Archives de avril 2014

2014-060 – [Seth Godin] Pas au courant, ou ignorant ?

Ça faisait longtemps, voici le retour de Seth Godin en langue française !

L’article date du 10 février, mais comme d’habitude, il n’est pas périssable. Voici Uninformed or ignorant?.

 

Pas au courant, c’est un état temporaire , plus facile à corriger que jamais.

Ignorant, par contre, est une situation dangereuse où une personne prend une décision en n’étant pas au courant, et ne sait pas ou ne veut pas en savoir plus.

L’Internet nous permet de nous informer, si seulement nous sommes prêts à y mettre le temps et les efforts nécessaires.

C’est nouveau – la possibilité de rechercher une info facilement et en toute confiance, d’en apprendre plus, d’y réfléchir et d’écrire à ce sujet pour voir si vous avez vu juste.

Hélas , l’Internet crée également un environnement où il est possible de se sentir bien dans son ignorance.

Il est plus facile que jamais de vivre dans un silo où nous sommes entourés par d’autres qui pensent que c’est tout simplement génial de ne pas savoir .

« Ignorant » était auparavant un épithète assez vague , souvent mal utilisé pour décrire quelqu’un qui n’est pas d’accord avec nous. Aujourd’hui , parce qu’il représente un choix, l’acte intentionnel de ne pas savoir, je pense qu’il a beaucoup plus de poids.

Plus j’y pense, plus je me rends compte à quel point j’ai choisi d’être ignorant. Ce n’est pas une pensée heureuse, mais c’est un rappel utile.

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2014-059 – [invité] [Thomas Munier] Sourire à la peur

J’étais déjà tombé sur le blog de Thomas Munier, sans prêter d’attention particulière à son auteur. C’est en découvrant la publication de Inflorenza que j’ai eu un coup de cœur. Pas pour l’univers de jeu qui ne me touche pas particulièrement, mais pour le considérable travail pour faire coller les règles à l’ambiance recherchée. S’il est nécessaire de le rappeler, les règles comptent. Ensuite, c’est le mode de commercialisation qui m’a parlé. Les règles sont en téléchargement libre, les règles illustrées en paiement « libre », le livre imprimé sur lulu.com à 18€, et enfin le livre imprimé et relié par l’auteur, à nouveau en prix libre. Ce choix de commercialisation innovant est en accord avec mes recommandations sur l’indispensable expérimentation pour renouveler le financement de la culture.

J’ai envoyé un message à Thomas, qui m’a dit être fan de mon blog et m’a proposé un article invité. En cette période de calme, c’est particulièrement bienvenu !
Voici donc sa présentation, et son article.


Thomas Munier anime le blog Outsider sur la créativité et les folklores personnels. Il est aussi auteur de romans (La Guerre en Silence), de nouvelles (Glossôs) et de jeux de rôles (Millevaux, Inflorenza, S’échapper des Faubourgs, Marins de Bretagne). Malgré son penchant pour l’horreur, il a peur de beaucoup de choses, mais il tente d’en sourire.

Nous avons tous des peurs.

La peur nous empêche d’être créatif. En matière de créativité, ce qui compte n’est pas la technique, le don, ni même le travail. Ce qui compte, c’est d’avoir envie, c’est d’oser.
Cette peur coupe nos envies et nos audaces comme le vertige peut nous couper les jambes. Peur d’aborder un nouveau média sans connaissances préalables, peur de commencer une œuvre sans être sûr de la terminer, peur de briser les codes, peur de choquer, peur d’être incompris, peur d’être ridicule, peur de décevoir, peur de l’indifférence, peur de se lancer dans une carrière créative à plein temps.

On ne peut pas annuler nos peurs. Ou du moins, c’est très difficile et ce n’est pas forcément souhaitable. Car la peur peut être une précieuse information.

On peut apprendre à ne plus fuir la source de nos peurs. À marcher aux côtés de la peur. À lui sourire. Pour cela, il suffit de faire un premier essai, le plus petit essai possible, la plus petite seconde à sourire à la peur au lieu de fuir, un essai qui paraît tellement sans conséquence qu’il vous est impossible de vous y dérober.

Tiens, si j’essayais ça ? Si la page blanche nous fait peur, juste y écrire un mot. Avec le sourire. Si l’originalité nous fait peur, juste concevoir une idée incongrue. Avec le sourire. Si l’avenir nous fait peur, juste se concentrer sur l’œuvre au présent, une seconde. Avec le sourire.

Quand on sourit à la peur, quand on se lance malgré le vertige, quand on se lance aux côtés du vertige, ce vieil ami qui nous connaît si bien, on s’expose à une telle joie !

Commencer à coudre un costume épique, juste une manche. Lire une page internet sur la rupture conventionnelle de contrat. Fabriquer son premier livre artisanal.

La peur nous a permis de nous préparer. Il y a des harnais de sécurité, il y a des personnes qui nous accompagnent, il y a des parachutes, et c’est juste un saut, après on retourne sur le plancher des vaches. On a jaugé les conséquences. Si je saute, et alors ? Qu’est-ce qui peut bien arriver de si grave ? Et même si je suis blessé, ce qui n’est pas si probable vu les précautions que j’ai prises, est-ce que ça ne vaut pas le coup d’essayer ? Au pire, j’en guérirai. Au pire, je continuerai à vivre avec cette blessure, et à sourire à d’autres peurs.

Et puis le grand saut. Se lancer dans le vide, avec un sourire féroce aux lèvres, et apprécier cette peur si grande qu’elle se transforme en joie.

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2014-058 – Dis, quand reviendras-tu ?

Dis, au moins le sais-tu ?
Eh bien, eh bien, eh bien…
C’est très silencieux ici.
On peut même y constater que les mêmes causes produisent les mêmes effets.
En mai 2012, c’est la campagne électorale législative qui a pulvérisé mon rythme d’un article par jour.
Cette année, ce sont les municipales, qui ont commencé à entamer mon rythme. Étrangement, le (pseudo) remaniement ministériel m’offre une pause : l’Assemblée nationale avait suspendu ses travaux durant cinq semaines, c’est donc une sixième semaine à activité réduite qui s’annonce.
Mais les élections européennes s’annoncent intenses, et auront par ricochet une grande influence sur mon avenir professionnel. Je vais être très subtil en vous annonçant ma préférence : il nous faut un New Deal français et européen 🙂
En conclusion, sachez que je continue d’écrire, mais que je n’ai pas suffisamment de temps pour peaufiner mes articles. Ils arriveront donc au compte-gouttes jusqu’à fin mai.

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