2014-021 – Le « secteur numérique », le pire de la mondialisation ?

Ce que l’on appelle mondialisation, c’est globalement une exploitation de certains pays par d’autres. Les pays riches utilisent les ressources naturelles et la main d’œuvre des pays pauvres.

Humainement, c’est faisable parce que les conséquences de nos actes se déroulent loin. Très loin. De l’autre côté de la planète. Et donc nous n’avons jamais à faire face à ces conséquences. Nos fringues sont fabriquées en Asie. Nous ne verrons qu’à la télé, une fois par an, les ouvriers qui les fabriquent. Une image de carte postale.

Le secteur numérique, c’est la même chose. Nous sommes très heureux de toutes nos innovations techniques. De pouvoir jouer à Candy Crush à longueur de journée. De stocker des milliers de photos et de vidéos sur nos disques durs. Mais nous ne voyons pas les conséquences.

Les mines pour extraire les métaux. L’eau polluée par la fabrication des puces électroniques. Les centrales qui rechargent nos batteries, que ce soient avec des combustibles nucléaires, du charbon, du pétrole.

Des chercheurs ont voulu mesurer l’impact du secteur numérique, et c’est à nouveau Bastamag qui leur donne la parole.

Les résultats sont impressionnants : tout gain d’efficacité est immédiatement dissipé par l’augmentation permanente des volumes. Volumes de données échangées, nombre d’appareils électroniques, énergie globalement consommée, le poids du secteur numérique va croissant, et pèse lourdement sur les ressources que notre espèce consomme.

Heureusement, des solutions existent. Je vous en parlerai une autre fois…

PS : ceux qui me connaissent savent que je suis un gros consommateur de technologies numériques. Cet article pourrait donc (légitimement) passer pour un gros foutage de gueule. Premièrement, je ne prétends pas à la perfection. Mais j’essaie de m’améliorer.
Deuxièmement, j’ai commencé à lire le livre dont parle l’article. Et il me fait vraiment réfléchir. Parce que la sobriété dont je parle régulièrement ici, elle doit s’appliquer aussi à ce secteur. On pourrait faire la comparaison avec les circuits courts en agriculture. Aujourd’hui, ça paraît une évidence pour un grand nombre de personnes. Il reste à inventer une écologie des pratiques numériques sur le même modèle…

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