2014-066 – [Seth Godin] Se préparer au choc

Il y avait bien longtemps que je ne vous avais pas parlé de Seth Godin. Il est donc temps de publier ici un de ses derniers articles, « Brace for impact« . Je pourrais aussi vous raconter notre rencontre début juillet à Paris, mais à part dire que c’était un excellent moment, je ne saurais pas quoi ajouter… Si vous avez des questions, je pourrai y répondre !

J’imagine qu’il y a certaines situations, peut-être du côté des arts martiaux, où se préparer au choc est une bonne idée.

Le reste du temps, c’est le contraire. Si votre voiture est sur le point de heurter un arbre à 50 km/h, ou si votre avion va heurter la falaise du Grand Canyon, il n’est pas évident que tendre tous vos muscles et vous préparer à être écrabouillé puisse améliorer votre situation.

Ce qui est pire, bien pire, c’est que nous nous préparons aux chocs bien plus souvent qu’il n’y a de chocs réels. Le patron nous appelle dans son bureau, et nous nous préparons au choc. Le discours doit avoir lieu vendredi prochain, et nous passons la semaine à nous préparer au choc. Toute la crispation et l’anticipation et la répétition et l’anxiété – notre culture nous a fait croire que c’est une bonne chose, que c’est une forme de préparation.

C’est faux. C’est au mieux une expérimentation de l’échec à l’avance, un échec qui arrive rarement.

Quand vous avancez prêt pour le choc, vous diminuez dramatiquement vos chances. Vos chances d’éviter l’issue que vous craignez, vos chances de faire une différence, et vos chances de respirer et de vous connecter.

I would imagine that there are certain situations, perhaps involving the martial arts, where bracing for impact is a good idea.

The rest of the time, not so much. If your car is about to hit a tree at thirty miles an hour, or the jet is about to slam into the wall of the Grand Canyon, it’s not altogether clear that tensing all your muscles and preparing to be squashed is going to do you much good at all.

Worse than this, far worse, is that we brace for impact way more often than impact actually occurs. The boss calls us into her office and we brace for impact. The speech is supposed to happen next Friday and we spend a week bracing for impact. All the clenching and imagining and playacting and anxiety—our culture has fooled us into thinking that this is a good thing, that it’s a form of preparation.

It’s not. It’s merely experiencing failure in advance, failure that rarely happens.

When you walk around braced for impact, you’re dramatically decreasing your chances. Your chances to avoid the outcome you fear, your chances to make a difference, and your chances to breathe and connect.

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