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Manifeste agile : tentative de réécriture généraliste

Le manifeste agile est une déclaration de principe de plusieurs experts de développement logiciel. Il est donc centré sur les problématiques de programmation informatique, au sens large. La programmation informatique concerne des projets de plus en plus vaste. La complexité qui en découle nécessite beaucoup d’efforts de gestion de projet.

Toute organisation, même votre association de parents d’élèves, rencontre des difficultés d’organisation. Je déplore notamment que ce sujet ne soit absolument jamais abordé tout au long de la scolarité en France. Je crois avoir abordé ces sujets uniquement durant mes études supérieures. Pourtant, tout le monde est concerné.

Afin de vérifier ma bonne compréhension de ce texte, je vais tenter de modifier ce texte. Je vise à produire une version du manifeste compréhensible, et applicable, par des non-informaticiens. Vous trouverez donc ci-dessous le texte original, où j’ai grasseyé les termes qui me paraissent viser spécifiquement le secteur informatique. Ou, plus largement, les termes qui ne peuvent pas s’appliquer à n’importe quel projet.

Quatre valeurs.

  1. Les individus et leurs interactions plus que les processus et les outils.
  2. Un produit qui fonctionne plus qu’une documentation exhaustive.
  3. La collaboration avec les clients plus que la négociation contractuelle.
  4. L’adaptation au changement plus que le suivi d’un plan.

Douze principes.

  1. Notre plus haute priorité est de satisfaire le client en livrant rapidement et régulièrement des fonctionnalités à grande valeur ajoutée.
  2. Accueillez positivement les changements de besoins, même tard dans le projet. Les processus agiles exploitent le changement pour donner un avantage compétitif au client.
  3. Livrez fréquemment un produit opérationnel avec des cycles de quelques semaines à quelques mois et une préférence pour les plus courts.
  4. Les utilisateurs ou leurs représentants et les développeurs doivent travailler ensemble quotidiennement tout au long du projet.
  5. Réalisez les projets avec des personnes motivées. Fournissez-leur l’environnement et le soutien dont ils ont besoin et faites-leur confiance pour atteindre les objectifs fixés.
  6. La méthode la plus simple et la plus efficace pour transmettre de l’information à l’équipe de développement et à l’intérieur de celle-ci est le dialogue en face à face.
  7. Un logiciel opérationnel est la principale mesure d’avancement.
  8. Les processus agiles encouragent un rythme de développement soutenable. Ensemble, les commanditaires, les développeurs et les utilisateurs devraient être capables de maintenir indéfiniment un rythme constant.
  9. Une attention continue à l’excellence technique et à une bonne conception renforce l’agilité.
  10. La simplicité – c’est-à-dire l’art de minimiser la quantité de travail inutile – est essentielle.
  11. Les meilleures architectures, spécifications et conceptions émergent d’équipes auto-organisées.
  12. À intervalles réguliers, l’équipe réfléchit aux moyens de devenir plus efficace, puis règle et modifie son comportement en conséquence.

Comme vous avez pu le constater, je n’ai relevé que quatre mots, utilisés à plusieurs reprises ou en variantes. Produit, logiciel, client et développeur.
Développeur est le plus simple à traiter. Sans changer le sens dans le manifeste, il est possible de le remplacer par « réalisateur », ou « agent », ou tout simplement « membre ».
« Client » désigne les commanditaires de l’action entreprise. Ce mot a une connotation très commerciale. Attention, les utilisateurs ne sont pas toujours les clients, et inversement. Si par exemple votre projet change l’organisation d’un service, votre bénéficiaire peut être le chef du service. Alors que les utilisateurs finaux sont les usagers du-dit service. Le mot « commanditaire » étant déjà employé dans le manifeste, je l’utiliserai à la place de « client ».
« Produit » et « logiciel » sont employés dans le même sens. Il est possible de les remplacer par « réalisation », qui peut aussi s’appliquer à des événements.

