entre filles, ou c’est par absence de mec intéressé ?

Ouh, la vilaine blague : tu seras fouetté. Bref. Oui, effectivement, on est seulement entre femmes. Par hasard. Non, nous ne sommes pas des misandres castratrices, ça s’est juste fait comme ça. À mon avis, il y a bien plus femmes qu’on le croit qui sont intéressées par les milieux geeks, mais vu l’ambiance tendance misogyne qui règne dans les conventions, je comprends qu’elles les fuient. Personnellement, je suis toujours sur la défensive quand je me retrouve entourée de geeks masculins, parce que je sais que tous les délires de "fake geek girl" sont pas loin (avec les blagues pas drôles sur les sandwichs en bonus). Et comme ça m’emmerde de devoir me justifier auprès de mecs que je connais pas au sujet de mes passions et de mes loisirs, j’ai tendance à davantage me tourner vers celles qui me demandent pas de comptes… Et malheureusement, les personnes qui ne m’en demandent pas sont plus souvent des femmes. En fait, c’est tout juste si je fais ça consciemment. Je fréquente les personnes qui ne me jugent pas et qui sont bienveillantes. Je me retrouve donc plus facilement avec des personnes sensibilisées à l’intolérance et qui savent que toutes ces conneries de "fake geek girl" ne sont que des perpétuations du sexisme et de la mentalité de cloché (ne touche pas à mes passions, vil néophyte !). C’est con quand-même. Les gens sont près à tout pour se sentir originaux, y compris à rejeter les personnes qui s’intéressent aux mêmes choses qu’eux. Alors que bon, c’est chouette de rencontrer des gens qui aiment les mêmes choses que toi, je trouve. Et c’est pas grave s’ils connaissent moins ou s’ils s’y intéressent avec moins de passion, c’est toujours plaisant de partager des centres d’intérêts communs.

Mon expérience des filles en club, c’est plutôt un accueil respectueux. Bon, la plupart étaient des copines de joueurs. Mais je n’ai jamais été témoin du syndrome "fake geek girl". Peux-tu me donner quelques exemples de ces déclarations misogynes ?

Oh, oui, bien sûr, il existe heureusement des cercles respectueux. Mais ce n’est pas la majorité, contrairement à ce que les geeks masculins de mauvaise foi veulent nous faire croire. De toute façon, quand on est un homme, on ne peut pas toujours se rendre compte de ce que c’est que vivre la misogynie. Une blague qui semblera anodine à ces messieurs sera blessante et lourde à porter pour une femme. C’est comme le harcèlement de rue : ce n’est pas parce que des hommes n’en ont jamais vu (forcément, ils n’en sont pas la cible !) que ça n’existe pas. Bref.

Je n’ai pas fréquenté de conventions de JDR donc je ne peux pas donner d’exemples dans ce milieu spécifiquement (même si j’ai déjà entendu des témoignages sur le sujet qui étaient pas super encourageants ; il ne faut pas se leurrer, aucun milieu n’est épargné par la misogynie). Par contre, j’ai déjà travaillé dans le milieu du jeu vidéo et j’ai été à quelques conventions de JV ou en rapport avec le Japon et les mangas (type Japan Expo). Ce sera toujours les mêmes problèmes (qui ont été très bien décrits dans l’article de Mar_Lard) : blagues lourdes sexistes, sous-entendus sur le physique de telle ou telle femme, dénégation de la capacité à jouer aussi bien qu’un homme ("alors tu joues à quoi, en dehors des sims ?")… Comme exemple spécifique, je peux parler de ma première expérience de JDR : je jouais à Donjons & Dragons avec que des mecs. Ça peut paraître dérisoire, mais c’est toujours moi qui faisait à bouffer, et ils ne m’ont jamais remerciée pour ça, proposé de l’aide ou même proposé de faire la popote la fois suivante. Pour eux, que la seule femme se cogne la bouffe, c’était normal.

Autre exemple, durant un de mes stages en entreprise dans le milieu du Jeu Vidéo, j’ai été confrontée à un autre stagiaire qui voulait absolument me donner des directives sur mon travail alors qu’il n’avait pas à le faire. Ce même type a tenté de prendre mes fesses en photo un jour où je portais une jupe. Mais je l’ai pris en flagrant délit et je l’ai engueulé. En fait, quand je commence à y réfléchir j’ai des tas et des tas d’exemples qui me viennent en tête. Que ce soit du sexisme que j’ai subi, dont j’ai été témoin ou issu de témoignages que j’ai lus… Dans le milieu geek les exemples ne manquent pas. D’ailleurs, plusieurs twittos ont décidés de créer un site qui référence tous les exemples de sexisme qui existent dans ce milieu, et tristement, ils ont de quoi le remplir tous les jours.

Un exemple de réponse possible à ce genre de comportement :

Joli t-shirt de Batman. Je parie que tu ne lis même pas les bd / Joli maillot de sport. Je parie que tu ne suis même pas l'actualité de l'équipe.

Joli t-shirt de Batman. Je parie que tu ne lis même pas les bd / Joli maillot de sport. Je parie que tu ne suis même pas l’actualité de l’équipe. Et ce n’est pas un t-shirt de Batman, mais de Batgirl. Apprends tes logos.

Continuons sur le jeu de rôle. Quels sont tes jeux préférés ? Pourquoi ?

