103 – On a tous quelque chose en nous de Kaamelott

Profitons de la réédition en poche de l’intégrale du Livre I aujourd’hui pour faire le point sur la saga Kaamelott.

Kaamelott, c’est d’abord une série de 6 saisons, appelées Livres.

Pour ceux qui n’auraient jamais vu, voici le deuxième épisode de la série. Pour des raisons de droits, il sera réinterprété par des Lego (ce qui doit probablement violer d’autres droits, mais Lego a une politique assez compliquée à suivre en matière de droit à l’image).

L’univers s’est aussi enrichi d’une série de BD, dont le dessin me laisse malheureusement indifférent. C’est dommage, avec Alexandre Astier au scénario, l’histoire est toujours un bon moment.

Mais il n’en reste pas moins une question lancinante : comment une série médiévale-(légèrement) fantastique a-t-elle pu devenir un phénomène de société, qui dépasse largement le cercle des rôlistes et des joueurs de World of Warcraft ?

Les Mondes En Chantiers apportent une réponse tout à fait satisfaisante :

(…)l’élément central de l’humour kaamelottien est : le décalage entre le personnage et le rôle qu’il est censé endosser dans l’intrigue.

En effet, d’évidence, aucun personnage de Kaamelott n’est à la place qui devrait être logiquement la sienne. Arthur, le solitaire dépressif et bougon, ne devrait pas avoir pour tâche de fédérer les peuples de Bretagne. Perceval, Caradoc, Merlin et les autres ne devraient pas se voir confier la moindre responsabilité, encore moins celle de la quête du Graal. Et ainsi de suite… C’est ce procédé qui entraîne quiproquos, idées débiles, registres de langue inadaptés à la situation… et autres trucs hilarants.(…)

Et si nous sommes tous concernés, c’est parce que

(…)ce principe d’humour naissant du décalage entre capacités réelles du joueur et rôle supposé du personnage s’applique aussi très bien à la vie quotidienne. Vous savez quand vous réalisez que c’est vous, oui, VOUS, qui allez devoir prendre ce nouveau job, retaper votre maison, vous occuper de votre premier enfant ou ce genre de moments de l’héroïsme quotidien…

Alexandre Astier a reconnu qu’une de ses plus grandes fiertés, c’est d’avoir créé des citations inratables. Comme « C’est pas faux ». J’espère vous avoir donné envie d’en savoir plus sur cet univers, qui sera complété sous peu d’une trilogie de long-métrages. Le tournage du premier serait sur le point de démarrer…

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