22 – Pour en finir avec les clichés sur l’écologie 1/10

Un de mes meilleurs amis est militant écologiste depuis plus de 10 ans. Il n’a jamais caché son engagement, fait des efforts considérables pour vivre en accord avec ses convictions. A la fois pour laisser aux humains du futur une planète qui ne soit pas une poubelle, et parce qu’il connaît la valeur de l’exemple. Pour autant, il n’est pas vindicatif ni du genre à se mettre en scène. Simplement, il a choisi son style de vie en fonction de ses croyances.

Il est donc devenu l’écolo de service. Celui qu’on charrie en fin de soirée parce qu’il ne vit pas comme un ermite au fond des bois. Parce qu’il prend des douches au lieu de se gratter avec ses ongles. Parce qu’il est membre d’un parti minuscule et donc ridicule. Parce qu’il n’est pas un saint ou un martyr.

Et ils sont nombreux comme lui. A se faire gentiment moquer ou méchamment humilier. J’avoue, j’y ai joué aussi.

Maintenant que je suis de l’autre côté de la barrière, je me rends compte du matraquage incessant que ça représente. C’est pour ça que j’applaudis des deux mains l’œuvre de Wilfrid Séjeau et Erwan Lecoeur. Ils ont écrit le « Petit bréviaire écolo », un livre basé sur le vécu d’un écolo de service, qui a synthétisé les questions – lire les reproches – les plus fréquemment faites aux militants politiques écologistes.

Le premier chapitre est consacré à la plus grosse tarte à la crème : L’écologie, ça ne devrait pas être politique.

Une idée que j’ai défendue pendant des années, d’ailleurs. Et qui, quand on la regarde de près, ne tient pas debout. Les écologistes ne viennent pas du monde politique. Ils viennent du monde associatif, où durant des années ils ont tenté de réfréner les abus des entreprises et des collectivités qui considèrent la nature comme un dépotoir. C’est l’inaction du personnel politique en place qui les a poussé à se lancer durant les années 80.

C’est très bien d’éduquer la population. Très bien de nous faire réaliser que tous nos actes ont des conséquences. Mais que je fasse du compost, ou non, ne changera rien aux lois qui rendent rentable la transformation de la Chine en usine-prison. Ce sont les règles politiques qui ont créé cette aberration, et c’est par la politique qu’il faudra les changer.

Les deux paragraphes ci-dessus sont ma propre réponse à la remarque « L’écologie, ça ne devrait pas être politique ». Le bouquin est à moins de 6€, et nettement mieux construit et argumenté que ce que j’ai pondu ci-dessus. Bref, lisez-le.

Ça va sans dire : si, vous aussi vous avez un point de vue concernant l’écologie politique, n’hésitez pas à le dire en commentaire !

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