En toute modestie, voici donc ma réécriture généraliste du Manifeste Agile :

Quatre valeurs.

  1. Les individus et leurs interactions plus que les processus et les outils.
  2. Une réalisation qui fonctionne plus qu’une documentation exhaustive.
  3. La collaboration avec les clients plus que la négociation contractuelle.
  4. L’adaptation au changement plus que le suivi d’un plan.

Douze principes.

  1. Notre plus haute priorité est de satisfaire le commanditaire en livrant rapidement et régulièrement des fonctionnalités à grande valeur ajoutée.
  2. Accueillez positivement les changements de besoins, même tard dans le projet. Les processus agiles exploitent le changement pour donner un avantage compétitif au client.
  3. Livrez fréquemment une réalisation opérationnelle avec des cycles de quelques semaines à quelques mois et une préférence pour les plus courts.
  4. Les utilisateurs ou leurs représentants et les membres de l’équipe projet doivent travailler ensemble quotidiennement tout au long du projet.
  5. Réalisez les projets avec des personnes motivées. Fournissez-leur l’environnement et le soutien dont ils ont besoin et faites-leur confiance pour atteindre les objectifs fixés.
  6. La méthode la plus simple et la plus efficace pour transmettre de l’information à l’équipe de projet et à l’intérieur de celle-ci est le dialogue en face à face.
  7. Une réalisation opérationnelle est la principale mesure d’avancement.
  8. Les processus agiles encouragent un rythme de développement soutenable. Ensemble, les commanditaires, les membres de l’équipe et les utilisateurs devraient être capables de maintenir indéfiniment un rythme constant.
  9. Une attention continue à l’excellence technique et à une bonne conception renforce l’agilité.
  10. La simplicité – c’est-à-dire l’art de minimiser la quantité de travail inutile – est essentielle.
  11. Les meilleures architectures, spécifications et conceptions émergent d’équipes auto-organisées.
  12. À intervalles réguliers, l’équipe réfléchit aux moyens de devenir plus efficace, puis règle et modifie son comportement en conséquence.

J’attends avec impatience vos commentaires. Je sais notamment qu’il y a un expert parmi mes lecteurs…

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Le jour d’après, par Kitetoa.

Le jour d’après… Changez-vous durablement si vous voulez changer le monde

http://reflets.info/le-jour-dapres-changez-vous-durablement-si-vous-voulez-changer-le-monde/

J’ai eu le plaisir de discuter quelques fois avec Kitetoa. Je suis 100% d’accord avec son diagnostic et ses conclusions. Et vous ? Qu’êtes-vous prêt à changer en vous pour changer le monde ?
Moi j’essaie. Je donne 2€ tous les mois à reflets.info pour qu’ils continuent d’exister, par exemple.
Je compte sur vous pour essayer aussi

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Les pistes de Ploum pour agir après… tout ça.

Éradiquons la source du terrorisme ! https://ploum.net/eradiquons-la-source-du-terrorisme/

Nous sommes tous coupables d’oublier d’offrir de l’humanité à toute une couche de la population. Nous l’endoctrinons à la consommation, nous lui offrons une fausse image de luxe obscène. À la première incartade, nous la brimons et nous l’accusons de tous nos maux. Nous qui avons une vie confortable et luxueuse, nous accusons ceux qui peinent pour survivre de ne pas faire d’efforts et d’être coupables du fait que nous ayons un peu moins de luxe ce mois-ci.

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La liberté d’expression s’use parce que tu ne t’en sers pas. Oui, toi.

Je ne suis pas un dessinateur. Encore moins un caricaturiste. Je ne me lancerai donc pas dans un gribouillage pour illustrer mon propos.

Pourtant, j’ai peur. Peur que d’ici une semaine le slogan #JeSuisCharlie ne soit plus qu’un vague souvenir. Que puis-je faire pour que ce ne soit pas le cas ?

