2014-025 – La transition consumériste arrivera, de gré ou de force. Et si on l’anticipait ?

De même que nous avons constaté une transition démographique dans le monde (décroissance des décès suivie d’une décroissance des naissances), nous allons vers une transition consumériste durant les années à venir.

Historique partial et partiel de la production (de biens et de bébés)

Jusqu’au XIXe et XXe siècles, la grande masse de la population n’avait pas suffisamment de sécurité de ses approvisionnements. Une mauvaise récolte, une guerre, et les ressources venaient à manquer. Il fallait donc produire beaucoup, pour s’assurer d’avoir suffisamment à consommer.

L’usage du charbon, puis du pétrole, ont permis une efficacité énergétique sans précédents. Il est donc devenu bien plus facile de produire. Cette production facilitée nous garantit des ressources suffisantes pour survivre, en France, et dans toute l’Europe. De quand date la dernière famine de grande ampleur ?

Il s’est passé la même chose avec la natalité. Dans les pays occidentaux, on a constaté que le taux de natalité élevé servait à compenser un taux de mortalité, notamment infantile, élevé. Lorsque les progrès de la médecine font chuter la mortalité, il faut un temps d’adaptation avant que les parents ne limitent le nombre de naissance.

Transition démographique

Que constatons-nous aujourd’hui ? Nos besoins de consommation sont devenus nettement inférieurs à notre consommation réelle. Le gaspillage alimentaire est devenu la norme. Il y a énormément de choses dont nous pourrions, individuellement et collectivement nous passer, sans diminuer notre niveau de vie. Bien sûr, mon propos ne s’adresse qu’à ceux qui ont les moyens de surconsommer, ou qui le font à crédit.

Il reste donc deux options : la restriction volontaire, et la restriction contrainte.

Option contrainte : nous poursuivons notre lancée.

Les conséquences de notre surconsommation vont s’accumuler, sous forme de pollution, et d’épuisement des ressources. La situation deviendra rapidement intenable, probablement de notre vivant (à adapter selon votre âge, cher lecteur).

Option volontaire : nous réalisons que le modèle n’est pas tenable, et nous réfléchissons à comment changer.

Ça peut passer par la réduction du nombre de nos objets, ce qui est un défi assez plaisant à réaliser. Ça passe aussi par une réflexion sur notre activité professionnelle (ou autre). Je me souviens d’un collègue qui avait réalisé que ses coûts et ses temps de déplacement professionnels pour un bon salaire pouvaient aisément être remplacés par un job au SMIC près de chez lui. Tout en lui permettant de voir beaucoup plus souvent ses enfants.

Ce concept d’auto-limitation s’appelle la sobriété volontaire (ou simplicité volontaire).

J’ai mis beaucoup de liens dans cet article. Je vais donc m’arrêter là pour vous laisser le temps de lire. Et, peut-être, d’écrire un peu plus bas ?

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  1. #1 par Pascal Cornet le 2014/01/27 - 23:32

    bon papier

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