Archives de la catégorie film
155 – [JdR] J’ai le Star Wars, qui me démange, alors…
Publié par unjouruneidee dans film, jdr le 2012/11/24
Star Wars est un de mes premiers amours de rôliste. Bien avant ma première (vraie) partie, je suis tombé sur ce bouquin chez un copain du lycée.
La vue de ce bouquin suffit à éveiller beaucoup d’images, non ? Et sa lecture fait encore mieux.
C’est pourquoi l’annonce récente des projets de nouveaux films a (r)éveillé en moi l’envie de rejouer dans cet univers. Mais pas pour y faire n’importe quoi. De nombreux récits de l’Univers Étendu se contentent de rejouer des histoires similaires à la trilogie originale.
Mais je me souviens avoir lu une théorie très intéressante sur les motivations de l’Empereur Palpatine (mais je ne me souviens pas où je l’ai lue…)
Et si… Palpatine avait reçu des signes avant-coureurs de l’invasion de la galaxie par les Yuzzhan Vong ? Et s’il avait créé l’Empire dans le seul but de doter la Galaxie, alors en paix, d’une armée capable de vaincre une armée d’envahisseurs impitoyables ?
Bien sûr, le Côté Obscur l’a corrompu, et quelque peu éloigné de son objectif initial. Mais ce n’est pas forcément le cas de tous ses sbires.
5 ans après le Retour du Jedi, le dernier des Grands Amiraux de l’Empire, Thrawn, est de retour. Il était porté disparu. En réalité, il dirigeait les missions de reconnaissance contre les Yuzzhan Vong. Et il sait que si la Nouvelle République réussit à répandre la paix dans la Galaxie, les Yuzzhan Vong pourront la conquérir sans coup férir.
Après le cadre, les personnages-joueurs
Les personnages font partie de l’Empire. Soit des forces vaincues par l’Alliance rebelle, et qui tentent de survivre depuis 5 ans, alors que la Nouvelle République réduit l’Empire moribond planète après planète. Soit des membres des forces de Thrawn, qui découvrent un Empire en déliquescence. Si l’on rajoute les inévitables personnages ambigus, tels que des mercenaires ou des contrebandiers, l’éventail est assez large.
Pour les fanas de Jedis, il est tout à fait possible de jouer un soldat de l’Empire sensible à la Force. Et qui sait quels vieux Jedis rabougris ont pu aller se cacher dans le secteur reculé où évoluait le Grand Amiral Thrawn ?
L’autre côté du miroir
Mais on joue des méchants ? Pas forcément. Tout d’abord, les personnages, au service de Thrawn, savent qu’une armée d’invasion est en route. Ils comptent s’y opposer, ils sont donc forcément les gentils.
Mais l’Empire est rempli de pourris ? Oui. Mais est-ce vraiment mieux en face ? L’ambiance de libération doit donner lieu à de nombreuses exactions des peuples libérés. Exactions contre les anciennes forces d’occupation, c’est sûr. Mais il ne faut pas chercher loin dans nos livres d’histoire pour réaliser que ces périodes de guerre sont aussi l’occasion de régler de vieux comptes.
Il est donc tout à fait possible de faire passer les aventures d’un bord de la moralité à l’autre, en n’oubliant pas tout l’éventail de nuances entre les deux.
Cela dit, si vous voulez jouer les bad boys de l’Empire, c’est aussi une option.
Voilà, j’ai écrit tout ça pour que ça sorte de ma tête, je ne sais pas si ça servira un jour ou non. Mais bon, ça pourrait être l’occasion de tester la prochaine édition du jeu de rôle (la 7e, si je compte bien).
148 – Star Wars épisode VII, 2015. Hypothèses
Publié par unjouruneidee dans film, futur, livre, roman le 2012/10/31
« Il vaut mieux mobiliser son intelligence sur des conneries que mobiliser sa connerie sur des choses intelligentes. »
Principe Shadok
En vertu de ce principe, en route pour une analyse des possibilités de Lucas Film pour tourner la 3e trilogie de la saga filmique Star Wars.