Écrire. Écrire pour alléger ce poids dans ma poitrine. Écrire pour vous dire mes larmes. Écrire pour expliquer. Écrire pour partager.

Benjamin Bayart a dit : L’imprimerie a permis à l’humanité de lire. Interner lui permettra d’écrire.

Vous qui me lisez, vous êtes capable d’écrire. Maladroitement, peut-être. Mais le plus bel hommage que vous puissiez rendre à ces créateurs morts de leur liberté d’expression, c’est de trouver un petit coin du net, un blog, une zone de commentaires, et que vous fassiez entendre votre voix. Un paragraphe au moins. Ou si c’est trop, une ligne. Un mot. Mais exprimez quelque chose en public.

Parce qu’il y aura au moins un lecteur de vos mots. Et qu’avec un peu de chance il vous répondra.

Il vous félicitera, et vous aurez gagné beaucoup grâce à cette connexion avec un autre humain.

Ou il vous dira son désaccord, et vous penserez qu’il aura tort, et vous aurez appris à mieux exprimer vos pensées.

Ou il vous dira son désaccord, et vous penserez qu’il a raison, et vous aurez eu la chance immense d’avoir appris une nouvelle chose.

Sérieusement, vous attendez quoi pour vous exprimer ? La permission ? Si vraiment il vous en faut une, je vous la donne. C’est même une permission écrite. Elle est donc chargée d’autorité !

Allez écrire pour Bernard Maris. Pour Cabu. Allez écrire en souvenir de Charb. En mémoire de Wolinski. Ils ont tant fait pour nous, maintenant c’est votre tour.

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Aimons les tueurs comme nous aimions leurs victimes. #JeSuisCharlie

Oui, je sais, ce titre va probablement choquer mes lecteurs. Et pourtant, pourtant, il ne s’agit pas d’un appât à clics, et pas plus d’une provocation facile. Encore moins d’un message religieux pas subtil.

Nous avons vu aujourd’hui des humains décider froidement, méthodiquement, d’éliminer d’autres humains, parce que leurs idées leur déplaisaient. C’est d’une rare inefficacité : les unes de Charlie Hebdo ont connu aujourd’hui un retentissement inégalable. Le monde entier les a vues.
Est-ce que les caricaturistes vont trembler et s’autocensurer à l’avenir ? J’en doute, les martyrs de Charlie Hebdo devraient plutôt provoquer une renaissance de la satire, et de nombreuses vocations.

Aveuglés par leurs croyances, ces assassins ont donc provoqué le résultat inverse de celui recherché. Pour leur action en faveur de la liberté d’expression future, nous pouvons déjà leur être reconnaissants.

Mais pour leur action contre la liberté d’expression passée, j’ai, comme vous peut-être, pensé un instant que ces meurtriers méritaient une exception à ma propre croyance en la non-violence, sous la forme de tortures longues et raffinées. Et puis, je me suis rappelé un proverbe de dresseur lu je ne sais où.

Si tu es gentil avec un chien, il sera gentil.
Si tu maltraites un chien, il deviendra agressif.
Si tu alternes sans raison apparente les bons et les mauvais traitements, il deviendra fou.

Je ne souhaite ni la mort, ni la souffrance de ces humains terroristes. Je souhaite qu’ils réalisent leurs erreurs, et qu’ils passent le reste de leurs jours à tenter de les réparer.
C’est pourquoi plutôt que de les haïr, je choisis de les aimer.

J’ai bien conscience qu’il est peu probable qu’ils me lisent, ou que la lecture de mes mots provoque une soudaine prise de conscience les menant à la rédemption.

Mais je sais qu’ils s’attendent à être punis un jour, et qu’ils espèrent probablement devenir des martyrs de leur cause. Ne leur laissons pas cette victoire.
Leur donner notre amour est le meilleur moyen de les perturber dans leur obstination.
Leur donner notre amour est le seul moyen qu’ils puissent redevenir bons un jour.

Qu’avons-nous à perdre à essayer ?

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