27 – Continentales, vous vous souvenez ?

C’était une émission différente, sur FR3, au début des années 90. Une émission qui passait des séries en VO sous-titrée, et présentée par un english pur jus, Alex Taylor. Remember.
 

 
C’est notamment là que j’ai découvert Chapeau Melon et Bottes de Cuir. Maintenant que j’y repense, ces dernières ont très nettement gardé ma préférence. Pareil pour Alex Taylor, on en reparlera plus loin.
Du coup, l’année dernière, lorsqu’Amazon m’a proposé « Bouche bée, tout ouïe : comment tomber amoureux des langues« , j’ai tenté l’expérience. Résultat, un excellent bouquin. Dont je vous reparlerai un jour, lorsque le faquin à qui je l’ai prêté me l’aura rendu.

Non, le sujet d’aujourd’hui, c’est le premier livre d’Alex Taylor. La couverture se passe de commentaires.
 

 

Je tiens à préciser que je n’ai lu que les deux premières pages. Que je vais d’ailleurs, à titre de citation, recopier ici. Elles devraient amplement suffire à vous décider (ou pas) à le lire.

Il arrive à certains moments clé dans notre vie que surgisse ce type de questions :
 
Comment ai-je fait pour en arriver là ?
Quel est le sens de la trajectoire que j’ai tracée ?
Pourquoi celle-ci et pas une autre ?
Quel regard porter sur tout ce qui m’a inéluctablement amené à être la personne qui vit cet instant précis de son existence ?
 
La dernière fois que je me suis posé ces questions, j’étais habillé d’une combinaison intégrale de latex noir, le dos ruisselant de sueur. Si je transpirais autant, c’est que j’étais attaché à l’aide de grosses sangles en cuir à un radiateur mural chauffant à environ 30°. Ma tête, elle, était enfermée dans un masque à gaz, ce qui ne faisait qu’accroître la possibilité dans un avenir plus ou moins proche d’une combustion quasi spontanée de ma personne.
 
Le masque à gaz était relié à un énorme tuyau en caoutchouc à double usage. Dans un sens j’avais la possibilité d’aspirer un peu d’air. Dans l’autre, un homme en uniforme de cuir noir pouvait, lui, souffler en direction de ma bouche et de mes narines des bouffées de fumée émanant d’un énorme cigare Churchill, bague numéro 7, sur lequel il s’appliquait à tirer longuement et puissamment.
 
Ce n’était pas sa seule occupation. De temps à autre il délaissait son cigare pour tapoter sur une télécommande qui lui permettait d’augmenter ou de diminuer le courant des électrodes qu’il avait auparavant installées sur mon pénis et sur mes testicules. Le fait que je payais ce monsieur quelques centaines d’euros pour mener à bien ce scénario ne faisait qu’ajouter au caractère pressant des questions qui se présentaient à moi, emmitouflé que j’étais dans ce nuage de fumée nauséabonde…
 
Les réponses que j’ai pu apporter, vous les avez entre vos mains. Je ne sais pas si l’on peut tirer quelques conclusions de mes expériences : je les donne en tout cas à titre de témoignage. J’ai écrit ce livre à l’aube de mes cinquante ans, comme si j’obéissais à une impérieuse nécessité. Parfois je me suis demandé si je voulais vraiment le publier. Il a fallu que j’attende d’en écrire les toutes dernières lignes pour comprendre pourquoi je n’avais pas le choix…

Alors ? Intéressé-e ?

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