Pour ceux qui auraient raté LA news de la semaine, The Walt Disney Company vient de racheter LucasFilm, et d’annoncer dans la foulée la production d’une nouvelle trilogie, dont le premier épisode sortira en 2015. La question centrale est maintenant : de quoi parlera cette trilogie, placée après tous les autres films ? Disney ne part pas dans le vide, puisque depuis les années 70, Lucasfilm a produit de nombreuses histoires dans l’univers des films. Pour ces romans, ces BDs, ces dessins animés, ces jeux de rôle, on parle d’Univers Étendu (Extended Universe). Il existe donc déjà des trilogies qui se déroulent dans le futur des films que nous connaissons.
Problème de timing
Ce que toute la planète attend, c’est la suite des aventures de Luke, Han et Leia. Coup de bol, les acteurs sont toujours vivants. Par contre, ils ont un peu changé.
Vous voyez le problème ? Je vous passe Skywalker et la princesse Leia, notamment parce que j’ai la flemme de mettre les images. Et ça a l’air d’être le merdier pour aligner les images sous WordPress. Je ne sais pas comment ça rend en réalité.
Il y a trois solutions :
- Faire jouer leurs rôles par d’autres acteurs. Compliqué.
- Utiliser des images de synthèse. Beurk.
- Placer l’histoire à une date cohérente avec l’âge des acteurs.
Étudions cette dernière possibilité.
Luke Skylwalker et la princesse Leia sont nés en 19 BBY (Before Battle of Yavin, avant la Bataille de Yavin, qui a lieu à la fin de l’épisode IV). Ils ont donc 19 ans durant l’épisode IV. Mark Hamill avait 26 ans, Carrie Fisher en avait 21.
Han Solo est censé avoir 29 ans durant l’épisode IV, alors que Harrison Ford en avait 35.
L’épisode VI, sorti en 1983, se déroule 6 ans plus tard, la chronologie interne est donc raccord avec la chronologie interne.
Notre épisode VII sortira en 2015. Soit 32 ans plus tard, 32 ABY. Luke et Leia devront avoir 51 ans, alors que leurs acteurs en auront 58 et 53. Han devra avoir 61 alors que Ford en aura 67. Rien d’insurmontable avec un bon maquillage.
Sauf qu’à la date 32 ABY, on tombe en pleine période du Nouvel Ordre Jedi, où des créatures venues d’une autre galaxie, les Yuzhaan Vong, envahissent celle de nos héros. Cette période est tout sauf intéressante.
Conclusion
Y a plus qu’à espérer que Disney décide de choisir une autre période. Comme celle de la trilogie de Timothy Zahn, située seulement en 9 ABY. Soit 3 ans après l’épisode VI. Cher M. Disney, voici ma liste pour Noël : oubliez les vieux acteurs, de toute façon ils seront peut-être morts avant le tournage de l’épisode IX. Et trouvez des nouveaux qui tiendront la route.
Chers lecteurs, j’attends vos propositions en commentaire.
143 – Après le livre Indignés, le film (Rebelle)
Publié par unjouruneidee dans film, sociologie le 2012/09/01
Une fois de plus, Pixar a pondu une petite merveille. Le film Rebelle (Brave) raconte l’histoire d’une jeune fille de roi, dans un pays pseudo-irlandais. Cette jeune fille doit être mariée au meilleur de ses prétendants. Et bien sûr, c’est la dernière chose qu’elle souhaite.
J’ai vu la bande-annonce de Brave il y a plus d’un an.
Pixar a réussi le tour de force de produire une bande-annonce intéressante, sans céder à la mode de raconter toute l’histoire. Après l’avoir vu, je peux vous dire que l’histoire va de surprise en surprise. Et vous ne les verrez pas venir.
De plus, les valeurs promues par ce film sont à contre-courant de la majorité des dessins animés. Le féminisme tout d’abord, avec une héroïne qui décide de résister aux injonctions sociales, représentées assez justement par sa mère. Et la révolte ensuite, lorsque l’héroïne décide de prendre sa vie en main. Les conséquences sont… intéressantes. Ce qui justifie le titre de cet article : Rebelle incite à l’indignation, d’une manière encore plus abordable qu’un petit bouquin écrit par un résistant.
