26 – Lire de la fantasy, ce n’est pas sale. Mais ça peut le devenir.

J’ai prévu d’écrire un long billet sur le roman « Gagner la Guerre » de Philippe Jaworsky Jaworski (pas loin, quand même. Peut pas s’appeler Lévy ou Hallier, comme tout le monde ?). Mais l’écriture de ce billet nécessite que je relise, au moins en diagonale, cet excellent bouquin. J’ai une hypothèse à vérifier.


Pour vous le présenter rapidement, Gagner la guerre suit un anti-héros, assassin et magouilleur, au service d’un noble amoral et ambitieux, dans un Vieux Royaume rappelant l’Italie de la Renaissance. Pour une fois, on sort du cliché maintes fois rabâché du héros au grand coeur, héritier d’une épée magique avec laquelle il va libérer le royaume du méchant roi/sorcier/démon/rayez la mention inutile. Ce genre a été nommé « crapule-fantasy », et ça lui va assez bien.

Donc, aujourd’hui, je vous recommande un digne successeur de « Gagner la guerre ». Il s’agit de Wastburg, de Cédric Ferrand.


Or donc, Wastburg. Vaste cité coincée entre deux royaumes comme une verrue entre deux fesses mafflues. Les héros protagonistes de l’histoire sont tous membres de l’appareil judiciaire d’Etat. Pardon. Les gonzes qu’on y croise sont tous de la gardoche, des pique-assiettes qui écorniflent les honnêtes marchands, des gens du peuple que seul l’uniforme différencie des autres.

Pfff, j’étais parti pour vous décrire les turpitudes des (anti-)héros de Wastburg, dans une tentative d’argot se voulant un hommage au style fleuri de l’auteur. Mais j’ai l’impression que mon inspiration a quitté mon crâne avec le contenu de mes mouchoirs. On reste bien dans la turpitude, cela dit. Donc, Wastburg, c’est un excellent premier roman. Quelques (rares) critiques : on perd trop vite les personnages de vue, il y a un saut de quelques mois dans l’histoire qu’on peut facilement rater, et la fin va un peu vite en besogne. Mais ça reste une chouette balade, que je referai un jour avec plaisir.

Histoire de montrer que je l’ai lu, voici ma citation préférée :

(Antoon somnole sur son pupitre en recopiant un bouquin)

« Le chapitre qui l’avait endormi traitait d’une réforme permettant d’utiliser l’alphabet waelmien pour écrire le loritain. C’était compliqué, mal expliqué et aussi utile que de se faire pousser des poils sur la langue. »

Et vous ? Vous l’avez lu ? Vous comptez le lire ? Vous l’avez écrit ?
 
 
PS: ah, Cédric, merci de transmettre à l’éditeur que des césures qui laissent une syllabe toute seule en début ou en fin de ligne, c’est du travail de sagouingouin. Genre « ta- » suivi de « ches », y a quand même moyen d’éviter facilement en paramétrant le logiciel de mise en page. Et si c’est pas possible, il faut rapidement en changer. Scribus le fait, par exemple.

PPS: Le jeu de rôle est en cours de réalisation, et sera publié par les XII Singes.

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  1. #1 par Cédric Ferrand le 2012/01/26 - 22:33

    Certains doivent tuer symboliquement le père, moi c’est JPJ.

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