167 – La crise ? Vraiment ?

Tout d’abord, je commence par vous rappeler que le jeu-concours La Crise et Moi court toujours. Il reste moins de 5h pour participer !

Vous pourrez tenter de gagner deux exemplaires de La Crise et Moi. J’ai dit beaucoup de bien de ce livre, mais le temps est venu de me plaindre. Non pas de ce qui s’y trouve, mais de ce qui ne s’y trouve pas. Notamment le contenu intégral de l’article La crise ? Quelle crise ? de Robert Mascarell.

Morceaux choisis :

Si, à travers le monde, tous les économistes, banquiers, grands patrons,  médias et gouvernements libéraux, tous les gouvernements européens, dont le nôtre, vous disent que c’est la crise, eh ! bien c’est la crise. Un point c’est tout. Vous devez donc accepter tous les sacrifices que ces belles âmes vous demandent.

[…]

Pour qu’il y ait crise, il faudrait que les richesses créées et produites aujourd’hui soient moindres que celles créées et produites il y a 10, 15, 20 ou 30 ans.

[…]de 1980 à 2011, le PIB par tête d’habitant [en France] a réellement augmenté de 78,4 %.

Loin d’être en crise, notre pays a vu sa richesse croître de 78,4 % en 31 ans. Le malheur, c’est que seule la minorité des plus fortunés a profité, et même très au-delà, de l’accroissement de notre richesse.

Dorénavant, je préconise que plutôt que de parler de crise, nous parlions de crise de la répartition.

L’autre antienne des mêmes propagandistes du libéralisme, cités au début de ce texte, c’est l’énormité de la dette publique. […] Les libéraux nous disent que notre dette publique s’élève à 90 % du PIB. Dit comme ça, la dette publique est effectivement énorme. Sauf que cette présentation est une véritable supercherie.[…]

Si donc on évalue le poids de la dette publique de notre pays, comme le font les sociétés de crédit pour les particuliers et pour les entreprises, le poids de notre dette publique n’est plus que de 12,7 % et non plus de 90 %. C’est-à-dire que notre dette publique n’a rien de démesurée. Je dirais même qu’elle est dérisoire.[…]

Les dévots du libéralisme n’ont d’yeux que pour la dette publique. Ils oublient délibérément la dette privée (celle des ménages et des entreprises). Et pourtant, la seule manière de comparer les économies, c’est de comparer l’endettement total : dette publique + dette privée. […] En France, le secteur public est plus fort qu’aux Etats-Unis, par exemple. Ainsi, en France, étudier et se soigner coûte beaucoup moins cher aux familles qu’aux Etats-Unis. […] Alors qu’en France, l’Etat, les collectivités locales et la Sécurité Sociale contribuent grandement à ces dépenses.

Comparons maintenant la dette totale des pays industrialisés. Hormis l’Allemagne, l’endettement total de la France, en pourcentage du PIB 2011, est le plus faible. 210 % en France, contre 230 % pour la zone Euro, 240 % pour les Etats-Unis, 260 % pour la Grande-Bretagne et l’Espagne, 360 % pour le Japon,….

Je vous encourage donc à lire cet article en entier, le raisonnement est clair et percutant. J’en parlerai à Anne-Sophie Jacques tout à l’heure !

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