Archives de la catégorie bd

2013-021 – scénario : l’enfant qui rêvait le monde

Je ne me souviens quasiment jamais de mes rêves.

Mais un cauchemar de ma petite dernière m’a donné une idée de scénario. BD, court métrage, que sais-je. Si quelqu’un veut s’en servir, je rappelle que ce blog est sous licence CC-BY-NC 3.0

Un chercheur en neurosciences étudie le sommeil d’enfants. Il veut découvrir à partir de quel âge les rêves ont lieu. Ainsi que ce qui différencie le sommeil des enfants de celui des adultes.

Un de ses cobayes s’avère être différent. Chacun de ses rêves agités est lié à un évènement majeur : tremblement de terre, tempête, mouvement social de grande ampleur. Le chercheur, ne pouvant trouver une explication scientifique, réfute l’existence du lien entre le sommeil de l’enfant et le reste du monde. Les indices s’accumulent, jusqu’à ce que le chercheur accepte d’envisager que  sa propre théorie soit vraie. Il tente alors d’influencer l’enfant pour changer le monde. Mais son jeu d’apprenti-sorcier est très dangereux. On ne joue pas impunément avec le cerveau d’un enfant qui a les pouvoirs d’un dieu.

Je vois pas mal de potentiel à ce scénario. L’entourage du chercheur qui le croit fou. Les origines (forcément mystérieuses) de l’enfant. Les études sur la façon d’utiliser l’enfant pour influencer le monde. Y aurait de quoi faire, non ?

Et dire que j’ai horreur des histoires qui s’achèvent façon "ouf, heureusement que tout cela n’était qu’un rêve !"

 

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2103-011 – Forcer ses clients à payer n’est pas la seule solution. Ni la plus rentable !

J’ai lu il y a quelques jours cet excellent article d’Authueil. Il y synthétise clairement l’évolution incontournable du commerce de l’art : lorsqu’un artiste ou une société de production n’est plus en position de forcer ses clients à payer, il ne reste plus qu’à leur demander.

Bien sûr, ça ne marche que si c’est fait intelligemment, gentiment et rapidement.

Or donc, je suis tombé hier sur une excellente démonstration de ce changement de paradigme. Le scénariste de bandes dessinées américain Brian K. "Ex Machina" Vaughan a publié sa nouvelle série au format électronique The Private Eye, au prix surprenant de "à vot’ bon coeur, m’sieurs dames".

Ce qui inclut la possibilité de télécharger gratuitement. Si j’osais, je dirais qu’il propose "free", et qu’il a tout compris. Mais ça, c’est si j’osais…

Il y aura des petits malins pour dire qu’une hirondelle ne fait pas le printemps. Je les renverrai vers cette étude de l’Union européenne qui montre, une fois de plus, que le piratage partage ne nuit pas aux artistes, bien au contraire. Il aurait un effet légèrement positif.

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127 – Oublions notre quotidien, et plongeons dans le Whedonverse. Aujourd’hui, Firefly.

Après son carton avec Buffy, Joss Whedon a eu envie de sortir du quotidien de l’adolescence. Il est revenu aux racines de l’histoire américaine, le western. Mais comme il ne peut rien faire comme tout le monde, il a envoyé les cowboys dans l’espace. Le résultat s’appelle Firefly. En 12 épisodes seulement, Whedon nous emmène dans le quotidien des vétérans d’une guerre d’indépendance perdue.

Malcolm Reynolds et Zoe Washburne dirigent un équipage de bras cassés, de gagne-petit et d’inadaptés sociaux qui tentent de survivre en transportant des marchandises plus ou moins légales de planète en planète. Et à nouveau, la magie des dialogues de Whedon opère : tous ses personnages sont intéressants, et l’humour n’est jamais loin. Même le plus psychopathe de la bande, Jayne Cobb, est attachant.

Et, ce qui ne gâche rien, l’équipage est quasiment paritaire, avec des personnages féminins avec leurs forces et leurs faiblesses, mais qui ne tombent jamais dans le cliché.

Casting Firefly

Malheureusement pour nous, cette série a été stoppée en plein vol après la première saison. Mais l’enthousiasme des fans a poussé Whedon a poursuivre l’histoire. D’abord sous forme de BD, avec de nombreux volumes depuis 2008.

C’est alors que la saison 2 de la série s’est transformée en film. Un film intitulé Serenity, qui poursuit et clôt les évènements de la première saison.

Et quand une série fonctionne, les produits dérivés suivent. Je n’en mentionnerai qu’un seul, le plus important.

Ben oui, le jeu de rôle. Les caleçons brodés à l’effigie de Malcolm Reynolds sont introuvables depuis longtemps.

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119 – La danse de ballet m’ennuie. Mais j’ai adoré Polina.

J’ai rencontré Bastien Vivès au salon du livre de Caen l’année dernière. Invité du stand de La Cour des Miracles, il venait dédicacer ses livres, dont l’opus intitulé Polina.

Il raconte l’histoire d’une danseuse, depuis ses premières années à l’école de danse, jusqu’à l’apogée de sa carrière.

Dit comme ça, ça a l’air chiant à mourir. Surtout quand on n’est pas particulièrement fan de danse, classique ou non.

Mais… ce récit n’est pas centré sur la danse. La thématique centrale, c’est celle des choix que l’on doit faire en grandissant. A quel mentor accorderai-je ma confiance ? Comment savoir si c’est le bon ? Sa passion doit-elle devenir la mienne ?

J’aime à me rappeler que "choisir, c’est renoncer". Ce livre en est une magnifique illustration. A tel point que, même à la relecture, je suis profondément ému par ce récit. Je ne saurais pas dire précisément pourquoi, la fin me touche énormément. Alors lisez-le, et racontez-moi ce que vous aurez ressenti.

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116 – Oublions notre quotidien, et plongeons dans le Whedonverse. Aujourd’hui, Buffy contre les vampires.

Joss Whedon a gagné ses galons de maître Geek avec la création de Buffy contre les vampires. Du 10 mars 1997 au 20 mai 2003, cette série mélangea habilement la comédie adolescente à l’imagerie des films d’horreur. Le succès du cocktail permit à Joss Whedon de réaliser 7 saisons. Elles sont depuis prolongées par 2 saisons en comics.


Malgré les années, Buffy n’a pas si mal vieilli. Notamment grâce à l’extraordinaire talent de dialoguiste de Joss Whedon, et à une construction très sérieuse des scénarios.

Bien sûr, les maquillages des monstres ont parfois grotesques. Je me souviens d’un loup-garou qui avait très nettement l’air empaillé.

Mais cela ne retire rien au thème central de l’histoire, à savoir la complexité de l’adolescence, et du passage à l’âge adulte.

Si ce thème ne vous parle pas, c’est que vous n’êtes pas encore passé par là.

Si vous y êtes déjà passé, mais que vous aimeriez revisiter votre propre jeunesse en y ajoutant des brouettes de monstres et quelques super-pouvoirs, jetez donc un oeil sur le jeu de rôle tiré de la série.

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