J’arrête là l’étude sociologique. Rebelle est un excellent film pour adultes, et vous avez même l’excuse d’y aller à cause de vos enfants. Que demander de plus ?
138 – Big Fish. Voulons-nous vraiment connaître toute la vérité sur nos parents ?
Publié par unjouruneidee dans éducation, film le 2012/08/07
En 2003, Tim Burton réalise Big Fish.
Dans ce film, un fils se plonge dans le passé de son père, Edward Bloom, vendeur itinérant de gadgets en tous genres. Père que l’on pourrait qualifier, sans exagérer, de gros mytho. Chaque évènement de son passé est l’occasion de raconter une histoire extraordinaire. A tel point que Will Bloom est persuadé de ne rien connaître du tout de son père.
Le film est une merveille de poésie. Mais il pose la question de ce que nous transmettons à nos enfants. Will Bloom a pour héritage une somme d’histoires merveilleuses, ce qu’il reproche à son père. Mais aurait-il préféré entendre la vérité ?
Les journées de porte à porte à se faire rembarrer ? Les restaurants et les hôtels miteux ? Les nuits passées dans la voiture pour économiser ? Les fins de mois à se demander comment la famille va manger ? La honte de passer ses journées à essayer de fourguer des gadgets pourris ?
Les tableaux de bord hebdomadaires, mensuels, trimestriels, quadrimestriels, semestriels, annuels ? Les chefs de secteurs agressifs et sans cœur ? Les réunions de service sans fin, peuplées d’incompétents et de lèches-bottes ?
Non, vraiment, voulons-nous vraiment tout dire à nos enfants de nos vies professionnelles ? Ou bien pouvons-nous tenter de les enchanter un peu, en améliorant le tableau ?
D’un côté, nous avons le pouvoir de leur donner espoir en l’avenir. De l’autre, on se rapproche dangereusement du mensonge organisé, qui les poussera pendant des années à se demander pourquoi ils se font autant chier alors que leurs parents s’amusaient autant…
Ah, choisir, choisir.
Et vous ? Vous raconterez quoi à vos enfants ?
127 – Oublions notre quotidien, et plongeons dans le Whedonverse. Aujourd’hui, Firefly.
Publié par unjouruneidee dans bd, film, jdr, Séries le 2012/07/16
Après son carton avec Buffy, Joss Whedon a eu envie de sortir du quotidien de l’adolescence. Il est revenu aux racines de l’histoire américaine, le western. Mais comme il ne peut rien faire comme tout le monde, il a envoyé les cowboys dans l’espace. Le résultat s’appelle Firefly. En 12 épisodes seulement, Whedon nous emmène dans le quotidien des vétérans d’une guerre d’indépendance perdue.
Malcolm Reynolds et Zoe Washburne dirigent un équipage de bras cassés, de gagne-petit et d’inadaptés sociaux qui tentent de survivre en transportant des marchandises plus ou moins légales de planète en planète. Et à nouveau, la magie des dialogues de Whedon opère : tous ses personnages sont intéressants, et l’humour n’est jamais loin. Même le plus psychopathe de la bande, Jayne Cobb, est attachant.
Et, ce qui ne gâche rien, l’équipage est quasiment paritaire, avec des personnages féminins avec leurs forces et leurs faiblesses, mais qui ne tombent jamais dans le cliché.
Malheureusement pour nous, cette série a été stoppée en plein vol après la première saison. Mais l’enthousiasme des fans a poussé Whedon a poursuivre l’histoire. D’abord sous forme de BD, avec de nombreux volumes depuis 2008.
C’est alors que la saison 2 de la série s’est transformée en film. Un film intitulé Serenity, qui poursuit et clôt les évènements de la première saison.
Et quand une série fonctionne, les produits dérivés suivent. Je n’en mentionnerai qu’un seul, le plus important.
Ben oui, le jeu de rôle. Les caleçons brodés à l’effigie de Malcolm Reynolds sont introuvables depuis longtemps.