Je suis encore une novice, alors forcément, je connais peu de jeux. Du coup, de là à parler de mes jeux préférés… Jusqu’à maintenant, j’ai expérimenté trois univers : l’incontournable Donjon & Dragon, Lacuna et l’univers de mon amie MJ créé de toutes pièces et basé sur un de ses romans. J’ai aussi déjà joué à quelques "mini" Jeux de Rôles (ou "jeux d’ambiance") du type Loup Garou ou Petits Meurtres et Faits Divers. Et impossible de dire lesquels je préfère, ils ont tous leurs particularités. En fait, je crois que dans ce genre de jeu, ce qui importe le plus c’est avec qui tu joues, pas le jeu en lui-même. Ceci dit, j’ai hâte de découvrir d’autres univers, peut-être qu’à terme, j’aurai effectivement des préférences.

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2014-054 – [Myroie] L’interview. Partie 2 : ses ambitions pour changer le monde

Cet article prolonge l’interview débutée ici.

Tu as donc pour ambition de changer le monde, et les humains qui le peuplent, notamment au travers de ton blog et d’échanges en ligne. C’est très ambitieux, non ? Et à la fois un peu dérisoire/insuffisant, non ?

Effectivement, ça peut paraître ambitieux. Voire utopique. On me le dit souvent, d’ailleurs. Pourtant, je ne fais qu’appliquer le principe du conte du Colibri (http://colibri91.net/colibri.html) : je fais "ma part". Peu importe que les autres ne fasses pas la leur, je fais ce que je peux à mon échelle. Si j’arrive à apporter un peu d’amélioration à mon niveau et un peu de bonheur autour de moi, alors j’aurais fait mon travail à moi. D’une certaine manière, c’est un peu ma raison de vivre : améliorer les choses pendant mon vivant, aussi peu que ce soit. Mon but n’est pas vraiment de changer le monde et les gens, mais plutôt de permettre et d’encourager un changement vers du mélioratif. De créer des cercles vertueux ou de permettre à ceux dans lesquels je me trouve déjà de prospérer. En réfléchissant à toutes les injustices qui existent par exemple, j’ai compris comment elles pouvaient exister et blesser. Du coup, je tente de ne pas les renforcer, mais plutôt de les déconstruire. Ça peut paraître dérisoire, mais ça m’a permis déjà d’être plus bienveillante envers moi-même et envers les autres, et si c’est peu à l’échelle du Monde, dans mon univers à moi, c’est déjà énorme.

Tes combats sont très nombreux : végétarisme, féminisme, anti-capitalisme, droits LGBT, écologie… Tu n’as pas peur de te disperser ? Ne penses-tu pas qu’il faudrait prioriser un peu, et agir là où c’est le plus important ?

Je n’aime pas cette théorie selon laquelle il y aurait des combats plus importants. Selon moi, toute souffrance est à prendre en compte (tant qu’il ne s’agit pas de blessure à un ego mal placé). Toutes les intolérances doivent être déconstruites, il n’en existe pas de moins graves que d’autres. Et toutes les injustices humaines doivent cesser. Il y a urgence à tous les niveaux : il faut que nous apprenions à vivre tout en respectant notre environnement, sinon nous allons mourir ; il faut que notre système économique change, sinon il y aura de plus en plus de criminalité à cause des injustices qui frappent les plus démunis ; il faut que l’intolérance cesse, sinon ceux qui en sont frappés recracheront leur agressivité ailleurs et avec violence,perpétuant ainsi tous les cercles vicieux de notre société. Nous créons notre propre enfer et nos propres symptômes sociaux. À nous de nous soigner.

Imaginons qu’une personne est atteinte du cancer et d’une angine blanche. Tout bon médecin traiterait les deux maladies en même temps, même s’il y en a une qui a l’air plus destructrice que l’autre. Parce que ce médecin sait que si on ne soigne pas vite l’angine blanche en même temps que le cancer, et bien, l’angine va s’aggraver et plus tard, il sera bien plus complexe de la soigner, voire impossible. On peut se sentir concernés par toutes les causes. Après, on peut choisir de lutter pour celles qui sont le plus proches de nous. Moi-même, je suis plus active en tant que féministe, écolo et anti-spéciste (personne luttant pour le droit des animaux) parce que ce sont des sujets qui me touchent directement. Mais je pense qu’il est important de prendre en compte tous les problèmes sociaux afin de lutter sans encourager d’autres systèmes intolérants. Il faut avoir assez de connaissances pour au moins faire attention à ne pas encourager les autres systèmes d’oppressions. Selon moi, c’est le minimum.

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2014-051 – Le déficit de l’indemnisation des femmes enceintes

Le Medef veut supprimer le régime des intermittents, au motif que les règles en feraient un régime déficitaire.

Le système d’indemnisation chômage, comme celui d’assurance maladie, est un système par répartition. Tout le monde paye, seuls ceux qui subissent le risque reçoivent de l’argent.
Dès qu’on isole une catégorie, il y a une chance sur deux qu’elle soit ‘déficitaire’ ! Par principe, il doit y avoir des catégories qui touchent plus qu’elles ne versent.

On pourrait donc aussi parler du déficit de l’indemnisation des femmes enceintes. Ben oui, si on ne regarde que les cotisations versées par des femmes enceintes, ça doit faire bien moins que le montant qu’elles touchent du fait de leur grossesse !

Le débat est biaisé sur le fond, puisque l’on présente comme anormale une situation voulue dès la conception.

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